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Intoxications au CO : circonstances de survenue

29 octobre 2008
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Dans une majorité des cas, les accidents résultent :

  • de la mauvaise évacuation des produits de combustion (conduit de fumée obstrué ou mal dimensionné)
  • de l’absence de ventilation dans la pièce où est installé l’appareil (pièces calfeutrées, sorties d’air bouchées)
  • du défaut d’entretien des appareils de chauffage et de production d’eau chaude ainsi que les inserts, poêles, cuisinières, chauffages mobiles d’appoint
  • de la vétusté des appareils
  • de la mauvaise utilisation de certains appareils (appareils de chauffage d’appoint utilisés en continu par exemple, groupes électrogènes ..)
  • de l’incompatibilité des différentes installations présentes dans un même logement (exemple : foyer ouvert et chaudière).

On observe souvent, lors d’accident, un cumul de défauts et d’autres facteurs cités.

Tous les types d’appareils, quel que soit le combustible utilisé, sont une source de monoxyde de carbone, en quantité variable selon la nature de ce combustible et la qualité de la combustion :

  • les chaudières à bois, à charbon, à gaz, ou à fioul
  • les chauffe-eau et chauffe-bain
  • les inserts de cheminées, les poêles
  • les chauffages mobiles d’appoint
  • les cuisinières à bois, à charbon, ou à gaz
  • les moteurs automobiles dans les garages
  • les groupes électrogènes à essence ou à fioul et tout moteur thermique fixe ou mobile
  • les appareils « de fortune » type brasero

Les familles socialement et économiquement fragiles sont plus exposées au risque d’intoxication au CO car les appareils de chauffage sont vétustes, leur entretien et celui des systèmes de ventilation peut être négligé par souci d’économie. Il y a rarement une seule victime, mais plus souvent toute une famille, parents et enfants.

Des cas d’intoxication collective sont observés régulièrement dans des grandes surfaces, des restaurants, des églises ou des patinoires, faisant alors plusieurs dizaines de victimes de tous âges.

Des situations climatiques particulières, temps bas et brouillard par exemple, ou des situations exceptionnelles, intempéries et grand froid, entraînent une élévation des risques et ce, d’autant plus qu’elles s’accompagnent de l’utilisation massive de chauffages de fortune pour compenser une détérioration des installations habituelles (groupe électrogène, poêle à pétrole, brasero..).

Citons le cas particulier de la tempête de décembre 1999, où les risques étaient majorés : conduits de fumée ou caissons d’extraction collective arrachés, utilisation de groupes électrogènes à l’intérieur de locaux (alors qu’ils sont normalement destinés à l’extérieur) pour cause de coupure d’électricité.

Certaines caractéristiques régionales aggravent aussi le risque : vulnérabilité de la région Nord lors des périodes de brouillard, qui entraînent un grand nombre d’intoxications simultanées, justifiant parfois le déclenchement du Plan rouge.

Source :

Direction générale de la santé
Sous direction Prévention des risques liés à l"environnement et à l’alimentation
Bureau EA2 - Environnement intérieur, accidents de la vie courante et maladies du travail
14, avenue Duquesne - 75007 Paris
Mise en ligne : décembre 2003
Actualisation : octobre 2008

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