> Cooperation hospitaliere internationale > La coopération hospitalière internationale
Forte de près de 1000 hôpitaux publics et de 1800 établissements privés, notre capacité d’offre de soins est héritière d’une tradition de coopération internationale particulièrement développée, assise sur la réputation de notre médecine, perçue comme la meilleure du monde en raison de son niveau d’excellence, de ses valeurs de service public de santé et d’un accès aux soins égalitaire pour l’ensemble de la population, grâce à un dispositif de Sécurité Sociale pour tous unique au monde.
Dans le concert de la mondialisation, la fourniture des soins aux populations constitue une priorité reconnue mais dont l’organisation et le coût doivent être maitrisés.
C’est aussi, pour notre pays, un enjeu d’influence politique et diplomatique.Les progrès médicaux, l’application des découvertes issues de la recherche et les techniques nouvelles d’imagerie, de biologie ou la robotisation ont profondément bouleversés le fonctionnement des établissements de soins.
Notre pacte sanitaire et social, qui malgré ses handicaps, financiers surtout, a engagé des réformes déterminantes demeure un modèle pour de nombreux pays, qui observent et parfois reproduisent son contenu et son évolution.
Les liens qu’entretiennent soignants et gestionnaires d’établissements avec leurs homologues étrangers, souvent formés en France, confèrent à nos coopérations une proximité inégalée.
C’est dans ce contexte que la direction générale de l’offre de soin (DGOS) a souhaité faire le point sur le financement des activités de coopération hospitalière au moment où se mettait en place la tarification à l’activité. Le rapport de Patrick Mordelet (décembre 2008) recense 700 actions de coopération internationale hospitalière réalisées par nos établissements.
Ces activités concernent principalement les programmes de formation dans les pays du Sud et l’accueil de stagiaires étrangers dans les services hospitaliers français, des opérations d’assistance technique et d’expertise dans des domaines aussi variés que les techniques de soins, la gestion de services cliniques et médico-techniques, le management et infrastructures, la maintenance et le génie biomédical. Il apparaît que, parmi ces activités ainsi recensées, la place des hôpitaux français en matière d’expertise hospitalière devrait être développée.
Cet appel à projet concerne les projets de coopération internationale d’établissements de santé français, de métropole et d’outremer, proposant d’associer des équipes médicales, administratives ou techniques à une ou des actions déterminées permettant le développement de l’établissement de santé étranger.
Les projets doivent prioritairement répondre à des besoins de coopération avec des établissements de santé, notamment de pays émergents, en dehors de la Chine, ce pays bénéficiant d’engagements et de financements spécifiques.
Les destinations sont choisies en conformité avec la stratégie du ministère des affaires étrangères et européennes et en cohérence avec les objectifs de l’appel à projet conduit par l’agence française pour le développement (AFD) en 2012.
Les projets concernent un ou plusieurs des thèmes suivants développés par la loi ‘‘Hôpital, patients, santé, territoires du 21 juillet 2009 et considérés comme prioritaires et structurants pour la coopération :
Compte tenu de ces thématiques, une finalité de coopération médicale ne justifie pas à elle seule le financement d’un projet mais peut y apparaître de façon subsidiaire.
Les établissements qui souhaitent déposer un dossier de coopération à finalité médicale peuvent se rapprocher du fonds des partenariats hospitaliers de l’AFD piloté par la fédération hospitalière de france (FHF) : http://fichiers.fhf.fr/documents/PRPH.zip
L’aide apportée consiste dans le financement des frais de missions des personnels hospitaliers (déplacements et séjours) par des crédits non reconductibles en 2012 (MIGAC NR). Le montant de ces frais est calculé selon les règles en vigueur pour les déplacements de personnels hospitaliers en France et à l’étranger.
La moyenne du montant des subventions se situera entre 10 000 et 25 000 € selon les projets.
Une grille d’évaluation devra être renseignée à l’issue du projet.
Les décisions seront communiquées au cours du mois de mars 2012 et prendront effet à l’occasion de la parution de la circulaire budgétaire ministérielle correspondante de l’année 2012.
Votre dossier doit être adressé avant le 15 février 2012 par courrier électronique et par voie postale à l’attention de :
Ministère du travail, de l’emploi et de la santé
Direction générale de l’offre de soins (DGOS)
à l’intention de Mr Stéphane Mantion, chef de projet outre mer et international
14 avenue Duquesne
75350 PARIS 07 SP
Courriel : DGOS-COOP [@] sante.gouv.fr
Sources :
Direction générale de l’offre de soins (DGOS)
14 avenue Duquesne 75350 Paris 07 SP
Mise en ligne : mars 2011
Actualisation : janvier 2012
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