L’échantillon national inter-régimes
d’allocataires de minima sociaux (ENIAMS)
Le champ de l’ENIAMS couvre les quatre principaux
minima sociaux concernant les personnes d’âge actif : RMI, ASS,
API et AAH. Au total, 95 % des bénéficiaires de minima sociaux âgés
de 16 à 64 ans sont couverts. L’ENIAMS permet de relier entre elles
des données administratives provenant des différents organismes
gestionnaires de ces minima sociaux : la CNAF, l’Unedic, la CCMSA.
Pour le RMI et l’AAH, l’allocataire « administratif » et son conjoint
éventuel entrent tous les deux dans le champ de l’échantillon. Par
contre, l’ENIAMS ne prend pas en compte les enfants à charge de
plus de 16 ans présents dans le foyer.
Il s’agit d’un échantillon retenant les personnes nées entre le
1er et le 14 octobre et âgées de 16 à 64 ans au 31 décembre de chaque
année. Il permet de suivre sous forme de panel annuel l’évolution
de la situation des individus, non seulement dans les minima sociaux,
mais aussi par rapport au chômage (indemnisé ou non). Il permet
ainsi de suivre les personnes qui, sorties des minima sociaux, sont
inscrites à l’ANPE ou perçoivent une allocation-chômage. Par contre,
il ne fournit pas d’information sur les motifs de sortie des ex-allocataires
et notamment les reprises d’emploi.
La première vague de l’ENIAMS a été constituée en 2002 à partir
des bénéficiaires de minima sociaux inscrits au 31 décembre 2001.
En 2006, les trajectoires les plus longues, constituées à partir
des situations observées au 31 décembre de chaque année, portent
sur cinq ans.
L’ENIAMS a également vocation à servir de base de sondage pour des
enquêtes plus détaillées qui apportent des informations complémentaires
sur le logement, la santé ou l’insertion dans l’emploi des allocataires.
L’enquête auprès des bénéficiaires
de minima sociaux
L’ENIAMS au 31 décembre 2004 a ainsi servi de base
de sondage pour l’enquête menée par la DREES au 2e trimestre 2006
sur l’insertion sociale des allocataires de trois minima sociaux
(RMI, ASS, API). L’échantillon tiré aléatoirement pour l’enquête
se compose d’environ 6 800 bénéficiaires : 3 600 étaient inscrits
au RMI, 2 000 à l’API et 1 200 à l’ASS. Rassemblant à la fois allocataires
et conjoints d’allocataires pour le RMI, la population interrogée
n’est donc pas celle habituellement décrite dans les publications
CNAF ou les enquêtes s’intéressant aux seuls allocataires de minima
sociaux. Évidemment, pour les personnes seules, sans conjoint, les
données de l’enquête sont comparables aux données administratives.
L’échantillon a été tiré dans un « stock » de bénéficiaires à une
date donnée ; il surreprésente les personnes allocataires depuis
longtemps. De plus, les personnes interrogées au 2e trimestre 2006
et toujours allocataires des minima sociaux font partie de la cohorte
des allocataires au 31 décembre 2004, et de ce fait ne sont pas
représentatives de l’ensemble des allocataires au moment de l’enquête,
notamment de ceux entrés plus récemment dans les dispositifs.
L’enquête a été réalisée en face à face, par entretien d’une heure
environ. Cette enquête a été cofinancée par l’Observatoire national
de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES), la Caisse nationale
des allocations familiales (CNAF), la Direction de l’animation de
la recherche, des études et des statistiques (DARES).
Une enquête précédente avait déjà été menée au 2e trimestre 2003
auprès de bénéficiaires de minima sociaux inscrits au 31 décembre
2001. Une méthodologie identique et un questionnement très proche
ont été utilisés pour ces deux enquêtes, ce qui facilite la comparaison
des résultats issus de ces deux opérations. L’enquête actuelle reprend
tel quel une partie du questionnement et développe plus largement
la partie sur les trajectoires professionnelles des allocataires
et la thématique de l’accompagnement dans l’insertion dont ils peuvent
bénéficier.
Les enquêtes auprès des
conseils généraux sur les contrats d’insertion du RMI
Dans le cadre de la loi du 18 décembre 2003 sur
la décentralisation du RMI et la mise en place du RMA, la DREES
assure le suivi les contrats d’insertion signés au titre du RMI.
Ces données sont recueillies auprès des conseils généraux par le
biais d’une application extranet.
Pour ce faire, deux enquêtes ont été mises en place : une enquête
trimestrielle portant sur les nouveaux contrats d'insertion signés
au cours du trimestre (flux) et une enquête annuelle portant sur
les contrats d'insertion en cours de validité au 31 décembre de
l’année (stock). Toutes deux renseignent également sur la nature
des actions consacrées à l’insertion professionnelle ou à l’insertion
sociale inscrites dans les contrats et sur les caractéristiques
des signataires.
Le bilan annuel sur les contrats d’insertion RMI fait l’objet d’une
note adressée aux cabinets des ministres concernés et est restitué
aux conseils généraux par l’application extranet.