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RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

Cabinet de Xavier Bertrand
Ministre de la santé et des solidarités


 

Paris, le 19 octobre 2006

 

 

Publication des arrêtés extension de la prise en charge
des traitements de l’ostéoporose

 

L’extension de la prise en charge des médicaments pour l’ostéoporose s’inscrit, avec le remboursement de l’ostéodensitométrie, dans le cadre de la politique de prévention dont Xavier Bertrand, Ministre de la Santé et des Solidarités, a fait l’une des ses priorités.

L’ostéoporose, affection osseuse caractérisée par une diminution de la densité minérale, touche principalement les femmes âgées de plus de 50 ans. Elle est à l’origine de 130 000 fractures par an, dont 50 000 fractures du fémur.

Depuis le 1er juillet 2006, l’ostéodensitométrie, permettant le diagnostic de l’affection avant le stade de fracture, est remboursée à 70% chez les patients présentant des facteurs de risques (prise de corticoïdes de façon prolongée, ménopause précoce, etc.) ou une forte présomption d'ostéoporose (fracture sans traumatisme majeur par exemple).

Jusqu’à présent, seul le traitement de l’ostéoporose des femmes post-ménopausiques ayant déjà fait une fracture est pris en charge par l’assurance maladie. La Haute Autorité de Santé a publié début septembre une synthèse sur les différents aspects de la prise en charge de l’ostéoporose. Elle a notamment revu l’ensemble des traitements de l’ostéoporose et rendu un avis favorable à l’extension de leur remboursement dans la prévention des fractures.

Le ministre de la santé a décidé de suivre la recommandation de la HAS et d’étendre la prise en charge des traitements de l'ostéoporose. Les modifications des conditions d’inscription correspondantes, publiées au JO le 11 octobre sont les suivantes :

Traitement de l’ostéoporose chez les femmes ménopausées en l’absence de fracture, afin de réduire le risque de fractures vertébrales (et de hanche pour certaines spécialités) :

  • chez les femmes ayant une diminution très importante de la densité osseuse (T score <3)
  • ou ayant une diminution importante (T score = -2,5) associée à au moins l’un des autres facteurs de risque de fracture suivants :
    • âge supérieur à 60 ans,
    • prise ancienne ou actuelle de corticoïdes,
    • maigreur (indice de masse corporelle < 19 kg/m2),
    • antécédent de fracture du col du fémur chez un parent du premier degré (mère),
    • ménopause précoce (avant l’âge de 40 ans).


 
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