Ils peuvent se résumer à deux groupes
de maladies :
- les atteintes non-tumorales
: il s’agit exceptionnellement d’épanchements
pleuraux qui peuvent être récidivants, de plaques de
sclérose qui épaississent la plèvre sans conséquence
fonctionnelle notable. Dans le cas d’empoussièrement
important, habituellement d'origine professionnelle, l’amiante
peut provoquer une sclérose du tissu pulmonaire (asbestose)
qui réduira la fonction respiratoire et peut dans les cas
les plus graves produire une insuffisance respiratoire mortelle.
- les atteintes tumorales
: il s’agit de cancers qui peuvent atteindre soit le revêtement
de la cavité pleurale qui entoure les poumons (mésothéliomes),
soit le revêtement des cavités pulmonaires (cancers
broncho-pulmonaires). Les autres cancers sont plus rares (larynx,
péricarde, péritoine) ou de relation avec l’amiante
discutée (tube digestif, appareil urinaire).
Ces lésions surviennent après un long
temps de latence entre le début de l’exposition à
l’amiante et l’apparition de symptômes ou de signes
radiologiques, 20 à 40 années sont des délais
fréquemment observés. Il s'agit de durées concernant
la majorité des cas observés mais des intervalles
plus courts ou plus longs sont possibles.
Le risque d'atteinte tumorale broncho-pulmonaire
peut être majoré par l’exposition à d’autres
agents cancérogènes, par exemple la fumée du
tabac.