BIOTOX
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Maladies, Toxines et Pathologies
concernées par le plan BIOTOX

2.1 Botulisme (toxines botuliques)

Depuis cette page, vous accédez à des informations médicales concernant le botulisme. Elles décrivent l’état des connaissances scientifiques à leur date de rédaction. Elles ne donnent pas de renseignements épidémiologiques actualisés.

2.1.1 Introduction

2.1.2 Agent pathogène responsable du botulisme

2.1.3 Comment se présente le botulisme ?

2.1.4 Comment fait-on le diagnostic ?

2.1.5 Comment peut se faire la contamination ?

2.1.6 Mesures de protection de santé publique

2.1.7 Prise en charge des personnes exposées

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2.1.1 Introduction

Le botulisme est une neuro-intoxication due à une puissante neurotoxine bactérienne produite par différentes espèces de Clostridium, les plus connus appartenant au groupe des Clostridium botulinum.

La forme la plus fréquente est le botulisme d’origine alimentaire qui est une intoxication résultant de l’ingestion d’un aliment contenant de la toxine botulique préformée. En France, les aliments les plus fréquemment mis en cause dans les foyers de botulisme observés sont des salaisons, charcuteries et conserves de fabrication familiales. Plus rarement la contamination peut survenir à partir d’une blessure cutanée souillée par la bactérie. La toxine ne passe pas au travers d’une peau intacte.

Les symptômes apparaissent quelques heures après l’absorption de la toxine. Une contamination massive peut être à l’origine d’un arrêt cardiorespiratoire brutal sans prodrome (c’est-à-dire sans signe annonciateur). Classiquement, le botulisme est caractérisé par des troubles visuels (troubles de l’accommodation, mydriase, presbytie aiguë, ptosis) et un tableau de paralysie descendante bilatérale et symétrique sans fièvre.

La maladie est rare en France (une vingtaine de cas chaque année) et n’est pas contagieuse.

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2.1.2 Agent pathogène responsable du botulisme

La maladie est liée à la sécrétion de neurotoxines (dont il en existe sept types). Les toxines botuliques sont des substances protéiques produites par des bactéries anaérobies du genre Clostridium. Il existe sept types antigéniques désignés par des lettres de A à G. Clostridium botulinum forme un groupe hétérogène de germes anaérobies à Gram positif, présents dans le sol et les milieux marins. La neurotoxine botulinique, qu’elle soit ingérée directement ou produite au niveau de l’intestin ou d’une blessure, pénètre dans la circulation sanguine et est transportée jusqu’aux terminaisons nerveuses périphériques cholinergiques.

Le botulisme humain est essentiellement associé aux types A, B et E, et exceptionnellement aux types C et F.Les toxines botuliques agissent en bloquant l’excrétion et le relargage de l’acétylcholine au niveau des jonctions neuromusculaires et ganglionnaires ; elles se comportent comme un agent paralysant. Leur toxicité est très élevée. La toxine est inactivée au cours de la cuisson par exposition à une température de 100 °C pendant 10 minutes.

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2.1.3 Comment se présente le botulisme ?

La durée d’incubation et la gravité des symptômes dépendent de l’inoculum et du type de toxine en cause : en moyenne de 12 à 72 heures (min-max : 2h - 8jours) pour un botulisme d’origine alimentaire ou par inhalation. La maladie est caractérisée par une atteinte neurologique des nerfs des paires crâniennes qui entraînent des troubles visuels (diplopie, troubles de l’accommodation, ptosis) et des troubles de déglutition. Des symptômes gastro-intestinaux (coliques, diarrhées, vomissements) peuvent survenir dans les formes d’origine alimentaire. Puis une paralysie descendante motrice prépondérante peut s’installer et entraîner une paralysie respiratoire pouvant nécessiter une ventilation assistée (respiration artificielle), et au niveau abdomino-pelvien, un iléus paralytique et une rétention d’urine.

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2.1.4 Comment fait-on le diagnostic ?

Cliniquement, le diagnostic doit être évoqué, devant la survenue aigue d’un syndrome neurologique non fébrile La confirmation du diagnostic est réalisée par l’isolement de la toxine ou du germe dans le sérum, les vomissements ou les selles des malades. Le cas échéant, les prélèvements bactériologiques d’une plaie mettant en évidence le germe en culture sont également très en faveur du diagnostic.

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2.1.5 Comment peut se faire la contamination ?

Il n’y a pas de contamination interhumaine. Les voies de contamination peuvent être les suivantes :

- Botulisme alimentaire : Le botulisme naturel est lié à une contamination alimentaire lors de la confection de conserves artisanales ou familiales. Elle est aussi parfois retrouvée en restauration collective.
- Botulisme par inoculation : Il est dû à l’infection d’une plaie par C. botulinum et s’observe également chez les toxicomanes par injection.
- L’utilisation malveillante la plus probable pourrait consister en une contamination d’un réseau d’eau potable.

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2.1.6 Mesures de protection de santé publique

- Kits de détection pour eau d’alimentation en cas d'alerte.
- Inactivation par chloration de l’eau.
- Destruction de la toxine par ébullition pendant 10 minutes

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2.1.7 Prise en charge des personnes exposées

Le traitement des victimes peut nécessiter une ventilation assistée (respiration artificielle) pendant plusieurs semaines.

Pour en savoir plus : La prise en charge médicale du botulisme est détaillée sur le site Internet de l’AFSSAPS, Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. Pour y accéder, consulter la page d’accueil de ce dossier.

 

Source : Direction générale de la Santé.
Rédaction : Octobre 2001

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