| Mesdames,
Messieurs,
Chers amis,
La santé est une des premières préoccupations
des Françaises et des Français et pourtant elle est
rarement au cœur des débats électoraux : c’est
pourquoi je suis heureux que cette Convention UMP aborde ce thème
et apporte la preuve, face à un programme socialiste inexistant,
que nous avons une véritable vision de l’avenir du
système de santé. Nous connaissons les défis
qui se présentent à nous, l’allongement de la
durée de la vie, les évolutions techniques de la médecine
: notre système de soins doit rester le meilleur du monde,
toujours à la pointe du progrès et accessible à
tous. Parallèlement, il faut mettre clairement le cap sur
la prévention et si l’on veut dépenser mieux
pour soigner mieux, il nous faut la responsabilité de tous
et la confiance des professionnels de santé.
I/ Il nous appartient de dessiner dès
aujourd’hui le système de santé à 5,
10, 15 ans.
A/ Nous devons faire partie des meilleurs en
termes de prévention et d’anticipation.
Si notre système de santé est classé premier
par l’OMS pour soigner, nous pouvons, nous devons le faire
progresser en matière de prévention. Vous connaissez
l’adage : mieux faut prévenir que guérir. Je
ne veux pas choisir entre l’un et l’autre : je veux
l’un et l’autre pour notre système de santé,
à la fois guérir et prévenir. Car si prévenir
c’est empêcher l’apparition de certaines maladies,
c’est aussi réduire les inégalités de
santé. Je souhaite ainsi que notre pays rejoigne dans les
5 ans les meilleurs pays au monde pour la prévention : le
Canada, les pays scandinaves et les Pays-Bas. Voilà pourquoi
je lancerai à l’automne 2006 des Etats généraux
de la prévention, afin de définir les nouvelles actions
et les territoires prioritaires pour mieux associer tous les acteurs
Ce mouvement est d’ores et déjà engagé,
mais nous devons faire beaucoup mieux encore. Que ce soit dans la
lutte contre les drogues, le tabac ou l’alcool, dans le domaine
de la santé buccodentaire, dans la lutte contre l’obésité,
dans la prévention du Sida ou avec le dépistage des
cancers, nous devons accélérer nos efforts.
Ce cap vers la prévention, cela veut dire de nouveaux thèmes,
de nouveaux actes, de nouveaux acteurs, pour couvrir de nouveaux
risques. C’est l’affaire de tous, pas seulement de l’Etat
ou de l’assurance maladie, mais aussi des professionnels de
santé, des organismes complémentaires, des élus
locaux, et bien sûr de tous les Français.
Préparer l’avenir c’est aussi mieux anticiper
les risques sanitaires. Comment ne pas voir que la gestion des risques
sanitaires est l’un des enjeux majeurs des années à
venir ? Notre monde semble de plus en plus incertain : c’est
encore plus vrai en matière de santé. Nous devons
nous adapter à cette situation, et entamer une véritable
révolution en matière de veille sanitaire, fondée
sur l’anticipation et la transparence, pour que notre système
soit l’un des plus performants au monde.
Cela veut dire aussi tirer les leçons d’expériences
récentes comme le chikungunya à La Réunion
et à Mayotte ou la dengue en Guyane.
C’est aussi ce que nous faisons dans le cas de la grippe
aviaire, en nous dotant des moyens de protection, médicaments,
masques, vaccins, en préparant notre système de santé,
et en mobilisant toute la société autour du défi
que constituerait une crise sanitaire d’une ampleur exceptionnelle.
C’est aussi bien sûr jouer la carte de la solidarité
internationale, car les épidémies et les questions
de santé ne connaissent bien sûr pas de frontières.
B/ N’oublions pas non plus de continuer
à développer notre système dans ce qu ’il
a de meilleur, c’est-à-dire la qualité, la proximité,
la transparence et l’innovation pour tous.
1/ La qualité, cela passe déjà
par des professionnels en nombre suffisant, en ville comme à
l’hôpital, et qui bénéficient des meilleures
formations.
Nous sommes face à un double paradoxe. D’une part,
le nombre de médecins en France n’a jamais été
aussi élevé et pourtant les disparités entre
les régions sont criantes. D’autre part, l’évolution
démographique prévisible des professions médicales
risque de conduire à une pénurie si nous n’agissons
pas immédiatement.
