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Cette cartographie détaille les 5 processus suivants correspondant à différents types de produits :
Cette documentation résulte des réflexions menées dans les groupes de travail nationaux en 2010 et 2011. Il s’agit d’une première version susceptible d’évoluer en fonction des travaux menés dans les établissements et de la poursuite des réflexions, de l’évolution de la réglementation et de l’avancement du projet FIDES ou de la généralisation du PES V2 par exemple.
Votre attention est appelée sur le fait que cette cartographie type ne reflète pas nécessairement la situation de chaque établissement. Seuls l’analyse et le diagnostic des différents processus permettent de dégager les risques principaux de chaque établissement.
L’intérêt d’une telle cartographie n’est donc pas de maîtriser l’intégralité des risques présentés mais d’analyser l’organisation de l’établissement et de repérer, au regard de la pratique, les différentes procédures cartographiées, les points de contrôles décrits en commençant par les risques les plus élevés en terme d’impact financier.
Il importe de s’assurer que votre organisation permet de maîtriser ces points de contrôle.
Cette détection des risques majeurs permettra dans un second temps d’établir le plan d’action et les mesures de maîtrise des risques adaptées à chaque situation.
Le processus des produits de l’activité concentre les risques les plus importants à la fois du point de vue de l’enjeu financier et de la probabilité de survenance. La complexité de ce processus explique en grande partie le niveau de risque comptable et financier.
Les facteurs de complexité trouvent leur origine dans :
Cette complexité se retrouve dans le découpage du processus en plusieurs procédures et cas particuliers situés en amont de toute comptabilisation, eux-mêmes découpés en nombreuses tâches : cette cartographie du processus a permis l’identification d’un nombre important de risques et le repérage d’un nombre également important d’exemples de mesures de maîtrise des risques.
S’il peut être considéré que les principaux risques ont été détectés, les exemples de mesures de maîtrise des risques ne constituent pas une liste exhaustive ni définitive. Les médecins DIM, consultés dans le cadre de ces travaux, peuvent encore enrichir les propositions sur le traitement et le contrôle des données médicales et proposer des outils adaptés à leur mission. Dans le cadre du projet FIDES, d’autres dispositions pourront venir enrichir le dispositif de maîtrise des risques.
Il est apparu difficile d’évaluer de manière générale et théorique l’impact financier et la probabilité de survenance des risques à leur niveau le plus fin. Le traitement de chaque dossier individuel de patient et la constitution des fichiers de facturation repose sur l’enchaînement de multiples tâches, manuelles et informatisées, chacune comportant un risque potentiel. L’organisation spécifique de chaque établissement, l’existence de procédures et la rigueur de leur application (notamment identification du patient et de ses droits), la qualité du système d’information constituent les seuls critères d’appréciation des risques. En conséquence, les risques identifiés dans le processus des produits de l’activité sont en règle générale affectés d’un impact financier moyen ou fort, et d’une probabilité moyenne/forte.
En tout état de cause, il ne saurait être trop rappelé aux établissements que la qualité des procédures d’accueil médico-administratif, d’admission, de recueil de l’activité et de contrôle de la qualité des données recueillies conditionne la qualité de la facturation et celle des comptes, mais également le niveau de recettes de l’établissement et la maîtrise de ses coûts de gestion. Il leur est donc vivement conseillé d’effectuer un diagnostic très précis du processus de facturation des produits de l’activité : les outils et guides disponibles sur le site de l’ANAP (cf. à la fin de cette fiche) peuvent être utilement consultés.
Élaborée à partir du recueil de l’expérience des membres des groupes de travail (cf. fiche de présentation générale des cartographies), cette cartographie identifie près de 150 risques, principalement concentrés sur la partie amont des processus au sein de l’hôpital et met en exergue 7 procédures présentant des risques forts en termes d’impact financier fort et/ou de probabilité, principalement rattachées au processus des produits de l’activité. A dire d’experts, il s’agit des procédures les plus sensibles dans tous les établissements sans exception et qui méritent donc un diagnostic approfondi et un dispositif de maîtrise des risques particulièrement organisé et rigoureux. Elles sont répertoriées dans le tableau ci-après.
