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Légionellose

16 septembre 2014
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Légionellose

La légionellose est une infection respiratoire grave due à l’inhalation d’un aérosol d’eau contaminée par la bactérie Legionella. L’infection survient 2 à 10 jours après l’inhalation. Le risque de légionellose peut être réduit en adoptant les mesures nécessaires pour limiter la prolifération des légionelles dans les installations à risque de dispersion d’aérosols. De nombreuses actions ont été engagées dans le domaine de la lutte contre la légionellose par les pouvoirs publics depuis 1997. Les actions de prévention concernent la conception et l’entretien de ces installations (réseaux d’eau chaude sanitaire, tours aéroréfrigérantes..) Chacun peut également agir chez soi en adoptant des mesures simples.

Sommaire

Accueil légionellose

Informations à destination des professionnels de santé

Informations à destination des exploitants de réseaux d’eau chaude

Qu’est-ce que la légionellose ?

La légionellose est une forme grave d’infection pulmonaire causée par des bactéries : les légionelles. Plus de 1 200 cas de légionellose sont recensés chaque année, parfois sans complications, mais parfois mortels (11% de décès en 2009). La légionellose n’est pas une maladie contagieuse d’une personne à une autre. Elle est contractée par voie respiratoire. Il existe plus de 50 espèces de souches de légionelles mais seulement quelques-unes d’entre elles sont à l’origine d’infections humaines. Les souches le plus couramment associées à la légionellose en France sont les légionelles pneumophila.

La gravité de l’infection dépend de plusieurs facteurs et notamment le taux de légionelles dans l’eau, la virulence de la souche contractée et la vulnérabilité de l’individu (tabagisme, âge, personne immunodéprimées, coexistence d’une maladie chronique…).

Les sources possibles d’exposition

Les bactéries légionelles sont présentes à l’état naturel dans les eaux douces (lacs et rivières) et les sols humides. À partir du milieu naturel, la bactérie peut coloniser des sites hydriques artificiels lorsque les conditions de son développement sont réunies.

On peut développer cette maladie en respirant des légionelles contenues dans des micro-gouttelettes d’eau contaminée : les bactéries sont présentes dans les milieux hydriques naturels et se développent dans les installations où la température de l’eau est comprise entre 25 et 50°C. Le plus souvent, on contracte la légionellose au contact d’eau contaminée via les douches et les tours aéroréfrigérantes installées sur les toits de certains immeubles pour produire de la climatisation ou sur des sites industriels.

D’autres installations plus spécifiques sont également concernées : bains à remous (spas), appareils d’oxygénothérapie…

Les symptômes et le diagnostic

Les symptômes sont généralement similaires à ceux d’une grippe : fièvre, frissons, toux, difficultés respiratoires et parfois autres signes comme la nausée, la confusion. Ils apparaissent au bout de 2 à 10 jours après la contamination par les légionelles, et dans la majorité des cas dans les 5 à 6 jours.

Pour les patients qui présentent les symptômes de la maladie, il existe plusieurs méthodes pour confirmer le diagnostic de légionellose : entre autres, des tests urinaires (rapides), des tests sanguins (2 tests sont nécessaires à 3-4 semaines d’intervalle), et des tests réalisés sur des prélèvements pulmonaires (« culture »).

Le traitement

La légionellose se traite, après confirmation du diagnostic, avec des antibiotiques. La plupart des patients atteints doivent être pris en charge à l’hôpital. Quand le diagnostic et le traitement interviennent tôt, l’issue est généralement favorable.

La prévention de la légionellose : une priorité de santé publique

Le risque de légionellose peut être réduit en adoptant les mesures nécessaires pour limiter la prolifération des légionelles dans les installations à risque de dispersion d’aérosols. Les actions de prévention concernent la conception et l’entretien de ces installations (réseaux d’eau chaude sanitaire, bains à remous, spas, tours aéroréfrigérantes, etc.). La loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique a défini comme objectif prioritaire de santé publique (objectif n° 25) la réduction de 50% de l’incidence de la légionellose entre 2004 et 2008. La prévention de la légionellose a également été incluse dans les actions prioritaires du Plan national Santé-Environnement 2004-2008 (Action n° 1). Pour atteindre cet objectif, un plan gouvernemental de prévention des légionelloses a été présenté en conseil des ministres le 7 juin 2004. Pour appuyer la lutte anti légionellose, l’axe 30 du Plan Santé Environnement 2 2009-2013, s’est fixé comme objectif d’améliorer l’investigation de cas groupés de légionellose, prévenir la survenue de cas de légionellose liés aux réseaux d’eau chaude sanitaire et poursuivre les efforts de recherche.