Pourquoi un tel paradoxe ? Et bien nous devons aujourd’hui
assumer les conséquences des erreurs des politiques passées
en matière de santé, gauche et droite confondues.
On a longtemps pensé que fermer les hôpitaux, baisser
le nombre d’infirmiers ou les médecins permettraient
de réduire les dépenses de santé. Cette politique
n’avait pas de sens. Je n’ai pas l’intention de
reproduire les erreurs du passé, et nous devons investir
dans notre système de santé.
Ainsi, nous avons augmenté de près de 50% le numerus
clausus depuis 2002, passant de 4300 à 7000. Il faudra continuer
dans cette voie avec une réflexion sur toutes les professions
de santé, tout en améliorant le contenu des formations,
et en s’engageant dans des délégations de tâches
concertées, pensées, acceptées. Nous devons
aussi avoir un vrai projet universitaire pour la médecine
générale, avec la création de postes universitaires
au même que titre que dans les autres spécialités.
Avoir plus de médecins est une chose ; il faut aussi mieux
les répartir sur le territoire. Il n’y a aucune fatalité
à voir des déserts médicaux se constituer.
C’est l’objet du Plan démographie médicale
que j’ai proposé en janvier, reposant clairement sur
l’incitation, de nouvelles formes d’exercices, notamment
en cabinets de groupe, et une meilleure information des étudiants.
Il faut aussi se donner les moyens d’une vraie politique de
démographie médicale en n’hésitant pas
à mieux payer les professionnels pour qu’ils soient
incités à s’installer sur tout le territoire.
Notre action sur la formation initiale ne serait pas complète
sans la formation médicale continue et l’évaluation
des pratiques professionnelles, en ville comme à l’hôpital
et pour toutes les professions.
Ce sont des gages de qualité, des gages de progrès
pour tout le système de santé.
2/ La qualité et la proximité,
cela passe par une nouvelle approche en termes de territoire de
santé
C’est tout d’abord lutter contre les inégalités
territoriales, et donc définir des objectifs de santé
publique en fonction des besoins de chaque territoire. Cela signifie
qu’il faut être capable de donner plus à des
régions où l’on vit aujourd’hui moins
longtemps, où l’on est davantage frappé par
certaines maladies. Tous les acteurs doivent s’impliquer dans
cette régionalisation.
C’est aussi décloisonner, améliorer les complémentarités,
entre ville et hôpital, entre établissements, entre
public et privé. Disons le clairement, il ne s’agit
pas de fermer tel ou tel hôpital, sur la base de tel ou tel
rapport, sur des critères statistiques ou pour réaliser
des économies. Là n’est pas l’enjeu. Il
faut développer une proximité efficace : il n’y
a que la sécurité et la qualité qui comptent
à mes yeux, et c’est sur cette seule base que nous
comptons définir, en concertation, l’avenir de nos
établissements de santé. Il nous faut un nouveau projet
pour nos CHU, car nous avons besoin de leur rayonnement.
C’est aussi à l’échelle de ces territoires
de santé que nous voulons organiser la permanence des soins,
une permanence qui concilie au mieux les aspirations des médecins
et des autres acteurs à une meilleure qualité de vie
et le besoin d’avoir un système de garde fiable. Depuis
2002 nous avons rebâti le dispositif avec les professionnels,
en se fondant sur le volontariat. Des progrès importants
ont été accomplis, et il nous faut continuer le travail
tant que la permanence des soins, véritable droit pour nos
concitoyens, ne sera pas concrétisée dans chacun de
nos départements.
3/ L’avenir, c’est aussi la transparence.
Cette transparence, aucun acteur de santé n’a à
la redouter. Cette transparence, elle est attendue par tous nos
concitoyens.
Je veux généraliser les indicateurs de qualité,
à la suite d’ICALIN, l’indicateur de lutte contre
les infections nosocomiales. Seront ainsi publiés d’ici
2007 les questionnaires de satisfaction des patients ou encore l’évaluation
de la prise en charge de la douleur. Car c’est un droit non
seulement pour les patients d’être soignés dans
les meilleures conditions, et c’est aussi un devoir pour les
professionnels de santé d’en faire une priorité
et surtout d’indiquer les efforts entrepris et les objectifs
réalisés. Ainsi, pour les infections nosocomiales,
plus aucun établissement ne doit être classé
comme non-répondant ou dans la catégorie inférieure.
