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Plan " Hôpital 2007 "  
Présentation des mesures

1. L’allègement des contraintes extérieures aux établissements

 

1. La modernisation des établissements par une relance sans précédent de l’investissement.

 

Un soutien massif de l’Etat s’impose

Jusqu'au milieu des années 80, l'Etat avait mis en œuvre des financements importants pour accompagner la rénovation du patrimoine hospitalier. Son désengagement, à partir de 1985, a incité les établissements à privilégier les équipements médicaux, puis, sous la contrainte budgétaire persistante, à reporter, dans le temps, une partie de leurs investissements.

A titre d'exemple, le taux de vétusté des équipements est de 68,6% en 2000

Plus récemment, de nouvelles contraintes (mise en œuvre des schémas régionaux d'organisation sanitaire et nouvelles normes de sécurité et de fonctionnement - sécurité incendie, sécurité sanitaire, urgences, périnatalité, réanimation, …- ) ont encore accentué le besoin en investissement.

Entre la rénovation du patrimoine et la réponse à ces nouvelles contraintes, la mise à niveau nécessaire est telle qu'elle ne peut être menée par les établissements seuls.

 

avec trois contraintes : cohérence, globalité et rapidité

Conformément aux engagements du Président de la République et du Premier Ministre, l'objectif du plan est de permettre une mise à niveau accélérée des investissements des hôpitaux en aidant les établissements à réaliser des opérations qui ne se seraient pas réalisées dans les cinq ans pour des raisons de contraintes budgétaires.

Le plan d'investissement exceptionnel vient en accompagnement de la recomposition du paysage hospitalier :

Les investissements éligibles concernent tous les types d’investissements

Tous les établissements (publics et privés - PSPH et à but lucratif -) peuvent être concernés.

Pour rompre avec les habitudes du passé, les opérations devront se réaliser dans des délais très courts. Un début notable d'exécution dans les cinq ans sera une condition nécessaire à l'éligibilité.

Trois éléments permettront d’atteindre cet objectif :

  1. Un appui financier considérable
  2. Une régionalisation de la procédure
  3. Un dispositif d’accompagnement national

 

  1. Un appui financier considérable

Chaque année les établissements investissent actuellement environ 2,7 Md€. Ces investissements se répartissent ainsi :

Au rythme actuel, la mise à niveau de l'immobilier, des équipements et des systèmes d'information s'effectuerait en plus de 13 ans. Ce délai n'est pas compatible avec la légitime attente de nos concitoyens.

Pour réduire ce délai à 5 ans, il convient donc d'effectuer un effort supplémentaire de 1,2 Md€ d'investissements par an pendant 5 ans, soit 6 Md€ au total.

Sur les 5 prochaines années, l’investissement moyen annuel s’élèvera donc à 3,9 Md€ :

Le plan permettra donc une augmentation de 32% du total des investissements (de 2,7 Md€ à 3,9 Md€) par un doublement des nouveaux investissements (de 1,1 Md€ à 2,3 Md€).

 

Pour 2003, l'appui à l'investissement atteindra 1 milliard d'euros. Ce financement comprendra, à la fois, des apports en capital à hauteur de 300 millions d'euros et des apports en exploitation à hauteur de 70 millions d'euros. Ces derniers sont acquis aux établissements pour une durée de 20 ans et permettront à ceux ci d'emprunter jusqu'à 700 millions d'euros.

 

  1. Une mise en œuvre régionale (ARH)

La mise en œuvre repose essentiellement sur l'échelon régional, selon la répartition suivante:

Le montant des investissements supplémentaires est contrôlé l'année n+1 sur la base des investissements réalisés inscrits dans les comptes de gestion. Les enveloppes sous-utilisées seront redéployées entre les régions.

 

  1. Un dispositif d'accompagnement national

Afin d'assurer une montée en charge rapide et effective du plan, deux mesures d'accompagnements sont nécessaires.

Il s'agit, en premier lieu, d'apporter un appui technique et méthodologique aux établissements et aux ARH. Cet appui ponctuel d'ingénierie sera financé sur le FMES avec la création d'une Mission Nationale d’Appui à l’Investissement forte d’une quarantaine de professionnels et d’experts de haut niveaux (ingénieurs, ingénieurs en organisation, juristes, financiers, directeurs d’établissements,…). Ils s’ajouteront aux compétences déjà présentes dans les services de l’Etat (DHOS) et les ARH.

Placée auprès du Ministre, cette mission se déploiera en région afin d'assister établissements et ARH dans la mise au point des projets.

Le Gouvernement inscrira dans son programme législatif des mesures propres à favoriser :

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