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RAPPORT DU COMITE NATIONAL D'EXPERTS SUR LA MORTALITE MATERNELLE 1995-2001
FRÉQUENCE DE LA MORTALITÉ MATERNELLE SELON LES STATISTIQUES DE ROUTINE
Lenregistrement obligatoire des naissances ainsi que de tous les décès survenant sur le territoire, constitue la source régulière dinformation qui permet détudier la mortalité maternelle et ses causes, en France. LInstitut National de la Statistique et des Études Économiques (INSEE) et lInstitut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM-SC8) sont les organismes responsables de l’élaboration des statistiques générales de la mortalité. Les données relatives aux décès maternels et analysées dans ce chapitre sont extraites de ces statistiques annuelles.
Sont successivement présentées l’évolution chronologique des décès maternels, leur répartition par âge, par nationalité de la mère, leurs variations régionales, leur distribution par cause obstétricale. Une comparaison avec les autres pays européens est également effectuée.
Matériel et méthodes
Définitions
- La mort maternelle a été définie depuis plusieurs années par lOrganisation Médicale de la Santé (OMS), voir encadré ;
- Le taux de mortalité maternelle est le rapport des décès maternels observés durant une année, au nombre des naissances vivantes de la même année, généralement exprimé pour 100 000.
DÉFINITION DE LA MORT MATERNELLE
La mort maternelle est "le décès dune femme survenu au cours de la grossesse ou dans un délai de 42 jours après sa terminaison, quelle quen soit la durée ou la localisation, pour une cause quelconque déterminée ou aggravée par la grossesse ou les soins quelle a motivés, mais ni accidentelle, ni fortuite".
Les morts maternelles se répartissent en deux groupes :
"Décès par cause obstétricale directe : ce sont ceux qui résultent de complications obstétricales (grossesse, travail et suites de couches), dinterventions, domissions, dun traitement incorrect ou dun enchaînement dévénements résultant de lun quelconque des facteurs ci-dessus";
"Décès par cause obstétricale indirecte : ce sont ceux qui résultent dune maladie préexistante ou dune affection apparue au cours de la grossesse sans quelle soit due à des causes obstétricales directes, mais qui a été aggravée par les effets physiologiques de la grossesse".
Classification Internationale des Maladies (CIM-10) [9].
Source des données
Les sources de données nécessaires aux calculs des taux de mortalité maternelle sont diverses. Au dénominateur, le nombre des naissances vivantes provient de l’exploitation du Bulletin de naissance (enfants nés vivants et viables). Au numérateur, le nombre des décès maternels provient de l’exploitation du Bulletin de décès et du Certificat médical de décès.
Les bulletins de naissance et de décès relèvent directement de l’état civil et sont exploités par l’INSEE [1].
Le certificat médical de décès, est signé par le médecin certificateur et conditionne le droit d’inhumer. Il est strictement confidentiel et anonyme.
Ce document, après avoir transité par les Directions Départementales des Affaires Sanitaires et Sociales (DDASS), est exploité par le Service d’Information sur les causes médicales de décès de l’INSERM (SC8). Depuis 1998, le certificat médical de décès comporte une question spécifique relative à la grossesse, voir ci-dessous figure 1. Sa mise en application étant progressive, on ne peut en létat actuel, savoir quel a été limpact éventuel de cette modification sur lexhaustivité du recensement des morts maternelles. Une enquête ad hoc sur cette question est en cours de préparation par l’INSERM.
Figure 1 Certificat médical de décès (extrait)
Dans la partie basse du certificat, le nouveau modèle mis en application à compter des décès de l’année 1998, contient au titre des informations supplémentaires la question suivante :
_________________________________________________________• Le décès est-il survenu pendant une grossesse (à déclarer même si cet état n’a pas contribué à la mort) ou moins d’un an aprèsI__I OuiI__I Non
Dans ce dernier cas, intervalle entre la fin de cette grossesse et le décès :
I__ I__I Mois I__ I__I Jours
3 Méthode d’analyse
A partir des données de base élaborées annuellement par le Service dinformation sur les causes médicales de décès (SC8 de lINSERM), et selon les règles édictées par lOMS, dans la Classification internationale des maladies (CIM) [9], ont été calculés les taux de mortalité maternelle de la France de 1980 à 1998, dernière année disponible, ainsi que leurs causes détaillées. De même ont été étudiées les variables : âge, nationalité et région de résidence de la femme, pour lesquelles des regroupements ont été effectués par période de cinq ans afin de limiter l’effet des variations aléatoires. Pour l’étude des disparités régionales, un test statistique a été effectué [6].