C’est la responsabilité de l’Etat de mettre en
œuvre cette transparence et d’accompagner les efforts
des établissements.
Par ailleurs, nous devons à l’avenir mieux prendre
en compte les aspirations des patients et de leurs familles.
La qualité de l’accueil, aux urgences par exemple,
les temps de prise en charge, les temps d’attente pour un
examen font partie des sujets sur lesquels nous avons progressé
et le devons encore. C’est aussi la prise en charge de la
douleur. C’est encore le confort des patients et de leurs
familles. Parler de confort ne doit pas surprendre ; au contraire
c’est une exigence. Tous les établissements doivent
le comprendre et se rendre à cette évidence.
On entend beaucoup de choses sur l’hôpital : n’oublions
pas tout ce qui a été fait depuis 2003, avec des investissements
de 10 milliards d’euros, des réformes essentielles
comme la T2A. Il nous faut aller encore plus loin ; la modernisation
ne s’arrête pas en 2007. Hôpital 2012 doit marquer
notre nouvelle ambition pour l’hôpital, un hôpital
rénové, dans ses bâtiments, dans la place faite
aux patients et aux soignants, dans ses systèmes d’information.
Nous voulons porter la part des dépenses d’informatique
hospitalière au minimum à 3 % d’ici 2012, contre
1,7 % aujourd’hui, non par défi technologique, mais
tout simplement pour améliorer la gestion et la circulation
de l’information. Nous voulons aussi moderniser la gestion
de l’hôpital, notamment dans ses achats, qui représentent
14 milliards d’euros par an ; il n’y a aucune raison
par exemple que l’oxygène liquide soit payé
cinq fois plus cher dans certains établissements que dans
d’autres.
4/ La qualité, c’est l’innovation
accessible à tous.
C’est continuer à prendre en charge des médicaments
innovants, comme nous savons le faire avec l’herceptine, essentiel
dans le traitement du cancer du sein, et qui coûte 1500 euros/mois.
Mais c’est aussi développer notre recherche médicale,
en renforçant la recherche hospitalo-universitaire et en
rapprochant recherche privée, recherche publique et industriels.
C’est ce que nous avons su faire dans le cas du chikungunya,
gagnant ainsi un temps précieux face à la maladie.
Nous avons un autre espace de coopération, l’Europe,
que ce soit avec l’Alliance européenne contre le cancer
ou, sur le même modèle, l’Alliance européenne
sur les maladies rares.
La qualité est aussi rendue possible par des innovations
comme le Dossier médical personnel. Dès juillet 2007,
chaque Français aura son DMP, comme nous nous y étions
engagés. Cet outil médical, personnel et sécurisé,
suivra partout le patient et lui permettra d’être mieux
soigné, en facilitant le diagnostic et la prescription, en
faisant reculer la iatrogénie médicamenteuse à
l’origine de tant d’accidents, et en évitant
les examens en double, inutiles, qui représentent un coût
compris entre 1 et 1,5 milliard d’euros par an. Dans le DMP,
c’est l’intérêt du patient et du médecin
qui sont avant tout visés, pas la prouesse technologique
ou le défi industriel.
5/ La qualité d’un système
se mesure aussi à l’égalité des chances
et donc à l’absence de discrimination.
Je pense notamment à l’accès au crédit
et à l’assurance.
Pendant longtemps, après avoir vaincu la maladie, il fallait
affronter un véritable parcours du combattant pour acheter
une maison, une voiture ou monter un projet professionnel. Les choses
devaient changer ; elles changent enfin. Une nouvelle convention
qui remplace la convention Belorgey vient d’être signée,
permettant ainsi aux malades et aux anciens malades de pouvoir emprunter
plus et plus vite.
Lutter contre les discriminations, c’est aussi faire reculer
celles liées à la santé, qu’elles concernent
les personnes atteintes de cancer, d’obésité
ou encore les séropositifs. Car ces discriminations ne sont
pas seulement une atteinte aux principes de la République,
elles provoquent le repli sur soi et freinent le traitement ou la
guérison.
C/ Enfin, notre système doit maintenant
anticiper l’allongement de la durée de la vie. Pendant
longtemps, nous avons été en retard sur ce sujet :
il est temps de prendre de l’avance.
