Epidémiologie de la FHSR en France

1er juillet 2010
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La fièvre hémorragique à syndrome rénal à hantavirus a été confirmée sérologiquement pour la première fois en France en 1982. Depuis cette date environ 800 cas ont été diagnostiqués. Ce nombre sous-estime probablement le nombre réel des infections car le diagnostic n’est pas systématiquement évoqué. Dans les Ardennes, une enquête auprès des personnels de l’Office National des Forêts, et une autre auprès des personnels relevant de la Mutualité Sociale Agricole ont montré chez ces personnels une séroprévalence respectivement de 14,5% et 1%.

La plupart des cas diagnostiqués sont survenus dans le quart Nord-Est du pays lors de bouffées épidémiques qui surviennent, en règle générale, tous les 3 ans.

Nombre de cas de FHSR diagnostiqués en France par sérologie IgM Nombre de cas de FHSR diagnostiqués en France par sérologie IgM.

Ces épidémies sont réparties dans quatre zones : le massif forestier des Ardennes, la Picardie, la Franche-Comté, la Lorraine avec en particulier les environs de Nancy.

Distribution des cas de FHSR diagnostiqués en France Distribution des cas de FHSR diagnostiqués en France.

Certains facteurs d’exposition sont associés significativement à la maladie.

Une étude cas-témoins, réalisée en 1996 a retrouvé les facteurs de risques suivant :

  • Les professions forestières, agricoles et du bâtiment.
  • L’association retrouvée entre maladie et localisation de la résidence à proximité d’une forêt, est en accord avec les connaissances de l’écologie du campagnol roussâtre qui vit sur un territoire limité et ne s’éloigne que peu ou pas de la forêt. Cette association (en l’absence d’autre exposition avérée) indique qu’une partie des cas peuvent se contaminer à l’intérieur ou aux alentours de leur maison. Cependant, la présence de rongeurs à la maison ne serait un facteur de risque que lorsque la résidence est située en proximité de la forêt.
  • Les expositions en forêt : le travail du bois en forêt représente un risque élevé. Le risque lors des expositions en forêt pendant les activités de loisirs semble limité à un contact direct avec le bois ou la terre.
  • La fréquentation de locaux fermés (granges, remises, caves…).
  • Les travaux de terrassement, bien que la nature précise de ces travaux n’ait pu être précisée par les études conduites en France.
    Le risque est associé à la durée totale d’exposition et plus encore à l’exécution d’activités qui créent de la poussière avec un risque 15 fois plus élevé.

Une étude descriptive de cas et de leurs expositions a été menée sur les cas survenus en 2003. Les principales expositions à risque retrouvées pour les 103 patients étaient la manipulation de bois stockés, le ramassage de bois en forêt, la mise en suspension de poussières lors de loisirs en forêt ou bordure de forêt, le jardinage, le terrassement, le nettoyage ou la rénovation de locaux fermés.

Pour disposer les données épidémiologiques récentes, accéder au site de l’Institut de veille sanitaire.

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