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Introduction

13 juillet 2009
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Les documents présentés dans ce dossier s’adressent à tous les usagers de la santé et à leur famille ainsi qu’à des professionnels issus d’horizons très divers, reflétant le caractère interdisciplinaire des prises en charge actuelles : professionnels de la santé, professionnels sociaux et médico-sociaux, de la justice et de l’éducation nationale, mais aussi élus locaux participant à la mise en œuvre de la politique de santé mentale (communes, conseils généraux…).

1 - Définitions

Selon la définition de l’OMS, la santé mentale est « un état de bien-être permettant à chacun de reconnaitre ses propres capacités, de se réaliser, de surmonter les tensions normales de la vie, d’accomplir un travail productif et fructueux et de contribuer à la vie de sa communauté ».

Les pays européens (commission européenne de l’Union européenne et conférence ministérielle européenne de l’OMS (2006) distinguent la santé mentale « positive », notion proche de celle du « bien-être » et la santé mentale « négative » qui regroupe d’une part la détresse psychologique témoignant d’une souffrance psychique plus ou moins importante et, d’autre part, les troubles mentaux.

La souffrance psychique est un état de mal-être qui n’est pas forcément révélateur d’une pathologie ou d’un trouble mental. C’est la mesure de son degré d’intensité, sa permanence et sa durée ainsi que ses conséquences qui peuvent conduire à la nécessité d’une prise en charge sanitaire.

Les troubles mentaux sont plus ou moins sévères, de durée variable et peuvent entraîner une situation de handicap psychique. Ils relèvent d’une prise en charge médicale. Les pathologies mentales ou psychiatriques font référence à des classifications diagnostiques internationales correspondant à des ensembles de troubles mentaux (symptômes) et de critères spécifiques.

La souffrance psychique et les troubles mentaux ne sont donc pas des notions exclusives l’une de l’autre.

2 - Situation actuelle

Les troubles mentaux

En 2005, une enquête internationale (ESEMED-EPREMED) a estimé à plus d’un tiers de la population française les personnes ayant souffert d’au moins un trouble mental au cours de leur vie et à une sur cinq celles qui en avaient souffert dans l’année en cours, les troubles anxieux étant les plus fréquents (12 à 13 % des personnes interrogées) suivis par les troubles de l’humeur (8 à 11%).

Les pathologies

En 2005, le diagnostic d’état dépressif sévère avait touché, dans les 12 derniers mois, 2 à 3% de la population en France et l’anxiété généralisée 1 à 2 %. Sur une vie entière, les troubles d’allure psychotiques avaient touché environ 3 % de la population et le diagnostic de schizophrénie un peu moins de 1%.

Prés d’1,3 million d’adultes et 500000 enfants et adolescents étaient pris en charge par les secteurs de psychiatrie en 2003.

Les pathologies psychiatriques sont au premier rang des causes médicales à l’origine d’une attribution de pension d’invalidité en 2006, la 2ème cause médicale d’arrêt de travail et la 4ème cause d’affection de longue durée en 2004.

Les suicides

En 2005, le nombre de décès par suicide en France était proche de 11000 personnes et le taux brut de décès par suicide était de 17,7 pour 100000 habitants. La même année, le taux de décès par suicide était pour l’ensemble des 27 états membres de l’Union européenne de 11,09 pour 100000 habitants. Les personnes soufrant de troubles mentaux et de pathologies psychiatriques sont à haut risque de décès par suicide.

Les conséquences des troubles mentaux et des pathologies psychiatriques sont lourdes autant pour la personne qui en souffre que pour sa famille.

Le coût direct et indirect des troubles mentaux et des pathologies psychiatriques a été estimé en 2005 à 3 à 4 % du PIB de l’Union européenne.

3 - Les objectifs de la politique de santé mentale

La loi 2004-806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique a fixé cinq objectifs à la politique de santé mentale :

  • Réduire la marginalisation sociale et la stigmatisation des personnes atteintes de troubles psychiatriques,
  • Réduire de 10% le nombre de psychotiques chroniques en situation de précarité,
  • Réduire de 20% le nombre de suicides en population générale,
  • Réduire de 20% le nombre de personnes souffrant de troubles bipolaires, dépressifs ou névrotiques non reconnus,
  • Augmenter de 20% le nombre de personnes souffrant des troubles dépressifs ou névrotiques et anxieux traités selon les recommandations de bonne pratique clinique.

Pour atteindre ces objectifs, diverses mesures sont mises en œuvre afin d’ améliorer le repérage et la prise en charge de la souffrance psychique. Il est nécessaire de favoriser le diagnostic précoce des pathologies mentales, d’organiser une offre de soin adaptée, d’initier et de soutenir les démarches d’amélioration de la qualité des pratiques professionnelles et d’évaluation de celles-ci. Il s’agit également de permettre aux associations de malades souffrant de pathologies mentales et à leurs familles de participer pleinement à l’amélioration du dispositif de prise en charge et au soutien aux personnes malades.

Ces objectifs impliquent également de soutenir la recherche et la surveillance épidémiologique en santé mentale.

Par ailleurs, des actions spécifiques en direction des personnes en situation de handicap du fait de troubles psychiques et de leurs aidants naturels sont développées notamment dans le champ de l’insertion sociale et de l’insertion professionnelle. Ces actions font suite à la loi n°2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées qui a inclus « l’altération substantielle, durable ou définitive… des fonctions psychiques » dans le champ du handicap.

L’ensemble de ces objectifs et de ces actions répond à des préoccupations identiques à celles du pacte européen pour la santé mentale auquel la France a adhéré en juin 2008.

Source :

Direction générale de la santé (DGS)
Sous direction "promotion de la santé et prévention des maladies chroniques"
bureau de la santé mentale

Direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins (DHOS)

Actualisation : juillet 2009

<p>Madame Marisol Touraine</p>

Marisol Touraine - Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes

Mots-clés

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