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Les différentes méthodes contraceptives

28 janvier 2011
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La pilule

modes de contraception - pilule

La pilule ou contraception orale se présente sous forme de comprimés qui associent généralement deux hormones : des œstrogènes et de la progestérone. Elle est alors appelée "pilule combinée". Il existe de nombreuses pilules selon la composition et le dosage des hormones qu’elles contiennent.

Classification des contraceptifs oraux selon la génération du progestatif (PDF - 94.9 ko)

D’autres pilules ne sont constituées que d’une hormone, la progestérone. Elles sont appelées "pilules progestatives" et sont prises en continu, sans période d’arrêt.

La pilule agit à différents niveaux : elle bloque l’ovulation, amincit la paroi interne de l’utérus (endomètre), modifie la consistance de la glaire cervicale (sécrétée par le col de l’utérus, elle s’épaissit et empêche le passage des spermatozoïdes).

La pilule est très efficace si elle est prise très régulièrement. Un seul oubli peut entraîner l’échec de la méthode. Pour ne pas oublier, essayez d’associer la prise de la pilule à un acte quotidien (brossage des dents, petit déjeuner…)

En pratique :
La pilule est conditionnée en plaquettes contenant des comprimés correspondant à un cycle de traitement.

  • Le plus souvent les plaquettes comprennent 21 comprimés : il faut prendre un comprimé chaque jour pendant 3 semaines, de préférence à la même heure. A la fin de la plaquette, il faut respecter un arrêt de 7 jours puis recommencer une nouvelle plaquette (les règles surviennent durant cette période d’arrêt). En pratique la prise de la 1ère pilule d’une nouvelle plaquette s’effectue toujours le même jour de la semaine (ex : si vous avez pris votre première pilule un lundi, vous commencerez une nouvelle plaquette toujours le lundi).
    Attention : il est important de respecter la séquence de 7 jours d’arrêt et reprise de la plaquette le 8ème jour.
  • Certaines plaquettes de pilule contiennent 24 ou 28 comprimés : dans ce cas, il est très important de prendre les comprimés dans l’ordre de la plaquette (car tous les comprimés ne sont pas dosés de la même manière) sans interruption, même pendant les règles. Elles sont faites pour être prises 365 jours par an. En cas de doute, reportez-vous à la notice qui se trouve dans la boîte de votre pilule ou adressez-vous à un médecin, un pharmacien, une sage-femme ou aux professionnels d’un centre de planification ou d’éducation familiale…

La pilule est prescrite pour une durée limitée (au maximum 1 an, délivrée par périodes de trois mois renouvelables). Pensez à prendre un rendez-vous avec votre médecin suffisamment tôt pour ne pas en manquer.

En cas d’oubli de prise d’une pilule oestro-progestative

  • Si l’oubli est inférieur à 12h (il est 8h du matin, vous avez oublié de prendre votre pilule hier soir vers 22h) : dès que vous constatez l’oubli, prenez la pilule oubliée ; reprenez les comprimés suivants comme prévu, chaque jour et à la même heure. Le jour de l’oubli, vous prenez donc 2 comprimés dans la journée.
  • Si l’oubli est supérieur à 12h : (il est 15h, vous auriez du la prendre hier soir à 22h), les rapports sexuels suivant l’oubli peuvent être féconds. Vous prenez la pilule oubliée dès que vous constatez l’oubli et les pilules suivantes à l’heure habituelle. Mais il faut nécessairement prendre des précautions supplémentaires : utiliser un préservatif jusqu’à la reprise de la plaquette suivante.

En cas d’oubli de prise d’une pilule progestative

  • Si l’oubli est inférieur à 3 heures : prenez le comprimé dès la constatation de l’oubli et prenez les comprimés suivants chaque jour à l’heure habituelle.
  • Si l’oubli est supérieur à 3 heures : les rapports sexuels qui suivent cet oubli peuvent être féconds. Prenez le comprimé dès la constatation de l’oubli et prenez les comprimés suivants chaque jour à l’heure habituelle. Mais il faut nécessairement prendre des précautions supplémentaires : utiliser un préservatif ou des spermicides jusqu’à la reprise de la plaquette suivante.

Si vous avez oublié votre pilule, la contraception d’urgence est efficace pour les rapports sexuels qui ont eu lieu dans les 5 jours précédant l’oubli (voir ci-dessous).