Résultats
1 - Evolution dans le temps
Depuis une vingtaine dannées le nombre annuel des décès maternels fluctue fortement, du simple au double si lon considère les extrêmes enregistrés pendant la période, 125 décès en 1981 et 65 en 1989, tableau 1. On doit cependant distinguer trois périodes : jusquau minimum de 8,5 pour 100 000 naissances vivantes en 1989, puis la période d’augmentation observée jusqu’à 1992 (12,9 pour 100 000), et ensuite des variations annuelles (taux de 13,2 en 1996 puis de 9,6 en 1997 par exemple).
La baisse observée jusqu’en 1989 a été réelle mais elle a été artificiellement amplifiée par une dégradation de l’enregistrement mise en évidence par une enquête spécifique [2] dont les résultats furent publiés et diffusés en particulier lors d’une conférence de presse du Directeur général de la Santé en avril 1991. La mise en évidence des insuffisances de la statistique de routine a vraisemblablement été suivie par une amélioration du recueil qui a conduit à observer, à partir de 1990, une augmentation du taux. Depuis 1993, les fluctuations annuelles enregistrées sont sans doute aléatoires en raison de la rareté du phénomène, mais aucune tendance à la baisse n’est décelable.
Ceci pourrait s’expliquer par des contingences démographiques, pyramide des âges particulière à la France dont l’effet se manifestera jusqu’en 2005 et par l’augmentation de l’âge moyen à la maternité dont on ne sait jusqu’où il s’élèvera [10].
Tableau 1 Effectif annuel des décès maternels, France, 1980 à 1999, taux de mortalité maternelle pour 100 000 naissances vivantes (IC 95%) et part (%) des décès maternels parmi le total des décès de femmes âgées de 15 à 49 ans.
Sources : INSEE, INSERM-SC8, INSERM-U149.
Années Décès
MaternelsNaissances
VivantesTaux (a)
p 100 000
(IC à 95%)Décès
en % (b) 1980 103 800376 12,9 0,77 1981 125 805483 15,5 0,96 1982 110 797223 13,8 0,86 1983 113 748525 15,1 0,87 1984 108 759939 14,2 0,85 1985 92 768431 12,0 0,75 1986 85 777635 10,9 0,761987
74 767828 9,6 0,82 1988 72 771268 9,3 0,79 1989 65 765473 8,5 (7,4-9,5) 0,66 1990 79 762407 10,4 (9,2-11,5) 0,86 1991 90 759056 11,9 (10,6-13,1) 0,93 1992 96 743658 12,9 (11,6-14,2) 1,02 1993 66 711500 9,3 (8,1-10,4) 0,70 1994 83 710993 11,7 (10,4-13,0) 0,91 1995 69 729609 9,5 (8,3-10,6) 0,51 1996 97 734338 13,2 (11,9-14,6) 0,67 1997 70 726300 9,6 (8,5-10,8) 0,58 1998 75(*) 738000(*) 10,2 (8,9-11,3) nda) taux pour 100 000 naissances vivantes
b) part que représentent les décès maternels sur le total des causes de la mortalité féminine entre 15 et 49 ans
* données provisoires1 - 2 Disparités régionales
Il existe des différences entre les régions, mais variables dune année à lautre, qui sont rarement significatives en termes statistiques, compte tenu des faibles effectifs impliqués, tableau 2. Toutefois, on notera qu’en 1985-89, les taux de l’Auvergne et du Languedoc-Roussillon étaient significativement supérieurs à la moyenne ; qu’en 1990-94 le Centre, les Pays de Loire et la Bretagne ont eu des taux inférieurs et que, depuis 1990, l’Ile-de-France a toujours un taux supérieur à la moyenne nationale.
