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Comptes de la protection sociale en 2006 |
En 2006, les dépenses liées à la protection sociale se sont accrues de 3,5 % (hors transferts) en valeur et de 1,6 % en termes réels. Les prestations de protection sociale perçues par les ménages (95 % des dépenses) ont progressé de +3,3 % en euros courants, et de +1,4 % en termes réels. Elles représentent 29,4 % du PIB, contre 29,6 % en 2005 et 29,4 % en 2004. Ce niveau est supérieur à la moyenne européenne (26,2 % en 2004). Ces tendances confirment le ralentissement observé l’année précédente, essentiellement imputable à la diminution des dépenses d’indemnisation du chômage et à la décélération des dépenses du risque maladie.
Pour la seconde
année consécutive, la croissance des ressources (hors transferts)
de l’ensemble des régimes de protection sociale, +4,6 % en valeur,
a été en 2006 plus rapide que celle des dépenses, tout
en laissant subsister un besoin de financement. Le « taux de pression
sociale », plus d’un point supérieur à celui de l’année
précédente, s’est établi à 26,8 % du PIB,
dont 22,8 % de prélèvements obligatoires sociaux. Les cotisations
sociales, qui représentent les deux tiers des recettes (hors transferts),
se sont accrues à un rythme légèrement supérieur
à celui de la masse salariale (+4,2 % en valeur, contre +3,8 %). La nouvelle
réforme du mode de compensation des exonérations de charges patronales
intervenue en 2006 conduit à une forte augmentation du montant des impôts
et taxes affectés (+27,5 %) et à une baisse des contributions
publiques (-23,4 %.
Sommaire
Les Comptes de la protection sociale en 2006 : vue d'ensemble
Fiches thématiques
Note méthodologique
Annexes