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> La politique en faveur des maladies rares > La politique en faveur des maladies rares en France : historique
En 1995, la Ministre des affaires sociales, Simone Veil, a créé la Mission des médicaments orphelins, dirigée par Annie Wolf. Cette décision faisait suite au rapport « Les orphelins de la santé » remis au directeur de l’Inserm en automne 1994 qui proposait un ensemble de mesures en faveur des maladies rares, notamment la mise en place d’une politique d’incitation en faveur des médicaments orphelins tant au niveau national qu’au niveau européen. Cette Mission a permis, en outre, de contribuer à la promotion de la banque de données multilingue « Orphanet » en 1996, de la plate forme maladies rares, et de soutenir des projets de recherche sur les maladies rares.
Le 13 mars 1999, un Forum citoyen sur les maladies rares, « Maladies rares et système de santé » s’est tenu, à Paris, dans le cadre des Etats généraux de la santé. Il réunissait des malades, des responsables associatifs et des professionnels de santé et a permis de mettre à jour les besoins des patients, les difficultés qu’ils rencontrent dans leur vie quotidienne. Des propositions d’actions pour le gouvernement et les partenaires ont été faites : soutenir la recherche, consolider la politique en faveur des médicaments orphelins, améliorer l’accès au diagnostic et aux soins dans le cadre de réseaux pluridisciplinaires, promouvoir l’information, soutenir les associations de malades.
En 2001, Bernard Barataud, alors président de l’AFM, a présenté devant le Conseil économique et social un rapport intitulé « Cinq mille maladies rares, le choc de la génétique – constat, perspectives et possibilités d’évolution ». Ce travail, qui a permis d’ouvrir des pistes et de définir des axes prioritaires d’action, proposait notamment :
Le 23 octobre 2001, le Ministre délégué à la santé a inauguré la Plateforme Maladies Rares, regroupant sur un même site les principaux acteurs œuvrant en faveur des personnes atteintes de maladies rares et de leurs familles :
L’action de la Fédération des maladies orphelines (FMO) créée en 1995, en faveur des patients et de leurs familles, a été reconnue d’utilité publique en 2006.
A l’initiative du ministère de la Recherche et de l’industrie, avec un partenariat public et privé un réseau pour la génomique humaine et l’innovation médicale le « GenHomme » a été créé en juin 2000 pour faire face aux enjeux scientifiques et économiques de la génomique humaine (la génomique a pour objet de dresser le catalogue de tous les gènes d’un organisme et d’en comprendre le fonctionnement) et valoriser les résultats de la recherche dans ce domaine. Dans le cadre de la politique nationale de développement du secteur des biotechnologies, le Réseau Innovation Biotechnologies (RIB) a vu le jour en 2004. Il étend à l’ensemble des biotechnologies l’action du Réseau GenHomme qui, en quatre ans, a permis de labelliser 90 projets regroupant 244 partenaires, dont un tiers d’entreprises, et a suscité le dépôt de nombre de brevets.
En octobre 2001, le ministre délégué à la santé crée le « Comité de génétique clinique » chargé de contribuer à la mise en œuvre du progrès médical et à l’amélioration de l’organisation des soins en matière de génétique prédictive, diagnostique, et thérapeutique. Ce comité comprend des experts en génétique, des associations de malades et des membres de l’administration. Il a pour objectif de conseiller le ministre de la santé dans la mise en œuvre de sa politique pour les maladies rares, et pour première mission de proposer les modalités d’organisation de la " filière ADN " en France, afin d’assurer le transfert de la recherche génomique vers les pratiques diagnostiques et thérapeutiques.
L’organisation des soins en faveur des maladies rares se structure progressivement afin d’améliorer l’accès au diagnostic et aux soins par la constitution de centres de référence ou/et de ressources ayant acquis une compétence et un savoir faire dans une pathologie donnée travaillant en coordination avec les acteurs sanitaires de proximité (hôpitaux, médecins et paramédicaux) pour optimiser la prise en charge du malade.
En 2003, Jean-Fançois Mattei, Ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées, a annoncé dans le cadre de la loi de santé publique 2004-2007, un plan stratégique pour améliorer la prise en charge des personnes atteintes de maladies rares.
Cette loi quinquennale définit, dans un rapport annexé, ces objectifs ainsi que les principaux plans d’action que le Gouvernement entend mettre en œuvre (article L. 1411-2). Pour la période 2004-2008, 5 plans stratégiques ont été prévus par le rapport annexé à la loi de santé publique. Selon les termes du rapport, ces plans organisent des ensembles d’actions et de programmes cohérents pour répondre aux problèmes de santé nécessitant une coordination des actions d’intervenants multiples sur plusieurs années :
Sources :
Direction générale de l’offre de soins (Dgos)
Sous-direction du pilotage de la performance des acteurs de l’offre de soins (PF)
Bureau de la qualité et sécurité des soins (PF2)
14, avenue Duquesne - 75350 Paris 07 SP
Courriel : DGOS-PF2[@]sante.gouv.fr
Mise en ligne : février 2009
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