> Dengue > La dengue : information - prévention - historique
La dengue est une maladie infectieuse présente dans toutes les régions tropicales. Elle est transmise par la piqûre d’un moustique diurne du genre Aedes (Aedes aegypti, Aedes albopictus, Aedes polynesiensis), infecté par un virus de la dengue.
Il n’y a pas de transmission directe de personne à personne.
La dengue sévit sur un mode endémo-épidémique dans les Caraïbes et sur le continent latino-américain, en Océanie, dans les îles du Pacifique Sud et de l’Océan Indien, en Asie du Sud et du Sud-est, et, à un moindre degré, dans les pays de l’Afrique intertropicale. On recense plus de 70% de la charge de morbidité en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique occidental.
Ce virus circule régulièrement dans les départements français des Amériques (Martinique, Guadeloupe, Guyane), dans les iles françaises du pacifique et de l’océan indien.
Le moustique Aedes albopictus, vecteur potentiel de la dengue (mais également du chikungunya) est également présent dans certains départements du sud de la France. Dans ces départements, le risque d’une circulation autochtone de la dengue suite à l’introduction du virus par un voyageur malade est donc possible.
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Infographie « Comment pourrait survenir une épidémie de chikungunya ou de dengue en France et comment la prévenir ? » (PDF - 822.6 ko) |
Les symptômes sont le plus souvent de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures) se manifestent dans les 3 à 14 jours (4 à 7 jours en moyenne) qui suivent la piqure par le moustique. La dengue touche indifféremment les nourrissons, les jeunes enfants et les adultes. L’hospitalisation est parfois nécessaire. Dans les cas de formes hémorragiques, qui restent rares, la maladie peut être grave voire entrainer le décès.
Quatre types (ou sérotypes) de virus sont dénombrés, désignés par dengue 1 (DEN-1), dengue 2 (DEN-2), dengue 3 (DEN-3) et dengue 4 (DEN-4). Il est donc théoriquement possible de contracter 4 fois la Dengue (en effet si l’on a été infecté par un sérotype de dengue, on est immunisé ensuite uniquement contre celui-ci). Il n’existe ni traitement curatif spécifique ni vaccin contre la dengue.
La lutte contre les moustiques vecteurs et la protection individuelle (répulsif, port de vêtements longs et amples…) constituent les meilleurs moyens de réduire le risque épidémique. Les personnes résidant dans une zone susceptible d’être concernée par une endémie ou une épidémie de dengue peuvent contribuer à diminuer ce risque en luttant contre les moustiques et notamment en détruisant ou en asséchant les gîtes potentiels, que constitue toute réserve d’eau stagnante à l’extérieur ou à l’intérieur du domicile. La lutte contre les moustiques est l’affaire de tous.
Les voyageurs se rendant dans les pays où circule le virus de la dengue doivent prendre des mesures de protection individuelle durant les heures d’activité des moustiques, en l’occurrence durant la journée (mais également durant la nuit quand coexiste un risque de transmission du paludisme). En cas d’apparition d’une maladie fébrile pendant et dans les 7 jours suivant le retour d’un séjour, ils doivent consulter au plus tôt un médecin.
Dispositif de lutte contre la dissémination du moustique "Aedes albopictus" en France métropolitaine (communiqué de presse du 30 avril 2013) |
Source :
Direction générale de la santé
Sous-direction prévention des risques infectieux RI1
DGS/RI1
14 avenue Duquesne - 75350 Paris 7 SP
Actualisation : avril 2013

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