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Etat des connaissances

Le virus de l'Hépatite C : l'état des connaissances
Les modes de transmission du VHC
Une infection chronique à l'origine de décès prématurés
Des moyens de traitement qui progressent

Le virus de l'Hépatite C : l'état des connaissances

Le VHC a été identifié en 1989. A ce jour, on estime qu'en France 550.000 à 600.000 personnes sont infectées par le VHC, soit 1 % de la population.

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Les modes de transmission du VHC

Les principaux modes de transmission du VHC sont connus. Il se transmet par voie sanguine.

- le risque transfusionnel a été très considérablement réduit lors de l'instauration en 1990 du dépistage obligatoire des dons de sang. Le risque résiduel actuel est inférieur à 5 pour 1 million de dons.

- l'injection de drogue par voies intraveineuse ou nasale constitue aujourd'hui l'un des modes majeur de transmission.

L'origine nosocomiale a été également confirmée.

Aucun cas n'a été documenté en ce qui concerne une possible transmission par la salive, l'allaitement ou les actes dentaires.

Le risque de transmission par voie sexuelle ne peut être écarté, mais sa probabilité est faible. Le risque de transmission -dite "verticale"- de la mère à l'enfant pendant la grossesse et l'accouchement pourrait varier de 3 à 10%.

Une veille scientifique des modes de contaminations est réalisée dans le cadre des missions du RNSP.

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Une infection chronique à l'origine de décès prématurés

La première phase de l'infection est dite aiguë. Elle comporte souvent peu de symptômes ou reste inapparente. 20% à 30% des personnes infectées guérissent spontanément. Dans les autres cas, l'hépatite devient chronique. L'hépatite chronique peut rester minime ou induire une fibrose hépatique. La cirrhose est la forme la plus avancée de fibrose. Elle s'observe en moyenne dans 20% des cas d'hépatite chronique après 20 ans d'évolution. Une fois la cirrhose constituée, 2 à 5 % des patients atteints de cirrhose décèdent chaque année, soit de complications, soit de cancer primitif du foie (annexe 1).

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Des moyens de traitement qui progressent

Depuis 1994, des traitements antiviraux sont disponibles. Utilisés d'abord en monothérapie, puis en bithérapie, ils permettent actuellement d'espérer une réponse positive durable chez 30 à 50% des personnes recevant ces traitements.

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