La surveillance des infections invasives à méningocoques (IIM) repose sur la déclaration obligatoire à la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass) qui organise la prophylaxie des sujets contacts [1]. Les signalements sont transmis quotidiennement à l’Institut de veille sanitaire (InVS) qui en réalise une synthèse hebdomadaire (http://www.invs.sante.fr). Le Centre national de référence des méningocoques (CNR) reçoit les souches de méningocoques pour confirmation du sérogroupe, antibiogramme et typage.
Entre 700 et 900 cas d’IIM surviennent chaque année en France, pratiquement tous de manière sporadique. Le sérogroupe B est prédominant (50 à 70 % des cas), suivi du C (20 à 40 %) et du W135 (4 à 8 %). Les autres sérogroupes sont plus rares (Y, A, X…) [2]. Toute situation inhabituelle de par le nombre et/ou la gravité des cas est investiguée en lien avec la Ddass, la Cellule interrégionale d’épidémiologie (Cire) et le CNR et peut conduire l’InVS à alerter la Direction générale de la santé (DGS). Devant des cas groupés (épidémie ou augmentation importante de l’incidence), la DGS peut décider de mesures de contrôle spécifiques (chimioprophylaxie élargie ou campagne de vaccination), après réunion de la Cellule d’aide à la décision (CAD). Les recommandations sont soumises au Haut conseil de la Santé Publique.
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