Tableau 2 Effectif des décès maternels et taux pour 100 000 naissances vivantes selon les régions, en 1985-89, 1990-94 et 1995-97.
RÉGIONS 1985-1989 1990-1994 1995-1997 n décès taux n décès taux n décès taux Ile-de-France 91 11,1 124 15,0(*) 74 15,1(*) Champagne-Ardennes 11 11,3 7 8,1 6 11,9 Picardie 14 10,5 14 11,2 3 4,1 Haute-Normandie 7 5,3 15 12,5 6 8,5 Centre 13 8,7 8 5,6(*) 6 7,1 Basse-Normandie 4 4,1 6 6,8 6 11,6 Bourgogne 8 8,0 10 10,9 6 11,2 Nord-Pas-De-Calais 32 10,0 35 12,3 20 12,1 Lorraine 22 13,4 16 11,0 8 9,6 Alsace 10 8,8 13 11,6 5 7,6 Franche-Comté 11 14,7 5 7,2 8 19,4 Pays-de-Loire 19 9,2 12 6,2(*) 11 9,3 Bretagne 22 12,3 7 4,2(*) 10 9,9 Poitou - Charentes 6 6,5 10 11,8 3 5,9 Aquitaine 10 6,3 14 9,2 5 5,5 Midi-Pyrénées 7 5,3 16 12,1 8 9,9 Limousin 1 2,9 4 12,5 2 10,4 Rhône-Alpes 26 7,1 35 9,7 17 7,9 Auvergne 16 22,1(*) 7 10,6 3 7,7 Languedoc-Roussillon 20 16,4(*) 10 8,1 8 10,5 P.A.C.A 29 10,9 38 14,3 19 12,0 Corse 1 6,8 1 7,0 0 0,0 Hors Métropole 8 95,4(*) 7 91,0(*) 3 68,9(*) France 388 10,1 414 11,2 237 10,8* Différence significative d’avec la moyenne nationale
1 - 3 Mortalité maternelle selon lâge des mères
Le risque de décès maternel est très corrélé à l’âge, tableau 3. Il est minimum entre 20 et 24 ans et reste très faible jusqu’à 29 ans. Il augmente très nettement à partir de 35 ans puisqu’il est trois fois plus élevé à 35-39 ans et qu’il est douze fois plus élevé à 45 ans qu’à 20-24 ans. En ce qui concerne le très jeune âge, la grossesse est un événement si marginal, 45 naissances vivantes annuelles en moyenne parmi les moins de 15 ans, que les taux sont soumis à des variations aléatoires importantes.
Tableau 3 Effectif des décès maternels, répartition en % et taux pour 100 000 naissances vivantes, par groupe dâges, en 1985-89, 1990-94 et 1995-97.
Ages Nombre de décès
maternelsRépartition en
pourcentageTaux pour
100 000 1985-89 90-94 95-97 1985-89 90-94 95-97 1985-89 90-94 95-97 10 14 ans 1 0 0 0 0 0 319,5 0,0 0,0 15 19 8 6 2 2 1 1 7,5 7,3 5,1 20 24 58 45 25 15 11 11 6,2 6,4 7,6 25 29 101 104 64 26 25 27 6,7 7,3 7,8 30 34 123 120 68 32 29 29 13,6 12,1 10,1 35 39 72 97 62 19 23 26 21,3 24,7 23,040 44
24 36 15 6 9 6 41,0 44,4 27,3 45 et plus 1 6 1 0 1 0 30,8 145,6 35,1                    Tous âges 388 414 237 100 100 100 10,1 11,2 10,81 - 4 Mortalité maternelle selon la nationalité des femmes
Les taux de mortalité maternelle sont moins élevés parmi les femmes de nationalité française que parmi les autres femmes, tableau 4. Entre les périodes 1985 et 1994, le risque de mortalité maternelle était deux fois plus élevé pour les non européennes (taux de 23-24 pour 100 000 naissances vivantes) que pour les autres.