En 2015, 2 millions de Français auront plus de 85 ans contre
1 million aujourd’hui Le Plan Solidarité grand âge
2007-2012, présenté par le Premier ministre le 26
mai dernier, veut donner la liberté de choix aux personnes
âgées. Cela passe par un statut pour les aidants familiaux,
mais aussi par le développement simultané des offres
de services de maintien à domicile et des capacités
d’hébergement en maisons de retraite. Enfin, cela veut
dire aussi adapter l’hôpital, avec la création
de filières gériatriques labellisés.
C’est surtout lutter efficacement contre les maladies neurodégénératives,
en renforçant la recherche, l’accompagnement et la
détection, en créant une consultation de diagnostic
précoce de la maladie d’Alzheimer gratuite pour toutes
les personnes de 70 ans.
II/ Pour relever ces nouveaux défis, il
nous faut la confiance des professionnels de santé et il
faut nous appuyer sur les premiers résultats de la réforme.
A/ J’entends bien les attentes, les impatiences
parfois, les exigences aussi des professionnels de santé.
Je veux d’ailleurs leur dire combien ils doivent se méfier
du silence des socialistes sur la pratique libérale, et s’inquiéter
de certains de leurs projets comme le paiement par capitation. Entre
les socialistes et nous, je sais où se situe la confiance
des professionnels. Cette confiance ne nous condamne pas à
l’immobilisme bien au contraire. C’est elle qui nous
permet de progresser. Pour cela nous devons comprendre, entendre
et respecter les professionnels de santé, respecter l’essence
libérale de leur activité, respecter leur désir
de moins de bureaucratie, de moins de paperasse, leur besoin de
simplicité, de simplification, leur besoin de sécurité
aussi, pour mieux se consacrer à leur pratique médicale,
à leurs patients, à eux-mêmes et à leurs
familles. Et il faut aussi le dire sans tabou, ce n’est pas
seulement poser la question de leur rémunération,
c’est accepter de les payer davantage en prenant en compte
la qualité du travail fourni. Il faut d’ailleurs regarder
le prix moyen des consultations en Europe, pour que notre vision
sur ce sujet évolue, avant comme après 2007.
Tout ceci ne serait que déclaration d’intention si
nous avions continué à connaître des déficits
compris entre 12 et 16 milliards d’euros par an. Aujourd’hui
les choses ont changé et elles continueront à changer.
B/ Nous avons engagé depuis 2004, avec
les professionnels de santé, une réforme fidèle
aux valeurs de solidarité et de responsabilité de
1945, une réforme qui produit ses premiers résultats.
Le Haut Conseil pour l’avenir de l’Assurance maladie
le reconnaissait hier : les déficits sont en très
net retrait, même s’ils demeurent importants.
Prenons quelques chiffres. 16 milliards d’euros de déficit
en 2005 sans la réforme : en, fait, il a été
de 8 Mds ; en 2006, il sera de 6 Mds et en 2007 il atteindra 4 Mds
: il aura donc été divisé par 4 et ce, en moins
de 3 ans. Le retour vers l’équilibre, fidèles
en cela à notre feuille de route, nous permet de garantir
l’avenir de notre Sécu, ce système où
l’on cotise selon ses moyens, mais où l’on est
soigné selon ses besoins, tout en investissant dans le système,
comme je l’ai souligné.
C’est vrai, nous n’avons pas fait le choix de mesures
spectaculaires ou brutales, nous avons misé sur l’évolution
des mentalités, le changement des comportements et des pratiques
car il n’est pas de meilleure réforme qu’une
réforme structurelle, de long terme.
Bien sûr, elle ne produit pas ses effets en un jour, mais
sur la durée ; tous les engagements qui ont été
pris seront néanmoins tenus, et une véritable dynamique
a été enclenchée. Les Français jouent
d’ailleurs le jeu de la réforme : 40 millions d’entre
eux ont choisi leur médecin traitant, ils choisissent davantage
les génériques et font plus attention, apportant la
preuve que la responsabilisation était le bon choix.
Ce cercle vertueux nous permet de prendre en charge de nouveaux
actes – dès le mois prochain l’ostéodensitométrie
sera remboursée.
Plus de responsabilité permet aussi plus de solidarité.
