accueil du site > Discours / Archives > Audition par la Commission d’enquête du Sénat - Grippe A/H1N1 - Discours de (...)

Audition par la Commission d’enquête du Sénat - Grippe A/H1N1 - Discours de Roselyne BACHELOT-NARQUIN

23 mars 2010
partager
Imprimer Grossir la taille des caractères taille de caractères normals
  • twitter
  • Facebook
  • Google
  • Googlebuzz
  • Live
  • Del.icio.us
  • technorati
  • viadeo
  • Yahoo! Bookmarks
  • Myspace
fermer

Mardi 23 Mars 2010 à 17h00
(SÉNAT)
Salle Clémenceau
Sous réserve du prononcé

Monsieur le président, cher François Autain,
Mesdames, messieurs,

Expertise, indépendance, industrie et laboratoires pharmaceutiques, stocks de vaccins, coût, financement : tous ces aspects, vous avez commencé à les aborder, et vous continuerez à le faire dans les prochaines semaines.

Mais, aujourd’hui, c’est d’éthique, de justice et de responsabilité dont je veux vous parler.

En un mot, c’est l’idée que je me fais de mon rôle de ministre de la santéque, devant vous, je veux défendre.

Plus que les autres, les situations de tension questionnent nos valeurs et notre conception de l’existence.

En tant que responsable politique, je considère que la protection de tous et de chacun est un impératif absolu.

Cet impératif, il n’a pas surgi en avril 2009, lorsque l’alerte a été connue.

Il est le fruit de mon histoire et l’origine de mon engagement politique.

Tout au long de ma vie, dans chacun des nombreux combats que j’ai menés, j’ai défendu cet impératif avec détermination, avec conviction, avec passion.

Pour répondre à la menace sanitaire que nous avons traversée, j’ai fait des choixexigeants.

J’ai fait le choix de protéger d’abord la santé de mes concitoyens – hommes et femmes, enfants et adultes, malades et bien-portants – plutôt que celui d’envisager le seul angle du coût financier. Je l’assume.

Avec le Gouvernement, j’ai fait le choix de préparer la France à affronter une menace sanitaire grave plutôt que celui d’improviser. Là encore, je l’assume.

Car je crois que c’est précisément ce que mes concitoyens attendent de leur ministre de la santé : qu’avant tout, il protège leur santé.

Pour se faire, j’ai refusé les préjugés et les certitudes.

Je leur ai préféré la prudence, l’analyse et l’honnêteté, l’exigence et l’ouverture du champ des possibles, de tous les possibles.

*

Faut-il le rappeler ?

Un choix est un acte engage.

Pleinement consciente de cela, j’ai tenu, à chaque étape, à expliquer ce que je faisais, comment je le faisais et surtout pourquoi je le faisais.

Régulièrement, avec pédagogie et transparence, j’ai voulu rendre compte à nos concitoyens, dans le détail, de la politique de gestion du risque que je conduisais avec le Gouvernement.

L’exercice collectif qui s’ouvre aujourd’hui participe de cette même démarche.

D’une période de menace sanitaire grave comme celle que nous avons connue, il faut tirer tous les enseignements utiles.

Je sais que nous avons en partage ce souhait de toujours faire progresser la connaissance et la gestion publique du risque sanitaire.

Le temps n’est plus à l’urgence, mais au retour d’expérience.

Il n’est plus à la réactivité, mais à la sérénité et à la lucidité.

C’est pourquoi je veux désormais, sans complaisance, répondre à toutes les interrogations qui ont pu se faire jour.

Je veux mettre un terme à un certain nombre de fantasmes et de rumeurs qui ont pu s’exprimer.

Je veux, enfin, démasquer la désinformation ou l’irresponsabilité partout où elle a pu se manifester.

Les institutions de notre République nous permettent cela, et c’est ma fierté, en tant que ministre de la santé, de participer, comme je l’ai toujours fait, à l’intérêt général, en préparant efficacement l’avenir.

Je vous remercie.

Mots-clés

-
-
Service public Legifrance Gouvernement Igas

Ce site respecte les principes de la charte HONcode de HON Ce site respecte les principes de la charte HONcode.
Site certifié en partenariat avec la Haute Autorité de Santé (HAS).
Vérifiez ici.