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Dans le monde :
On estime à 130 millions le nombre de femmes mutilées sexuellement dans le monde et chaque année, 3 millions de fillettes en sont victimes.
Les mutilations sexuelles féminines toucheraient environ 130 millions de femmes et seraient présentes en Afrique, en Asie, et au Moyen Orient : ceci représente une mutilation toutes les quatre minutes.
3 millions de petites filles sont mutilées ou menacées de l’être chaque année (UNICEF 2006).
Tous les Etats d’Europe occidentale sont concernés par ces pratiques du fait de l’accueil de populations africaines, notamment dans un contexte de « regroupement familial ». Mais elles sont également présentes aux Etats Unis, au Canada et en Australie.
Les MSF sont présentes sur plusieurs continents :
Il s’agit d’une tradition très ancienne et les communautés qui pratiquent les MSF invoquent un ensemble de raisons socioculturelles pour en justifier la poursuite. Elles sont pratiquées essentiellement en Afrique (dans 28 pays), mais également dans certaines parties de l’Asie et du Moyen Orient. Selon les pays, elle est réalisée soit entre la naissance et 10 ans, soit à la puberté ou juste avant un mariage.
Différentes conventions internationales ont été ratifiées par de nombreux pays africains, comme la convention internationale sur les droits de l’enfant ou la chartre africaine des droits de l’homme et des peuples. La pratique des MSF recule dans la plupart des pays africains même si le changement s’avère plus lent dans certains d’entre eux.
En France
En France, l’INED estime qu’entre 42000 et 61 0000 femmes adultes seraient excisées. Les professionnels de santé, en particulier ceux qui exercent dans des communes accueillant des populations migrantes, sont susceptibles d’être confrontés à ce problème (Les mutilations sexuelles féminines : le point sur la situation en Afrique et en France Population et sociétés, n° 438, octobre 2007
Une enquête en cours permettra de mieux connaître les conséquences de ces mutilations afin d’améliorer la prise en charge sanitaire de ces pratiques (enquête ExH : ANR, INED, DGS).
Les personnes appartenant aux sociétés pratiquant les mutilations sexuelles féminines et vivant en France viennent essentiellement du Sénégal, du Mali, de Côte d’Ivoire et de Mauritanie sont les plus nombreuses.
Mais il y a aussi des représentants du Bénin, de Centrafrique, d’Egypte, d’Ethiopie, de Gambie, du Ghana, de Guinée, du Kenya, du Libéria, du Nigeria, d’Ouganda, de Sierra Leone, de Somalie, du Soudan, de Tanzanie, du Tchad, du Togo.
Les femmes résidant en France et concernées par ces violences sont présentes essentiellement dans les régions ou départements suivants : Ile-de-France, PACA, Rhône-Alpes, Haute-Normandie, et Nord.
En France, il n’existe probablement plus de pratique d’excision depuis la condamnation d’exciseuses [1]. La condamnation par la justice française, au tribunal correctionnel d’abord puis à partir de 1993 en cour d’assises, des « exciseuses traditionnelles » puis des parents a eu pour conséquence de faire disparaître ces pratiques sur le territoire. Cependant, ces pratiques sont exécutées lors de vacances passées dans le pays d’origine.
L’OMS définit les mutilations sexuelles féminines comme « toutes interventions faites sur les organes génitaux externes des femmes sans motif médical » et distingue les quatre types de mutilations suivants :
Conséquences :
Les conséquences sont plus ou moins importantes selon le type d’acte pratiqué.
Les mutilations sexuelles féminines ont des conséquences immédiates et à long terme sur la santé des femmes. Ces conséquences varient selon le type et la gravité de la mutilation pratiquée mais elles sont graves, nombreuses et parfois mortelles :
Les enfants sont plus exposés au risque de mortalité néonatale.
Les résultats d’une nouvelle étude, menée sous l’égide de l’OMS(1), ont été rendus publics en juin 2006. L’étude a été menée entre novembre 2001 et mars 2003 et a porté sur 28 393 femmes. Ils indiquent que les femmes ayant subi une MSF ont sensiblement plus de risques d’éprouver des difficultés lors de l’accouchement et que leurs enfants sont davantage exposés au risque de mortalité néonatale.
Une MSF de type III (infibulation) fait courir un risque plus élevé pour la femme d’avoir une césarienne (+ 30%), une épisiotomie (88% chez les primipares) ou une hémorragie de la délivrance (+ 70%).
Mais ces résultats ont également montré que la MSF fait courir un risque important aux nouveaux nés. Des gestes de réanimation sont beaucoup plus fréquents chez une femme ayant une MSF de types II et III, et la surmortalité est plus élevée (15% pour le type I, 32% pour le type II et 55% pour le type III). Dans le contexte africain, 10 à 20 nouveaux nés (sur mille) décèdent de ces pratiques.
Consulter :
Mutilations génitales féminines et devenir obstétrical : étude prospective concertée dans six pays africains* par le Groupe d’étude OMS sur les mutilations génitales féminines et le devenir obstétrical sur le site
« Du point de vue des droits de l’homme, les MSF sont le reflet d’une inégalité entre les sexes profondément enracinée, et constituent une forme extrême de discrimination à l’encontre des femmes. Les MSF sont presque toujours pratiquées sur des mineures et constituent par conséquent une violation des droits de l’enfant. Cette pratique viole également les droits à la santé, à la sécurité et à l’intégrité physique de la personne, le droit à être protégé contre la torture et les traitements cruels, inhumains ou dégradants et le droit à la vie lorsque l’intervention entraîne la mort ». (Eliminer les MSF- Déclaration inter institutions OMS 2008).
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