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Pour faire face aux difficultés liées
aux évolutions démographiques prévisibles des
professions médicales -- médecins, odontologistes,
sage-femmes -- et des pharmaciens, Luc Ferry, Ministre de la jeunesse,
de l’éducation nationale et de la recherche et Jean-François
Mattei, Ministre de la santé, de la famille et des personnes
handicapées ont conjointement décidé d’augmenter
les numerus clausus.
Pour répondre aux problèmes posés
, Jean-François Mattei a engagé une nouvelle politique
résolue d’organisation de l’offre de soins qui se décline
selon trois axes principaux :
1- Une meilleure connaissance de l’implantation
géographique et de l’activité des professionnels.
C’est la tâche dévolue à l’Observatoire national,
installé par le Ministre de la santé en juillet
dernier, et dont les 26 comités régionaux, proches
de la réalité de terrain, sont d’ores et déjà
fonctionnels.
2- Une augmentation raisonnée des effectifs
d’étudiants s’engageant en formation initiale. C’est ainsi
que pour 2004 les numerus clausus ont été majorés
par rapport à 2003 :
- 5600 en médecine soit 500 de plus, dont 50 pour les passerelles
permettant à des étudiants diplômés
d’autres secteurs d’accéder aux études médicales,
- 2600 en pharmacie, soit 150 de plus,
- 930 en odontologie, soit 80 de plus,
- 975 pour les sage-femmes, soit 35 de plus.
3- Un ensemble de mesures permettant d’orienter
l’installation ou le maintien
des professionnels dans des zones où les conditions d’exercice
s’avèrent difficiles :
- Le projet de loi en faveur du développement des territoires
ruraux prévoit la possibilité d’aide des collectivités
territoriales aux professionnels de santé dans les zones
menacées.
- Le dispositif est complété par des dispositions
conventionnelles , notamment les contrats de pratique professionnelle
applicables en cas de conditions d’exercice difficiles ;
- Enfin, ont été prévues au CIADT de septembre
une exonération de la taxe professionnelle pour les professionnels
de santé qui s’installent dans les zones de revitalisation
rurale, sur délibération des collectivités
locales, ainsi qu’une aide financière de l’Etat à
l’installation et au regroupement des médecins en zone
sous-médicalisée.
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