Le dispositif intra utérin (DIU), (communément appelé Stérilet)

modes de contraception - stérilet

Le dispositif intra utérin (DIU), également appelé stérilet, est un petit objet en forme de T, mesurant 3 cm environ, généralement en plastique souple. Il est placé par un médecin dans l’utérus. Ce dispositif est muni à son extrémité d’un ou de deux fils en Nylon qui permet(tent) de vérifier sa présence. La plupart des stérilets sont recouverts d’un fil de cuivre mais ils peuvent également délivrer un progestatif (Lévonorgestrel).

Les DIU (stérilets) agissent par plusieurs mécanismes : en modifiant la paroi interne de l’utérus ; en altérant les spermatozoïdes du fait de la présence de cuivre ; le stérilet à la progestérone combine l’action mécanique du stérilet et à l’action hormonale du progestatif.

En l’absence de contre-indications, le stérilet, présente un certain nombre d’avantages : il est très efficace (97 à 99,5%), sa durée d’action est longue (de 5 à 10 ans selon les modèles) et il n’y a pas de risque d’oubli comme avec la pilule. Le retour à la fertilité est immédiat après le retrait.

EN PRATIQUE : le DIU (stérilet) est prescrit par un médecin après une consultation comportant un examen gynécologique ; celui-ci peut alors apprécier s’il est indiqué dans votre situation (il existe en effet un certain nombre de contre-indications) et quel est le type de stérilet qui vous convient le mieux. Munie de l’ordonnance, vous vous rendrez chez un pharmacien qui vous le délivrera (ne vous laissez pas impressionner par la taille de la boîte, rappelez-vous qu’il ne mesure que 3 cm !).
La pose du stérilet, nécessairement réalisée par un médecin, généraliste ou spécialiste, se fera au cours d’une seconde consultation. Habituellement, le stérilet est posé en fin des règles, mais mieux vaut en pratique convenir de la date adéquate avec votre médecin. Quelques douleurs de type contractions utérines peuvent survenir dans les jours suivants la pose.
Le médecin vous donnera les consignes de surveillance de ce moyen de contraception. Le retrait d’un stérilet est un geste facile qui s’effectue également au cabinet du médecin. L’insertion d’un nouveau dispositif peut avoir lieu immédiatement après le retrait du précédent.

Des troubles des règles peuvent survenir , notamment des règles plus abondantes qu’habituellement ou douloureuses, ou encore des saignements en dehors des périodes de règles. Une absence de règles survient parfois avec un stérilet hormonal. Cependant , si vous ressentez des nausées, une tension des seins, une envie de dormir inhabituelle, même avec un stérilet, consultez rapidement un médecin (signes de grossesse).

A noter : un stérilet peut être posé dans le cadre d’une contraception « du lendemain » si l’on estime que l’ovulation a eu lieu il y a moins de 5 jours (soit 120 heures).

La contraception d’urgence

La contraception d’urgence hormonale :

La contraception d’urgence hormonale est une méthode « de rattrapage », utilisée après un rapport sexuel non ou mal protégé. Il ne s’agit pas d’une méthode de contraception régulière. Elle est également appelée « pilule du lendemain » mais ce terme est inexact dans la mesure où ce type de contraception peut être pris dans les 72 heures (3 jours) qui suivent un rapport non ou mal protégé. La contraception d’urgence vise à éviter l’ovulation ou l’implantation d’un œuf fécondé. Elle doit être utilisée le plus tôt possible après un rapport sexuel non protégé ou après un accident de méthode contraceptive (oubli d’une pilule, rupture d’un préservatif, expulsion d’un stérilet…). Plus elle est prise rapidement, plus elle est efficace.

En pratique, pour permettre un accès rapide à ce moyen de contraception, il n’est pas soumis à prescription médicale : la contraception d’urgence est accessible en pharmacie sans ordonnance et, pour les mineures, elle est délivrée gratuitement, sans avoir besoin de justifier de son identité.

La contraception d’urgence est composée d’un progestatif (Lévonorgestrel). Elle est disponible en pharmacie : soit elle est délivrée sans ordonnance et dans ce cas elle n’est pas remboursée ; soit elle est prescrite et remboursée ; pour les mineures, elle est délivrée gratuitement et de manière anonyme.

Chaque boîte contient 1 comprimé qui doit être absorbé dans les 12 heures qui suivent le rapport sexuel non protégé si possible, et dans les 72 heures (3 jours) au plus tard (se référer à la notice d’emploi).

Un dispositif particulier permet de délivrer gratuitement la contraception d’urgence aux mineures dans toutes les pharmacies. Le pharmacien propose d’abord un entretien à la jeune fille, pour s’assurer que l’indication d’une contraception d’urgence correspond à sa situation (délai inférieur à 3 jours depuis le rapport sexuel), pour lui délivrer une information sur les particularités de ce moyen de contraception, pour expliquer la nécessité d’adopter une contraception régulière et de se prémunir contre les infections sexuellement transmissibles et le virus du SIDA. Le pharmacien oriente la jeune fille vers un médecin ou un centre de planification ou d’éducation familiale et délivre une brochure d’information.

