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On sait aujourd’hui qu’il est important de traiter une infection par le VIH car le traitement empêche dans la plupart des cas que la maladie ne progresse vers le stade SIDA
Les traitements ne guérissent pas de l’infection et ne peuvent pas « tuer » le virus mais de gros progrès ont été faits. Les traitements comprennent moins de pilules qu’avant et les effets secondaires sont mieux reconnus par les médecins. Cela nécessite quand même de prendre les médicaments tous les jours sans oublier. Les traitements n’empêchent pas la personne porteuse de l’infection de transmettre l’infection à son (ses) partenaires s’ils ne se protègent pas.
Lorsqu’une personne est contaminée par le VIH, il est important qu’elle aille voir le médecin et se fasse suivre régulièrement. Le médecin appréciera le moment où il est nécessaire de lui proposer un traitement pour éviter que l’infection à VIH évolue vers le Sida.
A partir d’une prise de sang, selon la méthode utilisée, les tests de dépistage du VIH permettent de détecter :
soit le virus lui-même ;
soit les anticorps que l’organisme a fabriqués pour se défendre contre le virus.
Résultat positif
A partir du quinzième jour après une situation à risque, c’est à dire très tôt, il est possible, aujourd’hui, de déceler une contamination par le VIH. Un résultat positif signifie que la personne a été infectée. Une prise en charge lui est alors proposée (voir plus haut).
Dès qu’une personne est atteinte par le VIH, alors même qu’elle ne le sait pas encore, elle peut le transmettre à son (sa) ou ses partenaires, si les rapports sexuels ne sont pas protégés.
Faire une démarche de dépistage c’est donc, en cas de résultat positif, pouvoir bénéficier d’un traitement et aussi pouvoir être informé(e) et encouragé(e) de façon à protéger son (sa) ou ses partenaires en adoptant les moyens de prévention nécessaires. En effet, les traitements n’empêchent pas la personne porteuse de l’infection de transmettre l’infection à son (ses) partenaires s’ils ne se protègent pas.
Résultat négatif
En cas de résultat négatif, on ne peut assurer une personne qu’elle n’a pas été atteinte par le VIH que si trois mois se sont écoulés depuis la dernière situation à risque. C’est pourquoi un autre test doit être pratiqué à la fin de ce délai. Il est important qu’elle protège son (sa) ou ses partenaires lors de rapports sexuels.
Pendant cette période d’incertitude, la personne peut être soutenue et conseillée par ceux par qui elle est suivie. Les associations de patients et sida info service sont des partenaires auprès de qui on peut poser des questions et discuter.
Un test de dépistage ne protège pas du sida et n’est pas un moyen de prévention : il informe une personne sur sa situation par rapport au VIH à un moment donné ; un test dont le résultat est négatif ne protége pas d’une éventuelle contamination future par le virus, si les précautions nécessaires ne sont pas prises.
Même en dehors des cas nécessitant une consultation en urgence, il ne faut jamais hésiter à faire un dépistage du VIH, quelle que soit la raison qui conduit à penser qu’elle est nécessaire :
Dans chacune de ces circonstances, il ne sert à rien d’attendre : il y a des questions à poser, des conseils à rechercher, des informations médicales à obtenir. Faire un dépistage permet le plus souvent de lever l’inquiétude ; cela aide également, si nécessaire, à compléter ses connaissances sur les pratiques de protection.
Une demande de dépistage est une démarche personnelle et volontaire auprès de son médecin ou d’un médecin exerçant dans un centre de dépistage.
Le dépistage ne peut être fait qu’à la demande de la personne ou avec son accord, s’il lui est proposé. Il s’agit d’un acte confidentiel, protégé par le secret médical.
Lors de la consultation, le médecin examine la situation avec la personne, puis prescrit des tests de dépistage adaptés. Il répond aux questionnements des personnes si besoin. Les résultats sont remis quelques jours après par le médecin.
Si on désire garder l’anonymat, on peut se rendre dans une consultation de dépistage anonyme et gratuit (CDAG). Les adresses de ces centres peuvent être obtenues auprès de Sida Info Service (au 0 800 840 800 ou www.sida-info-service.org), ou encore auprès de la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS). Il n’y a rien à payer et aucune pièce d’identité n’est demandée. On peut y aller même si on n’est pas assuré par la sécurité sociale.
Dans d’autres structures de santé, le dépistage n’est pas anonyme, mais il est également gratuit et, bien sûr, protégé par le secret médical.
On peut aussi se rendre dans une CDAG ou toutes autres structures de santé pour obtenir des informations ou des conseils. Un personnel formé accueille et explique comment se passe le dépistage.
C’est souvent le médecin traitant qui propose de faire un test de dépistage ou s’il ne vous le propose pas n’hésitez pas à lui en parler. Il rédige l’ordonnance pour faire le test qui permet de se rendre dans un laboratoire d’analyses médicales. Les résultats sont rendus par le médecin. C’est souvent l’occasion de lui poser des questions et de recevoir des informations. Dans ce cas, le dépistage est remboursé à 100% aux assurés sociaux.
En France, toute personne atteinte par le VIH peut bénéficier d’une prise en charge médicale et sociale adaptée à sa situation. Aujourd’hui, les traitements commencés tôt empêchent dans la très grande majorité des cas la progression de la maladie vers le sida. De plus, on sait éviter certaines maladies (dites opportunistes) qui peuvent l’accompagner ou lutter efficacement contre elles.
Les traitements antirétroviraux actuels ne font pas disparaître l’infection à VIH, mais ils ont transformé la vie d’un grand nombre de personnes atteintes en améliorant considérablement leur état général.
Ces traitements sont actuellement donnés sous forme de trithérapie (trois médicaments). De grands progrès ont été fait dans le nombre et la forme des comprimés. Ainsi, certains patients ne reçoivent que 2 comprimés par jour en une seule fois le soir. D’autres peuvent en prendre 4 ou 5 ou plus cela dépend de chaque situation. Il ne faut pas hésiter à discuter avec son médecin si les médicaments ne sont pas bien supportés (diarrhée, nausées, fatigue, etc).
Le traitement du VIH est pris en charge à 100 % par la sécurité socilae (affection de longue durée- ALD).
Un test de dépistage du VIH est systématiquement proposé à toute femme enceinte.
Des tests sont systématiquement pratiqués sur tous les dons de sang.
Des tests sont également obligatoires dans le cas de dons d’organes, de sperme et de lait.
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