Tableau 4 Effectif des décès maternels, répartition en % et taux pour 100 000 naissances vivantes, par nationalité, en 1985-89, 1990-94 et 1995-97
Nationalités Nombre de décès
maternelsRépartition en
pourcentageTaux pour 100 000 France 306 329 205 78,9 79,5 86,5 8,9 10,0 10,4Union Européenne 6 11 4 1,5 2,6 1,7 7,2 14,1 9,5Autres 76 74 28 19,6 17,9 11,8 24,0 23,2 16,4Toutes nations 388 414 237 100,0 100,0 100,0 10,1 11,2 10,81 - 5 Mortalité maternelle selon les causes obstétricales
Une assez grande stabilité existe dans la répartition des décès maternels selon les pathologies, tableau 5. Au cours de la période 1995-97, les hémorragies de la délivrance ou du post partum immédiat constituent la première cause, 12 % des décès, les éclampsies représentent 8 % comme les embolies amniotiques 8 %, et les embolies pulmonaires 7 % des décès; presque aussi fréquentes sont les hémorragies ante partum ou les césariennes sans autre indication qui représentent chacune environ 6 % des causes de décès maternels.
Les décès maternels dus à d’autres complications obstétricales restent nombreux, 4% des décès, malgré une légère tendance à la baisse par rapport aux années précédentes. La moitié de ces décès résulte directement de la césarienne.
Tableau 5 Effectif des décès maternels, selon les causes obstétricales directes ou indirectes, en 1985-89, 1990-94 et 1995-97, effectifs, et répartition en (%)
CIM 9 1985-89 1990-94 Répartition en % 1985-1994 1995-97
n (%)Hémorragies 81 82 (20,3) 44 (18,6)(634-639)1 Dont : Au cours des avortements 3 3 2633 Grossesse ectopique 16 6 1640-641(sf. 2) Ante partum et placenta previa 22 19 14666.0-3 Du post partum 40 54 27Maladies thrombo-emboliques 30 41 (8,9) 25 (10,5)(634-639).6 Dont : Au cours des avortements 3 7 0673.2,3 Embolies pulmonaires 21 26 16671 Phlébites et complications veineuses 6 8 9673.1 Embolies amniotiques 24 18 (5,2) 18 ( 7,6)Hypertension artérielle 55 59 (14,2) 37 (15,6)641.2 Dont : Hématome rétro placentaire 7 5 4642.6,7 Eclampsie 27 28 18642.0,1-5,9 Autres maladies hypertensives 21 26 15Infections 24 27 (6,4) 10 ( 4,2)(634-639).0 Dont : Au cours des avortements 3 1 3670 Septicémies puerpérales 6 8 4658.4 Chorio amniotite 4 1 0646.6, 647 Maladies infectieuses et parasitaires 7 15 3632.0 Rétention de mort fœtale in utero 4 2 0648.5,6 Troubles cardiaques 14 29 (5,4) 20 ( 8,4)674.0 Accidents cérébro vasculaires 17 20 (4,6) 9 ( 3,8)Complications obstétricales 88 62 (18,7) 29 (12,2)669.7 Dont : Césariennes sans autre indication 65 36 15669.4,5 Complications chirurgicales autres 12 9 5665.1 Rupture utérine 8 7 5(634-639).2-5,7 Autres traumatismes obstétricaux 3 10 4668 Complications anesthésiques 1 6 (0,87) 3Affections compliquant la grossesse sq 23 50 (9,1) 18 ( 7,6)643, 646.1-5, 7-9 Dont : Compliquant la grossesse 8 22 0648.0-4, 7-9 Autres affections maternelles 1 19 14674.8 Complications dans les suites 11 4 2674.9 Mort subite dans les suites 3 5 2Autres causes 31 20 (6,4) 24 (10,1)Total toutes causes 388 414 (100,0) 237(100,0)1 - 6 Comparaisons internationales
Elles reposent sur les données détat civil telles quelles sont communiquées par les organismes statistiques nationaux à lOrganisation mondiale de la santé (OMS) [8]. Il nest pas possible de vérifier leur exhaustivité et les comparaisons doivent donc être faites avec prudence. Le classement des principales causes de décès, prises en compte dans ces publications, est peu compatible avec ce quen attendent les professionnels de lobstétrique dans notre pays. Malgré toutes ces insuffisances, il est très instructif de confronter les taux et la répartition des principales causes obstétricales observées en France à celles observées dans les pays européens.
