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Leptospirose

21 juillet 2008
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La leptospirose est à la fois une zoonose de loisir contractée lors d’activités de baignade ou de pêche en eau douce, et une maladie professionnelle touchant les vétérinaires, les éleveurs, le personnel des abattoirs et les égoutiers.

Information sur l’ Infection humaine par le virus cowpox

Dépliant Leptospirose (PDF - 1.5 Mo)

Agent

Les leptospires sont des bactéries. Les leptospires se développent préférentiellement dans les milieux chauds et humides.

Réservoir [1]

Le réservoir est constitué par plusieurs espèces d’animaux : les rongeurs (surtout le rat), les chiens, les animaux d’élevage (porcs). Les animaux infectés éliminent les leptospires dans leurs urines, et souillent ainsi le milieu extérieur.

Mode de contamination

La transmission peut être directe par simple contact avec des animaux infectés ou par morsure (notamment morsure de rat). Mais le plus souvent, la transmission est indirecte au cours d’activités de baignade en eau douce, de pêche ou de canotage. Les leptospires, présentes dans l’eau à la suite de déjections d’animaux contaminés, pénètrent dans l’organisme par des plaies, des érosions cutanées ou muqueuses, par la conjonctive, par inhalation de gouttelettes.

Epidémiologie

Elle s’étend sur tout le territoire français et survient surtout en été et au début de l’automne. On recense environ 200 à 300 cas par an en France métropolitaine. Le taux pour 100 000 habitants varie selon les régions entre 0,04 et 1,46. Ces chiffres sont ceux du Centre national de référence des leptospires, ils résultent d’un système basé sur la déclaration passive. Les cas de leptospirose sont par contre 100 fois plus nombreux dans les D.O.M./T.O.M.

Clinique

Le diagnostic est difficile en raison de la grande variété des signes que l’on peut observer, et d’autant plus si la notion d’exposition au risque n’est pas évoquée.

Après une incubation de 6à 14jours, le tableau clinique évoque une septicémie [2] et peut associer : de la fièvre, des frissons, une tachycardie, une splénomégalie [3], des douleurs musculaires, des douleurs articulaires, des maux de tête, une éruption cutanée, un syndrome méningé…

En fonction de la dissémination des leptospires dans les différents organes, l’évolution peut être marquée quelques jours plus tard par une atteinte hépatique avec ictère [4], une insuffisance rénale, des signes neurologiques, des manifestations hémorragiques, une atteinte pulmonaire ou cardiaque, une atteinte oculaire. La forme clinique la plus classiquement rencontrée est la forme ictérohémorragique.

En l’absence de pathologie sous jacente et de complication multiviscérale, l’évolution est le plus souvent favorable et sans séquelles.

Diagnostic

La confirmation biologique est difficile à obtenir, et fait appel successivement à des prélèvements bactériologiques et sérologiques [5]. La mise en évidence des leptospires dans le sang, dans les urines et dans le liquide céphalorachidien peut être impossible à certaines périodes de la maladie. La sérologie n’a d’intérêt qu’au bout de 10jours au moins.

Traitement

Il repose sur une prise en charge hospitalière, une antibiothérapie par voie injectable pendant au moins 10jours, et un traitement symptomatique spécifique de chaque complication.

Prévention

Il convient d’éviter de se baigner en eau douce lorsqu’on est porteur de plaies. De plus, il faut signaler à son médecin la notion de baignade dans les deux semaines précédentes en cas de fièvre. Outre les mesures de protection individuelle, il existe une vaccination qui peut être recommandée pour les professionnels concernés par la leptospirose en fonction de l’importance de leur exposition.

Pour en savoir plus, vous pouvez également consulter ces sites :

Archives

[1] Réservoir : dans le cas des zoonoses, ce sont les animaux porteurs du germe infectant. Le renard est, par exemple un réservoir de la rage (ce qui n’est plus le cas en France).

[2] Septicémie : Infection générale grave de l’organisme caractérisée par des décharges répétées et importantes de germes pathogènes dans le sang

[3] Splénomégalie :grosse rate.

[4] Ictère : symptôme consistant en une coloration jaune de la peau et des muqueuses (jaunisse). Par exemple, les hépatites virales sont souvent responsables d’un ictère.

[5] Sérologie : recherche dans le sérum d’anticorps dirigés contre l’agent infectieux. En pratique, la recherche d’une maladie à l’aide d’une sérologie nécessite un examen de sang.

Source :

DGS/ Bureau 5C Maladies infectieuses et politique vaccinale
et Bureau des systèmes d’information.
8, avenue de Ségur, 75007Paris.
Rédaction : juillet2001
Actualisation : juillet 2008

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