Prise en charge des soins urgents délivrés
à des étrangers résidant en France de manière
irrégulière et non bénéficiaires
de l'Aide médicale de l'Etat
L’article 97 de la loi de finances rectificative pour 2003 a modifié
les conditions d’attribution de l’aide médicale de l’Etat
(AME) aux étrangers en situation irrégulière
en instaurant une condition de résidence de plus de 3 mois
en France. Pour les personnes ne pouvant pas justifier de 3 mois
de résidence, le nouvel article L. 254-1 du code de l’action
sociale et des familles prévoit la prise en charge de leurs
soins urgents, dont l’absence mettrait en jeu le pronostic vital
ou pourrait conduire à une altération grave et durable
de l’état de santé de la personne ou d’un enfant à
naître et qui sont dispensés dans les établissements
de santé.
Sont pris en charge les étrangers en situation
irrégulière pendant les 3 premiers mois de résidence
et ceux ne bénéficiant pas de l’AME (demande non effectuée,
demande en instance, ressources supérieures au plafond, défaut
de justification d’une présence supérieure à
3 mois ). Ne sont pas visés les étrangers en simple
séjour en France titulaires d’un visa de court séjour,
les ressortissants de l’Union européenne.
2 - Les prestations prises en charge. Sont notamment
pris en charge :
tous les soins destinés à éviter
la propagation d’une pathologie à l’entourage ou à
la collectivité.
tous les soins délivrés aux mineurs
ne bénéficiant pas de l’AME sont présumés
répondre à la condition d’urgence ;
les examens de prévention réalisés
durant et après la grossesse ainsi que les soins à
la femme enceinte et au nouveau né ;
les interruptions de grossesse pour motif médical
ainsi que les IVG.
3 – Les conditions de délivrance des soins :
Sont intégralement pris en charge l’ensemble
des frais (y compris le forfait journalier) relatifs à des
soins dispensés en établissement de santé,
en hospitalisation ou dans le cadre de soins externes, les bénéficiaires
étant dispensés de l’avance des frais.
Postérieurement aux soins délivrés
à l’hôpital, la circulaire prévoit que les médicaments
sont pris en charge s’ils ont été prescrits lors de
la délivrance des soins dans l’établissement et s’ils
sont indispensables au succès du traitement engagé
à l’hôpital.
Source : DHOS / Bureaux F 3 et F 4
DSS / Bureau 2 A
DGAS / Bureau des minima sociaux et de l'aide sociale