ATTENTION : la contraception d’urgence n’est efficace que pour les rapports sexuels ayant eu lieu dans les 72 heures (3 jours) précédant la prise du comprimé. Un moyen de contraception sera adopté pour les rapports suivants, associé à un préservatif pour prévenir les infections sexuellement transmissibles.

La contraception d’urgence n’étant pas efficace à 100%, il est nécessaire de surveiller la date d’apparition des règles suivantes. Devant un retard de plus de 5 jours, il est nécessaire de faire un test de grossesse et de contacter un médecin ou un centre de planification ou d’éducation familiale. En cas de règles irrégulières (donc date difficile à prévoir), il est conseillé de réaliser un test de grossesse si elles ne sont pas revenues 3 semaines après le rapport non ou mal protégé.
Dans tous les cas, si vos règles n’arrivent pas, si elles vous paraissent anormales (moins abondantes, durant moins longtemps), si vous avez mal au ventre de manière inhabituelle, vous devez consulter un médecin rapidement.

Le dispositif intra utérin (Stérilet).
Sachez également qu’un dispositif intra utérin au cuivre (DIU) peut être posé en cas de rapport sexuel non ou mal protégé. La pose doit alors intervenir dans les 5 jours après la date estimée de l’ovulation (voir ce chapitre).

Le préservatif masculin

modes de contraception - préservatif masculin

Le préservatif masculin (appelé également capote, condom…) est largement utilisé comme mode de contraception et également comme protection contre les infections sexuellement transmissibles et contre l’infection par le VIH. C’est une gaine très fine en latex le plus souvent, qui est mise et déroulée sur le pénis en érection et le recouvre totalement. Il existe également des préservatifs en polyuréthane utilisables notamment en cas d’allergie au latex. Différents modèles de préservatifs sont disponibles : lubrifiés ou non, avec ou sans réservoir, de texture plus ou moins fine. Ils doivent répondre aux normes européennes (CE).

L’efficacité dépend d’une utilisation correcte, conforme aux consignes d’utilisation de chacun d’entre eux. Ils doivent être utilisés lors de chaque rapport sexuel, mis en place pendant l’érection de manière à envelopper le pénis et empêcher tout contact entre le sperme et les voies génitales de la femme. Ils doivent être posés avant tout début de pénétration, et maintenus au moment du retrait. Ils sont à usage unique. Dans les conditions correctes d’utilisation et après apprentissage (il peut être utile d’essayer tout seul, au calme chez soi), leur efficacité est de 80 à 90%.

En pratique ce moyen de contraception ne nécessite pas de prescription. Les préservatifs sont en vente libre dans les pharmacies, les grandes surfaces, les distributeurs publics. Ils ne sont pas remboursés. Ils sont vendus sous emballage, prêts à l’emploi. Selon les marques et les modèles, la quantité de préservatifs par boîte est variable.

C’est le seul moyen contraceptif réversible qui relève de la responsabilité du partenaire masculin. Son efficacité contraceptive n’étant pas totale, il est recommandé de l’associer à d’autres moyens contraceptifs : pilule, spermicides… En revanche, le préservatif protège les deux partenaires des infections sexuellement transmissibles et de l’infection par le VIH.

Le préservatif féminin

modes de contraception - préservatif féminin

Le préservatif féminin est une gaine en polyuréthane ou en nitrile lubrifiée, fermée à une extrémité de manière à couvrir le col de l’utérus et ouverte à l’autre de manière à tapisser le vagin. La femme doit glisser l’anneau interne à l’intérieur du vagin avant le rapport sexuel. Une fois appliqué, il tapisse la paroi vaginale et empêche la mise en contact du sperme et du vagin. Comme pour le préservatif masculin, il peut être nécessaire de l’essayer au calme chez soi avant les premières utilisations. Il présente un certain nombre d’avantages : il peut être mis en place quelques heures avant le rapport sexuel, il protège des infections sexuellement transmissibles et de l’infection par le VIH.

