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Prévention des cancers cutanés
Mélanome et exposition solaire
Campagne 2003
 

LE PLUS GRAND FACTEUR DE RISQUE : L'EXPOSITION SOLAIRE

Les UVA comme les UVB peuvent entraîner des cancers cutanés
L'indice UV mesure l'intensité du rayonnement et permet d'évaluer les risques
Le risque lors de l'exposition au soleil varie selon le type de peau
Plus le phototype est faible, plus le sujet doit de protéger du soleil
Le deuxième facteur de risque identifié du mélanome est le facteur génétique

Le soleil est indispensable à la santé mais l'exposition excessive et inconsidérée au rayonnement ultraviolet (UV) peut entraîner des dommages irréversibles, et, dans les cas les plus graves, des cancers de la peau.

L'évolution des modes de vie : l'urbanisation et la recherche de l'exposition au soleil, peuvent expliquer l'augmentation des taux de cancers de la peau enregistrés depuis 10 ans. L'appauvrissement de la couche d'ozone, qui filtre les ultraviolets, aggrave le problème.

Les UVA comme les UVB peuvent entraîner des cancers cutanés

Les rayons UV proviennent du soleil et de certains types de lampes. Les trois types de rayonnement ultraviolet, UVA, UVB, UVC, se différencient par leur intensité, leur longueur d'onde et leur capacité à pénétrer la peau plus ou moins profondément. Les UVA représentent 95% des UV qui arrivent à la surface de la terre, les UVB, 5%, les UVC sont filtrés par la couche d'ozone.
Le rayonnement ultraviolet est, en partie, diffusé dans les tissus, juste sous la surface de la peau. Une fraction de ce rayonnement est absorbée par les cellules vivantes de la peau et endommage les substances sensibles qui influent sur le développement et l'aspect normaux de la peau. Ces dommages ont pour conséquences : des coups de soleil, une accélération du vieillissement de la peau, et dans les cas les plus graves, des cancers de la peau. On estime que deux tiers des mélanomes sont dus à une exposition excessive au soleil, cette proportion étant plus élevée encore chez les personnes à peau claire.

L'indice UV mesure l'intensité du rayonnement et permet d'évaluer les risques

L'indice du rayonnement UV est un outil mis au point en 1997 dans le cadre d'une action internationale de l'OMS (projet Intersun (4)). Cette mesure simple du rayonnement UV atteignant la surface terrestre donne une indication sur les effets nocifs potentiels pour la peau Les paramètres pris en compte dans le calcul de cet indice sont : l'intensité du rayonnement solaire, l'épaisseur de la couche d'ozone, les conditions atmosphériques, le lieu et le moment de la journée
La diffusion de cet indice a pour objet d'inciter le public à adapter son comportement aux variations de sa valeur. Plus la valeur de l'indice est élevée, plus la probabilité de lésions cutanées est grande.

L'index UV peut s'échelonner de 1 à 20. L'exposition aux ultraviolets est considérée comme faible pour indice inférieur à 2, modéré de 3 à 4, fort de 5 à 6, très fort de 7 à 8. Au-delà de 9, elle est considéré comme extrême et des coups de soleil et des dommages à la peau peuvent survenir en moins de 15 minutes.

L'index UV est indiqué en France par Météo France et de plus en plus fréquemment mentionné dans les bulletins météorologiques diffusés par les médias. . En Europe, sa valeur ne dépasse généralement pas 9, mais peut-être localement plus élevée (plage, montagne) du fait de la réflexion du soleil sur le sable, la mer ou la neige.

Le risque lors de l'exposition au soleil varie selon le type de peau

La peau est une barrière et un lieu d'échanges. Elle permet l'élimination des déchets (sueurs) et participe à la régularisation de la température. C'est une barrière imperméable grâce à la couche superficielle cornée. Dépendant de la nature de la peau, le phototype permet de déterminer l'importance des protections nécessaires et les risques liés à l'exposition solaire.

Les types de peau sont classés selon 6 catégories, ce qui correspond au phototype

I Peau extrêmement blanche, cheveux blonds, yeux bleus/verts Brûle toujours facilement, ne bronze jamais
II Peau blanche, cheveux blonds roux à bruns, yeux verts/bruns Brûle toujours facilement, bronze à peine
III Peau moyenne, cheveux bruns, yeux bruns Brûle modérément, bronze graduellement et uniformément
IV Peau olivâtre, cheveux bruns/noirs, yeux bruns/noirs Brûle à peine, bronze toujours bien
V Peau brun foncé, cheveux noirs, yeux noirs Brûle rarement, bronze beaucoup
VI Peau noire, cheveux noirs, yeux noirs Ne brûle jamais, fortement pigmentée

Plus le phototype est faible, plus le sujet doit se protéger du soleil.

Les sujets à peau claire sont davantage exposés au risque de cancer de la peau en raison de leur absence relative de pigmentation. Une peau foncée, bien qu'elle possède davantage de pigments protecteurs, est également sensible aux effets nocifs du rayonnement UV.
Le risque lié aux autres effets des UV sur la peau, notamment le vieillissement prématuré, est indépendant du type de peau.

Par ailleurs, la présence de nombreux nævus sur le corps (>50) multiplie le risque par 4 à 5.

Le deuxième facteur de risque identifié du mélanome est le facteur génétique

Les facteurs de risque d'origine génétique comprennent :
- les phénotypes à risque décrits plus haut (phénotype +nævi)
- des mutations génétiques dont la plus fréquente concerne le gène P16 : cette dernière mutation est retrouvée dans 20% des mélanomes familiaux, qui représentent eux-mêmes 15% des mélanomes.

 

(4) L'indice de rayonnement solaire total a été mis au point par l'OMS, l'Organisation météorologique mondiale (OMM), le programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) et la commission internationale e protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP) dans le cadre du projet INTERSUN. www.who.int/peh-uv/

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