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La vigilance des pouvoirs publics

24 février 2011
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Afin de diminuer encore les doses de mercure diffusées dans l’organisme et dans l’environnement, les pouvoirs publics ont pris des mesures réglementaires et formulé des recommandations relatives aux amalgames dentaires :

  • tous les amalgames commercialisés en France sont conditionnés en capsules pré-dosées évitant l’excès de mercure dans l’amalgame et la diffusion de vapeurs de mercure dans l’atmosphère ;
  • seuls sont disponibles sur le marché les amalgames de type « non gamma 2 » : ils ont des performances et une longévité supérieures aux amalgames d’ancienne génération, sont plus résistants à la corrosion et libèrent très peu de mercure ;
  • les cabinets dentaires doivent obligatoirement, depuis le 7 avril 2001 (cf. arrêté du 30 mars 1998 relatif à l’élimination des déchets d’amalgame issus des cabinets dentaires), être équipés d’un séparateur d’amalgame empêchant que les déchets mercuriels ne soient rejetés avec les effluents ;
  • le retraitement des déchets d’amalgames par des sociétés spécialisées est obligatoire ;
  • la pose et la dépose d’amalgame (qui libèrent des vapeurs de mercure) sont déconseillées chez la femme enceinte ou allaitante. Mais l’allaitement maternel n’est pas contre-indiqué chez la mère portant des amalgames et le retrait systématique des amalgames ne se justifie pas ;
  • compte tenu de la libération de vapeurs de mercure provoquée par l’action des peroxydes sur les amalgames, il est déconseillé d’effectuer l’éclaircissement (ou « blanchiment ») des dents obturées à l’amalgame ;
  • par précaution, les amalgames dentaires ne doivent pas être utilisés chez les patients dont le rein est fragilisé par un antécédent de glomérulonéphrite.

Enfin, depuis février 2005, un réseau d’experts en toxicologie, pharmacologie et odontologie a été mis en place dans quinze régions : Il assure l’accueil, et la prise en charge des personnes souffrant de pathologies qu’elles attribuent aux amalgames dentaires et les oriente vers des consultations multidisciplinaires spécialisées qui permettent un recueil d’informations standardisées et évaluées périodiquement. A ce jour, aucun des troubles présentés par les personnes reçues dans ce cadre n’a pu être relié à la présence d’amalgames.

Source :
Direction Générale de la Santé
Sous direction Promotion de la santé et prévention des maladies chroniques
14 avenue Duquesne
75350 PARIS SP 07
Mise en ligne : février 2011

Mots-clés

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