| Consulter
le rapport de la
Commission des comptes de la Sécurité sociale
Le rapport de la Commission des comptes de la sécurité
sociale a été présenté ce matin. Xavier
BERTRAND, ministre de la Santé et des Solidarités,
et Philippe BAS, ministre délégué à
la Sécurité sociale, aux Personnes âgées,
aux Personnes handicapées et à la Famille, ont expliqué
les tendances observées et réaffirmé leur détermination
à poursuivre la réduction des déficits de la
sécurité sociale. C’est ainsi que sera respecté
l’objectif fondamental de préservation de la qualité
des prestations de la sécurité sociale.
Le rapport présenté ce jour fait apparaître
une amélioration des résultats définitifs du
régime général pour 2004, par rapport aux prévisions
initiales de la Commission des comptes de septembre 2004.
Le déficit du régime général,
pour l’ensemble des risques, a été de 11,9 Mds€,
contre 14 Mds€. Parmi les différentes branches, la maladie
apporte la contribution la plus importante à l’amélioration
de la situation financière : son solde négatif se
réduit à 11,6 Md€, contre 13,2 Md€ initialement
prévus.
En 2005, l’amélioration de la situation
financière de la sécurité sociale pâtit
du ralentissement de la croissance de la masse salariale, qui se
traduit par une moindre progression des recettes de 0,9 Md€.
2005 marque néanmoins une rupture de tendance
avec les années précédentes, puisque le déficit
du régime général cesse de se creuser pour
se stabiliser à 11,6 Md€.
La branche maladie
poursuit le redressement amorcé en 2004. Son déficit
pour 2005 devrait être nettement réduit, à hauteur
de 8,3 Md€.
Ce redressement est notamment dû à
une maîtrise des dépenses qui se confirme depuis la
fin 2004. Les cinq premiers mois de l’année 2005 confirment
cette inflexion dans l’évolution des dépenses
d’assurance maladie : par rapport à la même période
en 2004, la progression de l’ONDAM est ainsi limitée
à 3,4 %.
En particulier, la croissance des soins de ville
reste modérée, à +2,1 %, avec une faible progression
des honoraires (+ 0,5 %). Le mouvement de baisse des indemnités
journalières se confirme (-3,5 %), ainsi qu’une croissance
relativement contenue des prescriptions (+ 3,2 %).
Cette amélioration reflète les premiers effets positifs
de la réforme de l’assurance maladie.
Ce constat ne doit cependant pas inciter à
relâcher l’effort, mais au contraire à maintenir
fermement l’engagement de tous dans la poursuite de l’objectif
de retour à l’équilibre, qui ne pourra être
durablement atteint que si les comportements se modifient en profondeur.
La branche famille,
après avoir enregistré en 2004 un déficit de
400 M€, voit celui-ci atteindre 1,1 Md€ en 2005. Trois
catégories de prestations s’avèrent beaucoup
plus dynamiques que prévu : les aides au logement, les prestations
d’action sociale et surtout la prestation d’accueil
du jeune enfant (PAJE). Pour cette dernière, l’augmentation
des dépenses reflète le vrai succès de cette
nouvelle mesure. Elle correspond à une véritable attente
de nos concitoyens.
Concernant l’assurance
vieillesse, le déficit de la CNAV en 2005 atteindrait
1,7M€. Ce montant est revu de 300 M€ à la hausse
par la Commission des comptes, en raison notamment de la montée
en charge de la mesure permettant les départs anticipés
à la retraite. Au total plus de 126 000 affiliés du
régime général en ont bénéficié
en 2004. En 2005, 105 000 nouveaux retraités devraient bénéficier
de cette mesure, pour un coût évalué à
1,4 Md€. Il s’agit là d’une mesure de justice
sociale qui vient contrebalancer les efforts demandés à
nos concitoyens dans la cadre de la réforme des retraites.
Enfin, le déficit de la branche
des accidents du travail et des maladies professionnelles
se réduit et devrait atteindre 468 M€ en 2005, contre
704 M€ prévus en septembre 2004. La situation financière
de cette branche reste cependant un sujet de préoccupation.
La loi portant réforme de l’Assurance maladie invite
les employeurs et les organisations syndicales à soumettre
au Gouvernement et au Parlement des propositions pour le mois d’août.
Dans le respect de ses engagements, le Gouvernement
reste plus que jamais mobilisé pour assurer le retour à
l’équilibre des comptes sociaux. |