Je ne prendrai qu’un exemple, l’accès à
la complémentaire santé, pour celles et ceux qui étaient
trop « riches » pour bénéficier de la
CMU, mais pas assez « riches » pour se payer une complémentaire
santé. Nous avons mis en place une aide, nous en avons amélioré
les montants, et le Président de la République a souhaité
aller encore au-delà. C’est un des défis majeurs
du système de santé dans les années à
venir de donner à chaque Français les moyens d’avoir
une complémentaire santé.
Depuis 2004, la part du régime obligatoire n’a cessé
d’augmenter ; le nouveau dialogue avec les organismes complémentaires
ne cherche pas donc pas à faire moins rembourser l’assurance
maladie, mais au contraire à mieux prendre en charge les
dépenses de santé, car il n’y a que cela qui
compte.
Mieux organiser est une chose, mais il nous faut aussi mieux gérer.
J’assume le fait d’avoir voulu renforcer la lutte contre
les abus et les fraudes, qui sont intolérables dans notre
système solidaire.
J’assume aussi le fait d’avoir fait passer les contrôles
des arrêts de travail à 800 000 cette année,
contre 450 000 en 2004. 15 % des arrêts de travail étaient
injustifiés, et la baisse des indemnités journalières
atteint plus de 3 % ces derniers mois, après des années
de hausse constante. Ce sont des économies de l’ordre
de 400 millions d’euros qui ont ainsi été réalisées
en 2005.
La carte Vitale II, avec photo, personnalisée et plus sécurisée,
va permettre une meilleure utilisation de cet outil qui est entré
dans le quotidien des Français.
La CMU est un véritable droit, auquel nous sommes attachés
et il n’est pas question que qui que ce soit entrave l’accès
aux soins des titulaires de la CMU. Mais il n’est pas question
non plus que puissent bénéficier de la CMU des personnes
qui ont des revenus bien supérieurs au plafond. Voilà
pourquoi il est normal de vérifier enfin les ressources des
bénéficiaires.
Je suis persuadé qu’en nous attaquant avant tout aux
dépenses inutiles, à ces 6 à 8 milliards d'euros
par an estimés par l'assurance maladie et la Cour des Comptes,
nous bénéficierons enfin d’une vraie lisibilité
sur les besoins réels de financement de l’assurance
maladie. C’est au bout de la réforme que nous aurons
enfin cette opération vérité, et que nous pourrons
clairement poser le débat du financement, étudier
les avantages et les inconvénients de chaque formule, et
prendre nos responsabilités. Certains préconisent
une hausse des cotisations, de la CSG : ce sont les socialistes
bien sûr, car c’est bien une idée ou plutôt
un réflexe socialiste de vouloir face à un problème
augmenter les charges et les impôts, comme si nous n’en
avions pas assez. Ce manque d’imagination et de courage politique
est leur marque de fabrique. Mais nous, nous voulons faire de vrais
choix, fondés sur la responsabilisation de chacun.
Nous voulons aussi entrer dans une vision dynamique des dépenses
de santé, en les considérant non plus seulement comme
une charge : elle est aussi une chance. La santé est aussi
un moteur de croissance et d’emploi, d’emplois durables
comme par exemple ceux de la recherche, et l’on a vu des bassins
d’emplois sinistrés trouver des débouchés
grâce aux métiers de la santé.
***
J’entends parfois les discours pessimistes sur notre système
de santé. Je serai tenté de dire aux Cassandre ce
qu’Alain nous transmet comme leçon : « le pessimisme
est d’humeur, l’optimisme de volonté. »
Alors soyons ambitieux pour la santé des Françaises
et des Français et pour notre système de santé.
Sur certains aspects de ce système, nous devons conserver
notre excellence, ; sur les autres, nous devons rejoindre les meilleurs
au monde. Voilà pourquoi le développement de la prévention
est indispensable Face à un projet socialiste inexistant
et étriqué en matière de santé, qui
sera d’ailleurs dépassé par notre bilan dès
2007, nous devons à la fois donner confiance aux professionnels
de santé et aux Français. L’UMP est et sera
la seule force de propositions et d’idées nouvelles
dans le débat autour et pour la santé. En restant
fidèles aux valeurs de liberté et de responsabilité,
nous saurons garantir aux Françaises et aux Français
santé et solidarités.
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