Cette étude avait pour objectifs :
- de décrire et de comparer la morbi-mortalité, les parcours de soins et les consommations médicales dans 3 régions ayant un taux de mortalité élevé (Pas de Calais), un taux de mortalité moyen (Pays de Loire) et un taux de mortalité bas (Aquitaine) par BPCO,
- de mesurer le retentissement sur la qualité de la vie,
- d’identifier les facteurs de risques pouvant expliquer les différences de mortalité.
L’étude a été menée en concertation avec la Fédération Française de Pneumologie (FFP), la Société de Pneumologie de Langue Française (SPLF) et les associations de patients.
Elle a été réalisée par les bureaux d’études « Les Asclépiades » et « Cegedim Strategic Data/THALES ».
Les principaux résultats sont les suivants :
- est celle qui a le plus fort taux de recours aux soins hospitaliers (+ 200% par rapport aux autres régions) avec des malades manifestement plus gravement atteints et pris en charge plus tardivement dans le système de soins,
- cette région, comparativement aux autres, cumule un ensemble des facteurs de risque : exposition plus importante au tabac et aux risques professionnels, environnement plus défavorable (qualité de l’air), niveau de vie inférieure,
- il existe un important sous diagnostic de la maladie parmi les personnes suivies par les médecins généralistes (1/2 cas), en l’absence d’exploration fonctionnelle respiratoire,
- dans les 3 régions, l’étude auprès des médecins généralistes montre que les recommandations de prise en charge de la BPCO publiées par la SFLF ne sont pas toujours appliquées de façon adaptée, notamment, en ce qui concerne le suivi par la mesure du souffle, les thérapeutiques médicamenteuses,
- pour l’ensemble des régions, le score de la qualité de vie des malades est dégradé pour plus de la moitié des personnes (gêne à la mobilité et dans les activités courantes, syndromes dépressif ou anxieux plus fréquents).
Les résultats de cette étude montrent qu’il existe une disparité régionale importante en ce qui concerne la morbi-mortalité par BPCO.
Cette étude souligne l’importance de :
- renforcer les actions de prévention visant à réduire les facteurs de risque,
- développer le dépistage de la BPCO
- améliorer le diagnostic précoce et la qualité de la prise en charge.