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Chikungunya à Mayotte

3 mars 2006
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Depuis le début de l’épidémie apparue début janvier à Mayotte, 2162 cas ont été officiellement déclarés. L’épidémie progresse à raison d’une centaine de nouveaux cas par jour.

Ce jeudi 2 mars 2006, Monsieur Xavier Bertrand, ministre de la Santé et des Solidarités a rencontré Monsieur Mansour Kamardine, député de Mayotte afin de faire le point sur l’épidémie de chikungugnya dans la collectivité départementale.

Le ministre de la Santé et des Solidarités lui a rappelé que le plan global de lutte contre l’épidémie s’applique de la même façon à Mayotte qu’à l’île de la Réunion et qu’il a été mis en œuvre simultanément.

A l’occasion de cette rencontre, comme le ministre l’avait indiqué lors de son déplacement sur l’île le 31 janvier 2006, et comme l’a rappelé le Premier Ministre lors de son déplacement à la Réunion les 26 et 27 février derniers, Xavier Bertrand a réaffirmé l’engagement total du Gouvernement dans la lutte contre l’épidémie.

A Mayotte, le plan de lutte s’articule autour des axes suivants :

La prévention

  • 190 personnes sont aujourd’hui engagées dans les opérations de démoustication de l’île. Ces moyens vont continuer à monter en puissance.
  • Le gouvernement organise une distribution gratuite de 100 000 doses de répulsifs à destination de toutes les populations fragiles, qu’il convient de protéger plus particulièrement : femmes enceintes, enfants, personnes âgées.

1000 moustiquaires ont été envoyées à Mayotte. Par ailleurs, des moustiquaires imprégnées sont distribuées à la sortie de la maternité.

  • Des spots télévisés et radiodiffusés sont diffusés chaque jour pour informer la population sur les moyens de se protéger et de supprimer les foyers de moustiques à domicile. Des affichettes sont également distribuées.
  • Par ailleurs, Xavier Bertrand a saisi ce jour l’Institut de veille sanitaire pour qu’il réalise une enquête de séro-prévalence, véritable « sondage sanguin » qui permettra d’identifier la proportion de la population qui a déjà été en contact avec le virus. Elle permettra de savoir précisément où nous nous situons dans l’épidémie.
  • La DDASS est renforcée de 5 ingénieurs et techniciens sanitaires.

La prise en charge sanitaire et sociale a été renforcée

  • 6 médecins et 6 infirmières sont venus de métropole pour renforcer les effectifs. Ils seront relayés régulièrement.
  • Les médicaments anti-douleur prescrits par le médecin seront pris en charge à 100% par la sécurité sociale.
  • Du matériel hospitalier supplémentaire a été envoyé à Mayotte : 2 respirateurs pédiatriques, 3 couveuses et 11 pousse seringue.
  • Le directeur de l’Agence Régionale de l’Hospitalisation a convoqué une réunion d’information de tous les professionnels de santé dès février.
  • Le laboratoire de Mayotte a été renforcé de matériel et d’un technicien pour conduire les analyses de sérologie et de biologie moléculaire sur place.
  • Une capacité supplémentaire de 20 lits est disponible en cas de nécessité.

Mobilisation de la recherche publique nationale

  • Le Gouvernement consacre 9 millions d’euros à la recherche sur le chikungunya. Cette recherche est coordonnée par une cellule créée le 20 février dernier, et présidée par le Professeur Antoine Flahaut.
  • Le ministre de la santé a par ailleurs réuni les laboratoires pharmaceutiques ; 170 molécules vont être testées dès la semaine prochaine en laboratoire pour évaluer leur éventuel effet sur le chikungunya.

A l’issue de l’entretien, le ministre de la Santé et des Solidarités a confirmé qu’il se rendra de nouveau à Mayotte en avril prochain.

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