Fièvres hémorragiques virales

31 août 2009
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Depuis cette page, vous accédez à des informations concernant l’entérotoxine B staphylococcique comme arme biologique.

Le terme de fièvres hémorragiques regroupe un ensemble de maladies humaines dues à des virus non apparentés. Bien que leur probabilité d’utilisation comme arme biologique soit discutée, leur éventuelle dissémination par aérosol fait retenir les virus à fort pouvoir pathogène et très transmissibles d’homme à homme comme arme possible, car la mortalité en cas d’épidémie peut atteindre 80%.

Agent pathogène
Ce sont des virus à ARN. Trois familles de virus responsables de fièvres hémorragiques semblent particulièrement susceptibles d’être utilisés comme arme biologique : les hantavirus de la famille des Bunyavirus, les arenavirus (fièvre de Lassa, fièvres hémorragiques d’Argentine et de Bolivie,…), et les filovirus (Ebola, Marburg).

Description de la maladie
Outre une fièvre constante, ces maladies sont caractérisées par la survenue, inconstante, de manifestations hémorragiques cutanéo-muqueuses et viscérales. La période d’incubation est de 3 à 21 jours. Puis survient un syndrome grippal (douleurs musculaires, articulaires ou abdominales, nausées).
La période fébrile est suivie soit d’un rétablissement spontané, soit d’une dégradation rapide de l’état général pendant laquelle les saignements peuvent se produire. Les hémorragies superficielles se manifestent par des signes cutanés : pétéchies (petits vaisseaux qui éclatent sous la peau), ecchymoses, purpura (taches cutanées rouge foncé). Une conjonctivite, un rash ou des hémorragies survenant vers le 5ème jour de la maladie fièvre hémorragique sont autant de signes d’orientation.
Des complications cardiovasculaires, digestives, neurologiques ou rénales peuvent survenir. Dans les cas les plus graves, la mort survient par hémorragies, déshydratation ou défaillance multiviscérale.

Examens complémentaires
Le diagnostic étiologique est biologique. Pour les virus Ebola et Lassa, il repose sur l’isolement du virus dans le sang ou la mise en évidence d’Ig M spécifiques dans le sérum.
Les prélèvements biologiques doivent être effectués rapidement et adressés aux Centres nationaux de référence de l’Institut Pasteur de Paris dans des conditions strictes de sécurité.

Modes de contamination
La contamination humaine se fait, selon les virus, par inhalation d’aérosols infectés à partir des excréments de petits rongeurs ou par contact avec des singes infectés. A partir des cas primaires, tous ces virus peuvent être transmis au sujet sain par le sang et les liquides biologiques.
Dans un contexte de bioterrorisme, certains des virus pourraient être transmis par voie respiratoire via l’inhalation d’aérosols contaminés. La transmission inter-humaine est possible pour certains de ces virus avec un potentiel épidémique variable selon le virus, faible à élevé.

Mesures de santé publique

  • Observance stricte des bonnes pratiques d’hygiène
  • Protection des personnels (gants, masques, lunettes, bottes, blouses, à usage unique).
  • Désinfection à l’eau de javel ou au glutaraldéhyde dilué puis incinération du matériel jetable.
  • Information des laboratoires recevant les prélèvements.
  • Précautions strictes en cas d’autopsie.

Dès la confirmation du diagnostic virologique, il importe d’identifier et de surveiller les sujets contacts (qui sont classés selon le niveau de risque).
Des vaccins sont disponibles pour la fièvre jaune, les virus Junin, Omsk et de la fièvre de la Vallée du Rift.

Prise en charge des personnes exposées
L’hospitalisation avec mesures d’isolement immédiat et strict, y compris pendant le transport, s’impose dès la suspicion clinique. Parallèlement au traitement symptomatique, le traitement étiologique diffère suivant le virus en cause : les arenavirus et les hantavirus sont sensibles à la ribavirine.

Pour en savoir plus :
Site de l’Institut Pasteur
Vous pouvez aussi consulter le guide d’investigation épidémiologique sur le site de l’Institut de veille sanitaire

Source :
Direction générale de la santé, Institut Pasteur et Institut de veille sanitaire
Rédaction : Avril 2005
Actualisation : Octobre 2010

Mots-clés

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