La nutrition

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3.2.3.1 Campagne 2001 : Les fruits et les légumes (octobre 2001)

Augmenter la consommation de fruits et légumes afin de réduire d’au moins 25% le nombre est un des 9 objectifs prioritaires du programme national nutrition santé.

Dans ce cadre, le Ministre délégué à la santé avec la CNAMTS et le CFES, a présenté le 29 novembre 2001 une campagne grand public visant à promouvoir la consommation de fruits et légumes dans un but de santé. Apportant des repères et recommandations de consommation, cette campagne valorise l’effet protecteur des fruits et légumes sur la santé.

3.2.3.1.1 - Consommation actuelle des fruits et des légumes
3.2.3.1.2 - Le rôle préventif des fruits et des légumes sur certaines maladies
3.2.3.1.3 - Les recommandations : au moins cinq fruits ou légumes par jour
3.2.3.1.4 - Le dossier de presse et le discours de B. Kouchner
3.2.3.1.5 - La campagne de communication du Comité Français d’Education pour la santé

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3.2.3.1.1 Consommation actuelle de fruits et légumes
Actuellement, les légumes sont surtout consommés à domicile et en majorité lors des deux repas principaux en accompagnement de viandes ou de poissons. Les fruits sont également principalement consommés lors du déjeuner et du dîner. Le fruit cru en fin de repas est de loin le mode de consommation le plus courant.
Dans l’étude SU.VI.MAX, la consommation moyenne de fruits est de 211 g/j chez les hommes (45 à 60 ans)et de 187 g/j chez les femmes (35 à 60 ans) et la consommation moyenne de légumes est de 119 g/j chez les hommes et de 113 g/j chez les femmes. Ainsi, les Français consomment de façon insuffisante des fruits et légumes.
Malgré les qualités que le consommateur reconnaît aux fruits et légumes, on compte en France 60% de sous-consommateurs.

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3.2.3.1.2 Le rôle préventif des fruits et légumes sur certaines maladies

Les maladies cardiovasculaires et les cancers
Au cours de ces 30 dernières années, plus de 250 études de type cas-témoin, cohorte ou écologique, ont été menées à travers le monde pour étudier la relation entre la consommation de fruits et légumes et le cancer et le risque de cancer. Dans plus de 80 % d’entre elles, on a pu mettre en évidence un effet protecteur d’un ou plusieurs groupes de fruits et légumes. Aucune étude n’a trouvé d’effet défavorable. Pour la plupart des sites de cancer, les sujets dont les apports en fruits et légumes sont les plus faibles ont 1,5 à 2 fois plus de risque de développer un cancer que les sujets ayant les consommations les plus élevées.
De la même façon, les études épidémiologiques transculturelles, cas-témoins et prospectives sont très largement en faveur d’un rôle protecteur des fruits et légumes vis-à-vis des maladies cardiovasculaires et plus particulièrement vis-à-vis des accidents vasculaires cérébraux.
Cet effet protecteur vis à vis des cancers et des maladies cardiovasculaires pourrait s’expliquer, par l’action de plusieurs des composants des fruits et légumes, notamment les composés antioxydants (bêta-carotène, vitamine C, vitamine E, polyphénols, …) capables de s’opposer à l’accumulation au niveau cellulaire des radicaux libres, ces dérivés activés de l'oxygène dont l’accumulation aboutit à des lésions de l’ADN et des membranes favorisant les processus de cancérogenèse et d’athérogénèse.
Le risque de développer un cancer ou une maladie cardiovasculaire est multiplié par 2 à 6 chez les sujets dont les apports ou les taux sériques de bêta-carotène, vitamine C, vitamine E sont les plus faibles.

