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> Les brèves > Information sur la campagne de vaccination contre les infections invasives (...)
Le 08 janvier, l’InVS signalait une situation de cas groupés d’infections invasives à méningocoque (méningites et septicémies) sur la commune de Barcelonnette (quatre cas survenus dans un délai de dix jours). Une analyse épidémiologique complémentaire sur la situation de l’ensemble du département a été réalisée par l’InVS et une comparaison des souches effectuée par le centre national de référence des méningocoques.
Ces éléments montrent qu’il existe une situation de cas groupés d’infections invasives à méningocoque C en lien avec la circulation d’une souche de sérogroupe C.
Sur avis des instances d’expertise, le directeur général de la santé a décidé de recommander les mesures suivantes :
La DDASS des Alpes de Haute Provence a mis en place la vaccination rapidement (les 24 janvier et 25 janvier).
Aucune recommandation de vaccination pour les personnes non résidentes de la vallée n’avait été émise.
Entre le 5 et le 8 février, trois nouveaux cas d’IIM ont été signalés. Ces cas surviennent pour deux d’entre eux dans une tranche d’âge non ciblée lors de la première campagne (23 et 26 ans). La survenue de ces cas montre la persistance de la circulation bactérienne et un taux d’attaque élevés dans une tranche d’âge habituellement peu touchée, les plus de 20 ans.
La direction générale de la santé a recommandé pour la population résidente :
Cette nouvelle campagne de vaccination se mettra en place les 21 et 22 février.
En ce qui concerne les personnes non résidentes et se rendant dans la vallée de Barcelonnette dans les prochains jours pour des séjours temporaires :
Le risque de contamination pour des enfants et adolescents se rendant en séjour collectif dans la vallée, quand la collectivité fonctionne en milieu fermé, est identique à celui d’un séjour collectif partout en France. Il n’y a donc pas lieu de prendre des mesures particulières.
Ce risque est en revanche augmenté par trois facteurs :
Il convient donc d’analyser la situation au cas par cas, et, si un facteur de risque décrit ci dessus est présent, il est recommandé :
La vaccination par un vaccin C conjugué dans les plus brefs délais des encadrants locaux de moins de 29 ans ;
La vaccination des enfants, adolescents et des jeunes adultes de moins de 29 ans qui se rendront en séjour collectif (classes de neige, classes vertes, clubs sportifs…) dans la vallée du 24 février au 3 mars.
• Pour les personnes se rendant sur site en séjour individuel, il n’y a pas de recommandation de vaccination. Le risque doit être évalué avec le médecin traitant qui peut proposer une vaccination aux personnes de la tranche d’âge concernée (les 2 mois - 29 ans). Il est important de rappeler que la protection n’est effective que 10 jours après l’injection, que la mise en place de la campagne de vaccination doit permettre d’interrompre la circulation bactérienne à partir du 3 mars et que le risque est majoré en cas de fréquentation de lieux où les contacts sont étroits et prolongés, en particulier lors des sorties nocturnes.
Pour mémoire :
1. Vaccination par le vaccin conjugué C ;
• Nourrisson à partir de 2 mois jusqu’à 12 mois :
• Enfants âgés de plus de un an, adolescents et adultes :
• Il n’y a pas lieu de revacciner une personne ayant déjà été vaccinée avec un vaccin conjugué C.
• Seul vaccin utilisable pour les moins de deux ans
2. Vaccination avec un vaccin polysaccharidique
Une personne ayant été vaccinée depuis moins de 3 ans par le vaccin polysaccharidique
A+C ou le vaccin tétravalent A, C, Y, W135 est immunisée et ne doit donc pas être revaccinée .
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