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Historique des soins palliatifs dans nos sociétés occidentales

23 avril 2003
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  • XIXème siècle : Jeanne Garnier fonde à Lyon, en 1842, "Les Œuvres des Dames du Calvaire " pour accueillir les malades dits incurables dans des " hospices " dédiés aux mourants. Parallèlement, les " Oblates de l’Eucharistie " créent des maisons médicales accueillant des malades souffrant d’un cancer évolué. En 1879, les sœurs irlandaises de la Charité ouvrent à Dublin l’hospice Notre Dame. En 1905, le même ordre religieux ouvre à Londres l’hospice Saint Joseph.
  • 1967 : Cicely Saunders ouvre à Londres l’hospice St Christopher, qui reste aujourd’hui le lieu de référence dans le domaine. Dans ce petit hôpital qui accueille des cancéreux en phase terminale, elle met au point des protocoles antalgiques, étudie et fait connaître le maniement des morphiniques par voie orale. Elle identifie puis développe les concepts de souffrance totale et d’équipe interdisciplinaire dans laquelle les professionnels de la santé, les bénévoles, les agents du culte collaborent auprès du patient et de ses proches. Elle développe le soutien psychologique non seulement des malades, mais aussi des soignants confrontés quotidiennement à des situations dramatiques.

Pour Cicely Saunders, la médecine palliative n’est pas une médecine minimale faite de bonne volonté et d’abstention, mais une médecine réalisée par des professionnels compétents :" à ce stade de la maladie, une analyse des antécédents médicaux, une définition précise des symptômes actuels, un examen complet et bien mené, des examens complémentaires appropriés restent indispensables. Il ne s’agit plus comme avant de diagnostiquer la nature de la maladie, mais plutôt de trouver l’origine des symptômes d’un mal désormais incurable… La souffrance terminale doit être abordée comme une maladie en soi, susceptible de répondre à un traitement rationnel."

  • 1974 : grâce à l’enseignement qu’il a reçu au St Christopher, le Professeur B. Mount crée à Montréal en 1974 la première unité de soins palliatifs en milieu hospitalo-universitaire, au " Royal Victoria Hospital ". Il choisit l’appellation " soins palliatifs " car le terme " hospice " présente au Canada une connotation péjorative. Depuis, de nombreux soignants français sont allés se former au Canada.
  • A partir des années 80 en France, se développe un mouvement associatif très actif en faveur des soins palliatifs (JALMALV, ASP) ; des initiatives hospitalières ponctuelles apparaissent ; parallèlement quelques médecins généralistes osent prescrire de la morphine.
  • 1984 : le Père P. Verspieren, dans un article de la revue "Etudes", dénonce les pratiques d’euthanasie dans les hôpitaux et propose de " vivre au jour le jour avec celui qui meurt " ; le Comité Consultatif National d’ Ethique Médicale est créé.
  • 1985 : le ministre de la Santé Edmond Hervé confie à Geneviève Laroque la direction d’un groupe pluridisciplinaire d’experts dont la mission est l’étude de la fin de vie, et la proposition de mesures concrètes.
  • 26 août 1986 : la "circulaire relative à l’organisation des soins et à l’accompagnement des malades en phase terminale", appelée "Circulaire Laroque" est publiée. Ce travail demeure aujourd’hui un texte de référence. Il a officialisé et promu considérablement le concept des soins palliatifs en France.
  • 1987 : le Docteur Abiven ouvre avec l’aide de l’ASP la première unité française à l’hôpital de la Cité Universitaire à Paris. D’autres créations vont suivre rapidement sur des modalités différentes : équipes mobiles, centres de consultation avec lits de jour, unités d’hospitalisation.
  • 1993 : le rapport du Docteur Delbecque sur l’état de développement des soins palliatifs, commandé par Claude Evin, est remis à Bernard Kouchner.
  • 1999 : Lucien Neuwirth rédige le rapport de la Commission des affaires sociales du Sénat sur les soins palliatifs. Le Conseil économique et social vote à l’unanimité le rapport sur l’accompagnement des personnes en fin de vie présenté par Donat Décisier.
  • 1999 : Bernard Kouchner, secrétaire d’Etat à la santé, lance le premier plan triennal de développement des soins palliatifs.
  • Le 9 juin 1999, la loi n° 99-477 visant à garantir le droit à l’accès aux soins palliatifs est votée à l’unanimité par les deux assemblées parlementaires.
<p>Madame Marisol Touraine</p>

Marisol Touraine - Ministre des Affaires sociales et de la Santé

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