Le revenu de solidarité
active (RSA), en vigueur depuis le 1er juin 2009 en France
métropolitaine, remplace le revenu minimum d’insertion
(RMI), l’allocation de parent isolé (API) et les dispositifs
associés d’intéressement à la reprise
d’activité. Le RSA apporte également un complément
de revenu à des travailleurs pauvres qui n’auraient
pas pu bénéficier de ces aides. Dans les départements
d’outre-mer, la mise en place du RSA est prévue ultérieurement
et le RMI et l’API restent en vigueur.
Le revenu minimum d’insertion
(RMI), créé en 1988, garantit des ressources minimales à toute personne
âgée d’au moins 25 ans ou assumant la charge d’au moins un enfant
né ou à naître.
L’allocation de solidarité
spécifique (ASS), instituée en 1984, est une allocation
chômage s’adressant aux chômeurs ayant épuisé leurs droits à l’assurance
chômage, et qui justifient d’au moins cinq années d’activité salariée
au cours des dix dernières années précédant la rupture de leur contrat
de travail.
L’allocation équivalent
retraite (AER), créée en 2002, est une allocation chômage
qui constitue un revenu de remplacement ou de complément au profit
des demandeurs d’emploi qui totalisent 160 trimestres de cotisations
à l’assurance vieillesse avant l’âge de 60 ans.
L’allocation d’insertion
(AI), créée en 1984, est une allocation chômage, d’une durée maximale
d’un an, réservée depuis 1992 aux personnes ayant demandé l’asile
en France, aux salariés expatriés non affiliés à l’assurance chômage
ou aux réfugiés, ainsi qu’aux anciens détenus libérés depuis moins
de 12 mois, aux victimes d’un accident du travail ou d’une maladie
professionnelle; l’allocation temporaire
d’attente (ATA), créée en 2005, remplace l’allocation d’insertion
(AI) pour les entrées à compter du 16 novembre 2006. Outre des conditions
rénovées de versement aux demandeurs d’asile, l’ATA est ouvert à
de nouvelles catégories de personnes : bénéficiaires de la protection
subsidiaire, bénéficiaires de la protection temporaire ou victimes
de la traite des êtres humains ou du proxénétisme. Excepté les réfugiés,
les anciens bénéficiaires de l’AI peuvent également bénéficier de
l’ATA.
L’allocation de parent isolé
(API)*, créée en 1976, s’adresse aux personnes assumant seules la
charge d’au moins un enfant né ou à naître. Si le plus jeune enfant
a plus de trois ans, l’allocation est versée pendant un an au maximum
(API dite « courte »), sinon elle est versée jusqu’à ses trois ans
(API dite « longue »).
L’allocation aux adultes
handicapés (AAH), instituée en 1975, s’adresse aux personnes
handicapées ne pouvant prétendre ni à un avantage vieillesse ni
à une rente d’accident du travail. Le titulaire doit justifier d’un
taux d’incapacité d’au moins 80%, ou d’au moins 50% si la CDAPH
(commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées)
reconnaît qu’il lui est impossible de travailler en raison de son
handicap.
L’allocation supplémentaire
d’invalidité (ASI), créée en 1957, s’adresse
aux titulaires d’une pension d’invalidité servie
par le régime de sécurité sociale au titre
d’une incapacité permanente et leur assure un niveau
de revenu égal au minimum vieillesse. Elle est versée
jusqu’à ce que l’allocataire atteigne l’âge
requis pour bénéficier de l’allocation de solidarité
aux personnes âgées (ASPA). Jusqu’au 1er janvier
2009, l’ASI assurait un niveau de revenu égal au minimum
vieillesse. Depuis le 1er avril 2009, la revalorisation du minimum
vieillesse est supérieure à celle de l’ASI.
L'allocation veuvage,
créée en 1980, s’adresse aux conjoints survivants d’assurés sociaux décédés. C’est une allocation temporaire versée pendant deux ans au maximum. Le titulaire doit être âgé de moins de 55 ans. De plus en plus de bénéficiaires de l’allocation veuvage cessent de la percevoir pour toucher une pension de réversion. En effet, au 1er juillet 2007, l’âge à partir duquel un assuré est en droit de percevoir une pension de réversion a été abaissé à 51 ans. Cet abaissement fait suite à celui mis en œuvre au 1er juillet 2005, portant l’âge moyen de la pension de réversion de 55 à 52 ans. Il était prévu auparavant que le dispositif de l’allocation veuvage s’éteigne à l’horizon 2011, avec la poursuite de l’abaissement progressif de l’âge permettant de bénéficier d’une pension de réversion (passage à 50 ans au 1er juillet 2009), puis la suppression de la condition d’âge (au 1er janvier 2011). Toutefois, le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2009 (Conseil des ministres du 13 octobre 2008) prévoit de rétablir une condition d’âge pour bénéficier de la pension de réversion, qui sera fixée par décret à 55 ans (pour les nouveaux entrants). Le dispositif d’allocation veuvage sera maintenu jusqu’en 2010. Les conditions ultérieures de prise en charge du veuvage précoce seront revues d’ici cette échéance dans le cadre d’une concertation associant l’ensemble des acteurs concernés.
Les allocations du minimum
vieillesse (ASV et ASPA) : l’allocation supplémentaire vieillesse
(ASV), créée en 1956, s’adresse aux personnes
âgées de plus de 65 ans (60 ans en cas d’inaptitude
au travail) et leur assure un niveau de revenu égal au minimum
vieillesse. Une nouvelle prestation, l’allocation
de solidarité aux personnes âgées (ASPA)
est entrée en vigueur le 13 janvier 2007. Cette allocation
unique se substitue, pour les nouveaux bénéficiaires,
aux prestations de premier étage du minimum (qui ne font
pas partie des minima sociaux) et à l’allocation supplémentaire
vieillesse.
Le revenu de solidarité
(RSO), créé en décembre 2001 et spécifique aux départements d’outre-mer
(DOM), est versé aux personnes d’au moins 50 ans, bénéficiaires
du RMI depuis au moins deux ans, qui s’engagent sur l’honneur à
quitter définitivement le marché du travail.