Comité de patients

Institut Gustave Roussy (94)

Bernard Vallat, actuellement en traitement à l’IGR, a intégré le comité de patients en mai dernier. L’occasion de l’interroger sur la façon dont il perçoit le rôle de ce comité.

Qu’est-ce qui a motivé votre décision de participer au comité ?
Je m’étais plaint auprès de la direction d’attendre trop longtemps entre mon arrivée à l’hôpital de jour et le début de la chimio. Josseline Lorillon, de la Direction Qualité, est alors venue me voir dans ma chambre et m’a proposé d’aider l’hôpital et les équipes à trouver une solution en intégrant le comité de patients, dont elle m’a expliqué  le rôle. J’ai accepté, car je sais que les médecins et les infirmières donnent beaucoup d’eux-mêmes dans un contexte difficile, et il me semblait naturel de donner moi aussi un peu de mon temps pour réfléchir avec eux sur la meilleure façon d’accueillir les patients. Je comprends mieux maintenant les difficultés de liaison avec la pharmacie…

Comment percevez-vous l’action du comité ?
Nous sommes quelques bénévoles, très impliqués, qui travaillons dans une excellente ambiance, patients mais aussi proches de patients disparus – ce qui montre que, au-delà du décès, la qualité des soins de l’IGR est reconnue. Nous nous réunissons tous les trois mois environ et invitons des personnes es qualité de l’IGR selon les sujets que nous abordons. Nos discussions donnent lieu à des avis ou propositions qui sont transmis à la direction, via Josseline Lorillon, toujours présente. Ce fut le cas, par exemple lorsque nous avons demandé que des affichettes et macarons soient posés dans l’hôpital pour interdire l’utilisation des portables. Nous pouvons aussi être saisis pour donner des avis sur certaines rédactions de protocoles ou certaines questions comme : Peut-on faire appel aux dons dans les chambres ? Notre avis négatif a été pris en compte. Nous représentons aussi le comité dans les CLUD, CLIN, CLAN, CRUQPC… Nous essayons de fonctionner en binôme pour pouvoir toujours assurer une présence dans ces instances. Actuellement, nous sommes pris par la rédaction du bilan d’activité du comité depuis sa création en 2004.

Dans quel esprit fonctionne le comité ?
Tous ces sujets semblent parfois anodins mais sont très importants pour que les patients se sentent le mieux possible à l’hôpital et pour qu’ils puissent communiquer avec les médecins et les soignants. C’est pourquoi nous les abordons en « médiateurs », non pour critiquer, mais au contraire pour essayer de faire évoluer les choses dans un esprit constructif. C’est ce message que j’ai envie de faire passer auprès des soignants, pour qu’ils le fassent eux-mêmes passer auprès des patients : le comité est présent pour aider patients et soignants à mieux se comprendre.