Dans l’état actuel des connaissances, il n’y a pas de certitude sur les mécanismes de protection impliqués dans le développement tumoral, ni sur les composants alimentaires spécifiques qui seraient concernés, d’où la prudence des recommandations préventives actuelles qui restent globales sur la consommation de fruits et légumes. Cependant, on peut citer de nombreux travaux mettant en évidence le rôle protecteur des antioxydants. Ainsi, il a été montré une forte relation inverse entre le risque de cancer et les apports alimentaires ou le niveau plasmatique de bêta-carotène. Dans environ 50 études épidémiologiques, les sujets dont les apports en vitamine C sont les plus faibles ont un risque relatif de cancer de 1,5 à 2 fois plus élevé.
De plus, une étude réalisée en Finlande a mis en évidence que le risque de développer un cancer du poumon est multiplié par 6,6 chez les hommes dont les taux sériques d’alpha-tocophérol sont les plus faibles ; par 2,6 chez ceux dont les taux sériques de bêta-carotène sont les plus faibles et par 1,5 pour ceux dont les taux de sélénium sériques sont les plus faibles et par 12 chez les sujets ayant les taux sériques les plus bas pour l’ensemble des 3 micronutriments.
Si les connaissances sont suffisantes et consensuelles pour recommander un apport adéquat de fruits et légumes (au moins 400 g par jour correspondant à au moins 5 fruits et légumes par jour), aucun élément disponible ne permet de recommander une auto-supplémentation en vitamines et/ou minéraux antioxydants sous formes de suppléments " médicamenteux " (pilules, barres,…).

L’obésité et le diabète
Les fruits et les légumes sont caractérisés par un faible index glycémique, ce qui induit, lorsqu’ils sont consommés, une faible sécrétion d’insuline, hormone lipogène (favorise le stockage de graisses) et une énergie plus lentement diffusée. La forte proportion de fibres qu’ils contiennent et leur faible densité calorique accélèrent le processus de satiété. Ces deux caractéristiques physico-chimiques font des fruits et des légumes des aliments de choix pour la prévention de l’obésité et du diabète de type 2.

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3.2.3.1.3 Les recommandations : Au moins cinq fruits ou légumes par jour
L’effet protecteur des fruits et des légumes pourrait être attribué à un ensemble d’éléments présents dans les fruits et légumes ou associés à leur consommation :
fibres, vitamines, oligo-éléments, caroténoïdes, antioxydants, polyphénols, vitamine B9, potassium, phytostérols. C’est bien la consommation de l’aliment entier, fruit et légume qui est souhaitable, sous n’importe quelle forme puisque c’est ainsi que les études ont livré leurs conclusions, et sous les formes qui sont disponibles sur les étals des marchés, dans les petites ou grandes surfaces ou encore dans les jardins des particuliers

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3.2.3.1.4 Le dossier de presse et le discours de B. Kouchner
Une campagne de promotion de la consommation des fruits et légumes a été lancé le 29 octobre 2001 par Bernard Kouchner, Ministre délégué à la santé, avec l’Assurance Maladie et l’INPES. Cette campagne grand public vise à promouvoir la consommation de fruits et légumes dans un but de santé. Apportant des repères et recommandations de consommation, elle valorise l’effet protecteur des fruits et légumes sur la santé. Elle constitue le premier élément d’un programme d’éducation nutritionnelle, partie prenante des actions du programme national nutrition santé développé tout au long de l’année 2002.

Pour accéder au communiqué de presse, cliquer sur ce lien.

Pour lire le discours de Bernard Kouchner (29/10/2001), cliquer sur ce lien.

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3.2.3.1.5 La campagne de communication du Comité Français d’Education pour la santé
Déclinée à partir de la campagne presse, la campagne d'affichage réalisée par le CFES interpelle sur le lien existant entre fruits et légumes - sous toutes leurs formes - et protection de la santé. Elle a pour objet de renforcer l'impact de la campagne presse et d'assurer la fonction évènementielle de placement de la nutrition au centre des préoccupations de santé publique.
Elle sera visible du 7 au 18 novembre sur l'ensemble du territoire.
Pour visualiser les images de la campagne d’affichage, cliquer sur ce lien.

Différents documents sont disponibles sur le site internet du CFES :
Présentation de la campagne de communication : contexte/objectifs/dispositifs
Publications destinées au grand public, aux professionnels de la santé ou de l’éducation.
Pour consulter le site internet du CFES, cliquez sur ce lien.
Attention, vous quittez le site du Ministère.

 

Source : DGS/Sous-direction 5 - Pathologies et santé
et Bureau des systèmes d’information.
8, avenue de Ségur, 75007 Paris.
Rédaction : juin 2001.
Actualisation : juillet 2003

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