Chacun d’entre nous peut également agir chez soi en :
  • faisant couler l’eau froide et l’eau chaude :
  • au moins 1 fois par semaine au niveau des points d’eau qui sont peu utilisés (évier, lavabos, douche, etc.),
  • après chaque période d’absence prolongée, pour tous les points d’eau avant de les réutiliser (notamment la douche) ;
  • surveillant la température de l’eau chaude au domicile : elle doit être très chaude mais pas « bouillante » (au moins 50°C et au plus 60°C au niveau de l’évier de la cuisine) ;
  • procédant régulièrement au détartrage et à la désinfection des embouts de robinetterie (brise-jets, pommeaux de douches, etc.) ;
  • utilisant de l’eau stérile pour les appareils biomédicaux (nettoyage et remplissage des appareils d’oxygénothérapie ou de lutte contre l’apnée du sommeil).

La surveillance de la légionellose en France

La légionellose est une maladie à déclaration obligatoire. Les médecins et les biologistes qui diagnostiquent un cas de légionellose doivent le signaler sans délai à l’Agence régionale de santé (ARS) compétente qui réalise une enquête afin d’identifier les expositions à risque, rechercher d’autres cas liés à ces expositions et de prendre, le cas échéant, les mesures environnementales de contrôle appropriées. L’ARS informe l’Institut de veille sanitaire (InVS) des conclusions de son enquête et analyse les données recueillies, si besoin en lien avec l’InVS ou la Cellule Inter-Régionale d’Epidémiologie (CIRE), pour examiner l’éventualité de la survenue de cas groupés.

Le Centre nationale de référence des légionelles (CNR-L) apporte aux ARS et à l’InVS ses compétences microbiologiques lors des enquêtes épidémiologiques pour confirmer le caractère groupé de cas liés épidémiologiquement et/ou de préciser la source de contamination par comparaison des souches d’origine clinique et environnementale.

Les résultats de la surveillance de la légionellose sont régulièrement publiés par l’Institut national de veille sanitaire (InVS) et font l’objet chaque année d’un bilan annuel publié dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH). Par ailleurs, les investigations menées par l’InVS en collaboration avec les ARS et les services de l’Etat à l’occasion de l’apparition de cas groupés sont publiées sous forme de rapports publics.

La France participe également depuis 1992 au réseau de surveillance européen des cas liés au voyage Eldsnet (European Legionnaires Disease Surveillance Network) basé à l’ECDC (European Center for Disease Prevention and control) à Stockholm.

Documents et sites de référence

Documents de référence

Dépliant "Info’ légionellose - Huit questions pour connaître la maladie et mieux s’en prémunir" (PDF - 705.5 ko)

A destination des professionnels :

Guide technique CSTB "Maîtrise du risque de développement des légionelles dans les réseaux d’eau chaude sanitaire – Défaillances et préconisations" (PDF - 1.1 Mo)

Etablissements de tourisme - Eléments pour la gestion du risque de prolifération de légionelles dans les réseaux d’eau (PDF - 1.2 Mo)

Risque lié aux légionelles. Guide d’investigation et d’aide à la gestion (HCSP 2013) (PDF - 1.6 Mo)

Sites de référence

Institut de veille sanitaire (InVS)- dossier légionellose

Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) – dossier légionelles et légionelloses

Source :
Direction générale de la Santé
14, avenue Duquesne
75007 PARIS

<p>Madame Marisol Touraine</p>

Marisol Touraine - Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes

Mots-clés

Service Public Legifrance Gouvernement IGAS

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