Selon les données
de l’Organisation mondiale de la Santé, la France est
le pays dans lequel l’espérance de vie est la plus élevée
après 60 ans. Toutefois, deux points faibles persistent : une
mortalité prématurée excessive avant 65 ans et
des inégalités de santé importantes entre certaines
régions, entre hommes et femmes et entre catégories
sociales.
Bien avant les soins médicaux,
les problèmes de santé à l’origine de
cette situation doivent pouvoir être combattus par une approche
préventive mieux organisée et plus cohérente.
La France accomplit déjà des efforts
significatifs pour la prévention, puisque près de
7% des dépenses courantes de santé, soit 10,5 milliards
d’euros(1) y seraient consacrés. Mais il
nous faut mieux connaître les réalités de la
prévention et définir comment renforcer celle-ci à
partir de l’appréciation des besoins de nos concitoyens.
C’est l’objet des Etats généraux de la
Prévention, dont les assises nationales se sont tenues les
16 et 17 octobre.
Ces assises ont été préparées
par une commission d’orientation regroupant vingt- experts
et les principales directions du ministère et des agences
sanitaires. Présidée par le Dr Jean-François
TOUSSAINT, praticien hospitalier et cardiologue, la commission a
dressé un état des lieux et formulé des recommandations.
Les propositions d’actions qui ressortiront des Assises feront
l’objet d’un rapport final de la commission qui sera
remis en novembre à Xavier Bertrand.
Le Ministre de la Santé et des Solidarité
annoncera les orientations stratégiques et les mesures dont
la mise en œuvre sera discutée lors des forums régionaux
organisés, dans le cadre des Etats Généraux,
en décembre 2006 et janvier 2007.
Mettre en valeur les priorités régionales
et les actions locales, concrétiser la démarche de
prévention et en assurer une meilleure prise en charge, améliorer
la cohérence entre prévention et soins : tels sont
les objectifs des Etats Généraux, au bénéfice
de la santé de tous les Français.