| Processus | Procédure | Acteurs | Risque | Impact financ. | Probab. |
| Produits de l’activité : hospitalisations et actes et consultations externes | Accueil médico-administratif du patient et admission du patient | ORD | Erreurs de facturation et /ou difficultés de recouvrement résultant d’une mauvaise qualité du recueil des différentes informations composant le dossier administratif du patient | fort | moyen |
| Recueil de l’activité : actes et consultations externes | ORD | Défaut d’exhaustivité et de qualité de la saisie des actes, perte d’exhaustivité de l’activité à facturer liée aux interfaces, erreurs liées à la gestion du référentiel | fort | moyen / fort | |
| Recueil de l’activité : séjours | ORD | Codage et contrôle de la qualité et de l’exhaustivité du codage, perte d’exhaustivité des séjours à facturer liée aux interfaces, mauvaise valorisation des séjours | fort | moyen / fort | |
| Facturation de la part AMO | ORD | Appariement des données | fort | moyen / faible | |
| Télétransmission B2 (AME, CMU-C, RI) | ORD | Erreur dans la constitution des flux au format B2, rejets | fort | fort | |
| Facturation des DMI et MO | ORD | Problèmes de facturation liés à la qualité et la cohérence des données | fort | moyen / faible | |
| Comptes de résultat annexes | Médico-Social, DNA et Ecoles | ORD CL | Difficulté de gestion, de comptabilisation et de recouvrement des produits spécifiques de ces activités (subventions d’exploitation, produits de l’hébergement, redevances diverses) | fort | moyen |
Les points de vigilance soulevés par les membres des groupes de travail sont rappelés ci-dessous, sans reprendre le détail des informations figurant dans la cartographie des risques.
Le développement de procédures et de contrôles informatisés ne dispense pas de la mise en place de mesures de maîtrise des risques « administratives ». Certaines opérations ou procédures méritent une attention particulière, notamment :
Par son action quotidienne, le DIM contribue au dispositif de maîtrise des risques comptables de l’établissement. Il entre ainsi dans ses compétences de vérifier la réalité des actes, l’exhaustivité des dossiers facturables, la complétude des dossiers, la qualité et la cohérence des données médicales recueillies, autant d’actions répondant aux critères de qualité comptable que sont la réalité, l’exhaustivité, l’exactitude.
Dans le cadre du projet de fiabilisation des comptes (et de certification des comptes pour certains établissements), l’action du DIM en matière de contrôle interne doit être décrite, renforcée si nécessaire notamment par l’appui du système d’information (cf. le point sur les systèmes d’information), parfaitement coordonnée avec l’ensemble des services concourant au processus de facturation.
Comme pour tous les acteurs de l’hôpital concernés par le contrôle interne comptable, trois aspects de son activité feront l’objet d’une attention particulière :
Il est important de formaliser les procédures qu’il met en œuvre et de favoriser le rapprochement fonctionnel desdites procédures avec les procédures administratives afin d’élever leur degré de cohérence et éviter les redondances.
De manière générale, le contrôle interne comptable repose aussi sur la qualité du système d’information, sa connaissance et sa bonne utilisation. Ce principe se vérifie pour ce cycle de gestion plus que pour tout autre : on constate un très fort impact des SIH qui devraient encore évoluer pour satisfaire aux exigences du contrôle interne comptable comme d’une facturation de qualité. Quelques exemples d’évolution sont cités ci-dessous :
o Ainsi, il serait nécessaire d’introduire des contrôles combinés sur les règles de facturation et les règles de PMSI, ou a minima de permettre des accès réciproques au logiciel d’admission et au logiciel de PMSI.
o Il serait aussi nécessaire de prévoir des blocs de contrôles embarqués à différentes étapes de la chaîne permettant d’alerter automatiquement sur des anomalies ou des incohérences. Par exemple : comparaison des données du logiciel d’activité avec celles du logiciel d’imagerie ; réservation de bloc opératoire non suivie d’un acte ; utilisation d’une étiquette de consultant pour un patient hospitalisé ; etc.
o De manière générale, les applications permettant de vérifier la cohérence de la facturation doivent être développées.
D’autres projets concourent au même objectif de qualité du processus des produits de l’activité :
Enfin, le programme Hôpital numérique (feuille de route des systèmes d’information hospitaliers pour 2012-2016) comprend un axe dédié à stimuler et structurer l’offre de solutions, dont l’une des actions sera à terme de mettre en place une démarche d’homologation des solutions. La présentation du programme Hôpital numérique et le guide des indicateurs du socle commun ou palier de maturité du SIH sont consultables sur internet (Cf. rubrique « A consulter »).
Les produits de l’activité doivent être rattachés au bon exercice de manière symétrique au rattachement des charges correspondantes à ce même exercice. En particulier la valorisation de la production de décembre doit être menée de manière rigoureuse et rapide afin de minimiser l’étendue et la portée des procédures de « rattrapage » telles que LAMDA.
Une méthode spécifique pour l’application du principe de rattachement au bon exercice, aux séjours en cours au 31 décembre sera ultérieurement définie.
Dès maintenant, il est souhaitable que chaque établissement tienne compte de cette contrainte et :
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