BIOTOX
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Maladies, Toxines et Pathologies
concernées par le plan BIOTOX

2.2 Charbon (Anthrax)

Depuis cette page, vous accédez à des informations médicales concernant le charbon. Elles décrivent l’état des connaissances scientifiques à leur date de rédaction. Elles ne donnent pas de renseignements épidémiologiques actualisés.

2.2.1 Introduction

2.2.2 Agent pathogène responsable du charbon

2.2.3 Comment se présente la maladie du charbon (ou anthrax) ?

2.2.4 Comment fait-on le diagnostic ?

2.2.5 Comment peut se faire la contamination ?

2.2.6 Mesures de protection de santé publique

2.2.7 Prise en charge des personnes exposées

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2.2.1 Introduction

Le charbon (ou Anthrax dans les pays anglo-saxons) est une maladie provoquée par une bactérie nommée Bacillus anthracis. Son nom vient de l’aspect des lésions cutanées, recouvertes d’une croûte noirâtre. Très rare chez l’homme, elle s’observe le plus souvent chez les animaux herbivores.

La maladie naturelle est essentiellement cutanée. Elle s’observe après un contact avec des animaux ou des produits animaux infectés.

Les spores bactériennes, très résistantes dans le milieu extérieur, pourraient être utilisées en tant qu’arme biologique (inhalation par voie respiratoire). Elles seraient à l’origine d’un syndrome infectieux avec atteinte respiratoire grave. Après exposition, les symptômes peuvent apparaître entre un jour et huit semaines, la majorité des cas survenant entre 2 et 15 jours.

Les signes cliniques ne sont pas spécifiques (fièvre, toux, dyspnée). La maladie peut évoluer rapidement vers un état de détresse respiratoire pouvant entraîner le décès.

La maladie du charbon se traite avec des antibiotiques. Sa mortalité est très importante si elle n’est pas traitée à temps. Le charbon pulmonaire n’est pas contagieux.

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2.2.2 Agent pathogène responsable du charbon

B. anthracis est un bacille Gram positif sporulante et non mobile, productrice de deux toxines (l’une létale et l’autre entraînant un œdème - œdématogène).

Cette bactérie forme des spores qui peuvent survivre plusieurs années sur terrain sec. Les spores peuvent être détruites par une ébullition d’environ 10 minutes ou par un traitement chimique, à base de formol dilué par exemple.

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2.2.3 Comment se présente le charbon ?

Le diagnostic est difficile au début de la maladie. Les signes cliniques du charbon ne sont pas spécifiques : la maladie se révèle par une fièvre, une toux, une difficulté respiratoire (dyspnée), puis évoluer rapidement vers un état de détresse respiratoire.

Une fois les symptômes installés, le décès survient dans la plupart des cas en un à trois jours. Chez l’homme, la maladie peut prendre trois formes cliniques différentes selon la voie d’introduction de la spore dans l’organisme : par plaies cutanées, par ingestion ou par inhalation.

Quand suspecter un cas de charbon ?

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2.2.4 Comment confirme-t-on le diagnostic ?

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2.2.5 Comment peut se faire la contamination ?

Il existe 3 voies de contamination : cutanée, digestive ou pulmonaire.

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2.2.6 Mesures de protection de santé publique

Lors de la production d’un aérosol par attaque bioterroriste la période dangereuse est celle pendant laquelle l’aérosol est en suspension, c’est à dire après le relargage de l’aérosol. Après 24 heures on considère que l’aérosol sera complétement dispersé.

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2.2.7 Prise en charge des personnes exposées

La maladie du charbon se traite avec des antibiotiques. La conduite à tenir en situation d’urgence avant identification de l’agent pathogène responsable du charbon est détaillée sur le site Internet de l’AFSSAPS, Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. Pour y accéder, consulter la page d’accueil de ce dossier.

Pour des informations épidémiologique sur le charbon, consulter le site Internet de l’Institut national de veille sanitaire (InVS) à l’adresse suivante : http://www.invs.sante.fr

La prise en charge médicale du charbon est détaillée sur le site Internet de l’AFSSAPS, Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. Pour y accéder, consulter la page d’accueil de ce dossier.
 

Source : Direction générale de la Santé.
Rédaction : 17 Octobre 2001
Mise à jour : 26 octobre 2001

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