D’après les données disponibles pour la période 1990-94 dans plusieurs pays européens, le taux de mortalité maternelle était plus élevé en France que dans la plupart de ceux-ci (tableau 6) [3]. Les hémorragies per et post partum et les causes obstétricales indirectes étaient deux fois plus fréquentes dans notre pays que dans les autres pays européens pris ensemble. En revanche, les décès du premier trimestre, avortements et grossesses extra utérines étaient moins fréquents.
Plus récemment une comparaison des données françaises avec celles du dernier rapport triennal publié au Royaume Uni a fait indirectement évoluer l’opinion que nous avions de la situation en France. Ayant modifié la méthode de dénombrement des morts maternelles, par adjonction aux informations collectées par le système d’enquête confidentielle des informations issues de l’état civil, le taux de mortalité maternelle du Royaume Uni est passé de 9,9 à 12,0 pour 100 000 naissances vivantes en 1995-97 [4]. Ainsi, il semble que le taux britannique soit finalement proche du taux français. Toutefois des taux inférieurs, obtenus par des méthodes fiables, caractérisent les Pays-Bas (taux de 9,7 en 1983-92 ), le Japon (taux de 9,5 en 1991-92 ) ou la Suède (taux de 7,4 sur la période 1980-88) [11, 7, 5].
Tableau 6 Comparaisons internationales, nombre de décès et taux pour 100 000 d’après les données d’état civil, en 1990-94
Source [3]
Pays Effectifs des décès maternels Taux pour 100000 naissances Intervalle de confiance à 95% FINLANDE 18 5,5 3,3-8,7DANEMARK 18 5,6 3,3-8,8NORVÈGE 18 6,0 3,5-9,5AUTRICHE 29 6,2 3,9-8,5PAYS-BAS 69 7,0 5,4-8,7ROYAUME-UNI 270 7,0 6,1-7,8ALLEMAGNE 292 7,1 6,3-7,9PORTUGAL 54 9,5 6,9-12,0FRANCE 414 11,2 10,1-12,3HONGRIE 88 14,5 11,5-17,5TOTAL PAYS 1385 6,9 6,8-7,0En conclusion
L’enregistrement systématique et exhaustif des causes médicales de décès, lié au fonctionnement ordinaire de l’état civil, est un élément indispensable à la surveillance de la mortalité maternelle en France, pour tout ce qui concerne l’analyse des tendances à moyen terme et les comparaisons internationales.
La qualité de cet enregistrement doit être, dans toute la mesure du possible, amélioré en permanence. En particulier, les informations relatives aux causes de mort, provenant des Instituts médico-légaux, devraient être systématiquement transmises au Service des causes médicales de décès (SC8).
Les taux de mortalité maternelle n’ayant pas évolué au cours des dernières années et restant supérieurs à ceux des pays scandinaves, incitent à préconiser une politique active d’amélioration des soins obstétricaux pour la mère. Et la multiplication par 3 du risque de mourir en couches pour les femmes âgées de 35-39 ans par rapport à celles de 20-24 ans, incite à diffuser l’information.
Les données des DOM et TOM devraient être incluses et faire l’objet de la même enquête approfondie car la fréquence de la mortalité maternelle semble y être élevée.
Références
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11. Schuitemaker N, Van Roosmalen J, Dekker G, Van Dongen P, Van Geijn H, Bennebroek Gravenhorst J. Underreporting of maternal mortality in The Netherlands. Obstet Gynecol 1997; 90 : 78- 82.