> Biologie > Biologie médicale
| Actualité : Point au 12 août 2011 |
|---|
les dispositions législatives qui sont en vigueur pour la biologie médicale sont donc celles de l’ordonnance n°10-49 du 13 janvier 2010 dans son état initial Suite à une décision du 4 août, le Conseil constitutionnel a censuré 30 articles dont 4 partiellement et 26 en totalité de la proposition de loi Fourcade modifiant certaines dispositions de la loi HPST du 21 juillet 2009, adoptée le 13 juillet dernier par l’Assemblée nationale et le Sénat. Il s’agit d’une annulation qui porte sur la seule procédure législative et non sur le fond des articles. Parmi les articles censurés figurent les articles 43 et 47 à 53, articles qui contenaient les mesures relatives à la biologie médicale. A la suite de la censure du Conseil constitutionnel les dispositions législatives qui sont en vigueur pour la biologie médicale sont donc celles de l’ordonnance n°10-49 du 13 janvier 2010 dans son état initial. Par ailleurs, les dispositions législatives relatives aux sociétés de participation financière de professions libérales (SPFPL) et à la détention du capital, qui ne figuraient pas dans l’ordonnance et qui avaient été introduites dans la loi adoptée le 13 juillet dernier ont été aussi annulées. |
La réforme de la biologie médicale se met en place. Son objectif défini par la Ministre de la Santé et des Sports est « de permettre à chacun d’avoir accès à une biologie médicale de qualité prouvée, payée à son juste prix dans un cadre européen. » Cette réforme est issue de plusieurs constats :
Cette réforme comprend 2 mesures-phares. Les autres mesures sont des conséquences de
ces deux mesures :
La médicalisation : il s’agit de réaffirmer le rôle du biologiste médical au sein du
parcours de soins. Cette mesure doit conduire à une meilleure efficacité de la spécialité et
une meilleure efficience des dépenses.
La conséquence principale de cette reconnaissance de la médicalisation du métier de
biologiste médical est d’intégrer ce dernier dans un dialogue avec le clinicien sur les
éléments suivants : les examens à réaliser en fonction des éléments cliniques, avec la
possibilité d’ajout et de retrait par celui-ci et l’interprétation du résultat. Cette
reconnaissance se traduit par la création d’une responsabilité pour le biologiste médical qui
interprète à présent systématiquement l’ensemble des résultats des examens qu’il réalise.
L’accréditation : la réforme de la biologie médicale, correspond à une transformation
des exigences de qualité des examens qui doivent répondre à des exigences de preuve et de
traçabilité de leur réalisation. Ainsi est-on passé du Guide de Bonne Exécution des Analyses
de biologie médicale (GBEA) à l’accréditation.
L’accréditation est délivrée par un organisme national d’accréditation sur demande du
laboratoire de biologie médicale (LBM). Un règlement européen impose d’avoir au plus un
organisme d’accréditation par pays afin d’éviter une concurrence commerciale avec une
baisse des exigences de qualité. En France, cet organisme est le Comité français
d’accréditation (Cofrac). L’accréditation complète du LBM devra être réalisée au plus tard le
1er novembre 2016. La preuve d’entrée dans l’accréditation, selon des critères définis par
arrêté ministériel, devra être apportée au plus tard le 1er novembre 2013.
Cette accréditation porte non seulement sur la phase analytique mais également sur les
phases pré-analytique (prélèvement et transports jusqu’au lieu de l’analyse) et postanalytique.
Conséquence de ces deux mesures-phares : La réorganisation au sein des LBM et la
réorganisation territoriale des LBM entre eux :
La réforme comporte un ensemble de mesures législatives et réglementaires complété de
mesures tarifaires très différenciées qui ont pour objectif :
Ordonnance législative du 13 janvier publiée au Journal Officiel du 15 janvier (PDF - 433.6 ko)
Le rapport de l’IGAS de 2006 (PDF - 1.5 Mo)
La Lettre de mission de Michel Ballereau - janvier 2009 (PDF - 665.5 ko)
La lettre de mission de Michel Ballereau - janvier 2008 (PDF - 837.4 ko)
Rapport pour un projet de réforme de la biologie médicale présenté par Michel Ballereau, conseiller général des établissements de santé (PDF - 587.5 ko)
Rapport au Président de la République relatif à l’ordonnance n° 2010-49 du 13 janvier 2010 relative à la biologie médicale (PDF - 253.7 ko)
Ce site respecte les principes de la charte HONcode.
Site certifié en partenariat avec la Haute Autorité de Santé (HAS).
Vérifiez ici.