Les préservatifs féminins s’achètent sans ordonnance et ne sont pas remboursés. Ils sont parfois difficiles à obtenir mais vous pouvez demander au pharmacien d’en commander. Il existe quelques distributeurs de préservatifs féminins en région parisienne. Ils sont également disponibles dans les centres de planification ou d’éducation familiale. Ils peuvent être utilisés avec n’importe quel type de lubrifiant, à condition de le déposer à l’intérieur du préservatif féminin (pas à l’extérieur car cela aurait pour effet de le faire glisser hors du vagin). Le préservatif féminin est à usage unique, comme le préservatif masculin.

Il est déconseillé d’utiliser un préservatif féminin en même temps qu’un préservatif masculin : le frottement peut avoir pour conséquence de faire glisser le préservatif à l’extérieur du vagin.

L’anneau vaginal contraceptif

modes de contraception - anneau vaginal

Il s’agit d’un anneau en plastique flexible qui libère une association œstro-progestative. La femme l’introduit elle même au fond du vagin. Il reste en place 3 semaines exactement (on le retire le même jour de la semaine que celui de la pose). Après 7 jours sans anneau, durant lesquels surviennent les règles, la femme replace un nouvel anneau. (En pratique si l’anneau a été posé un mardi, il sera retiré 3 semaines après, un mardi, et un nouvel anneau sera posé 7 jours après le retrait du précédent, toujours un mardi). L’anneau vaginal est délivré en pharmacie sur prescription mais n’est pas remboursé par l’Assurance maladie.

Dispositif transdermique hormonal (timbre contraceptif)

Il s’agit d’un timbre qui délivre des hormones (association oestroprogestative). Lors de la première utilisation, il s’applique sur la peau le premier jour des règles. Un timbre est posé chaque semaine pendant 3 semaines consécutives, suivies d’une semaine d’arrêt. En pratique la pose du timbre s’effectue toujours le même jour de la semaine (par exemple si vous posez le 1er timbre le lundi, vous poserez et enlèverez les suivants le lundi). Les règles surviennent pendant les 7 jours durant lesquels vous n’avez pas de timbre.
Cette méthode de contraception ne nécessitant qu’un changement hebdomadaire peut représenter un avantage pour des femmes qui oublient de prendre leur pilule régulièrement. Cependant des effets indésirables peuvent survenir : tension mammaire, réactions cutanées à l’endroit de l’application.

En l’absence de contre indications, le dispositif transdermique hormonal pourra vous être prescrit par votre médecin et vous sera délivré en pharmacie. Il n’est pas remboursé par l’Assurance maladie.

L’implant sous cutané contraceptif

C’est une contraception hormonale composée d’un progestatif (étonogestrel). L’implant se présente sous la forme d’un bâtonnet, plus petit qu’une allumette. Il est placé sous la peau du bras (sous anesthésie locale) et il est inapparent. Il libère régulièrement un progestatif identique à celui que contiennent certaines pilules. Il agit en bloquant l’ovulation, en rendant la paroi interne de l’utérus impropre à la nidation et en épaississant la glaire cervicale qui gène le passage des spermatozoïdes.

En l’absence de contre indications, l’implant est prescrit par votre médecin et acheté en pharmacie. Le médecin place l’implant progestatif sous la peau, à la face interne d’un bras (le gauche si vous êtes droitière), à l’aide d’un applicateur, quelques centimètres au dessus du coude, après avoir réalisé une anesthésie locale. Une visite de contrôle est conseillée quelques mois après la pose.

L’implant progestatif présente un certain nombre d’avantages : pas d’oubli possible (posé, il est efficace durant 3 ans), très efficace, rapidement réversible lorsqu’il est retiré. Quelques effets indésirables peuvent cependant exister dont vous devez être informée : irrégularité des règles, absence de règles, ou au contraire saignements parfois importants entre les règles. Il est remboursé par l’Assurance maladie.

L’implant progestatif ne protège ni des infections sexuellement transmissibles, ni de l’infection par le VIH

Les spermicides

modes de contraception - spermicides

Les spermicides sont des produits qui ont une action contraceptive locale. On les trouve en pharmacie sous différentes formes : crèmes, gels, ovules, comprimés, tampons… Ils agissent en détruisant ou en rendant inactifs les spermatozoïdes. Ils doivent être introduits profondément dans le vagin avant un rapport sexuel. Il est nécessaire de se reporter à la notice d’utilisation de chacun d’entre eux car les conditions d’emploi sont différentes selon qu’il s’agit de gel ou de tampon. Ils ont une durée d’action variant de quelques heures (ovules, crèmes) à 24 heures (tampon). Avant de procéder à une toilette, il est nécessaire de se reporter à la notice, l’utilisation de certains savons neutralisant leur action. Ils doivent être utilisés avant chaque rapport sexuel.

Les spermicides peuvent être utilisés seuls lorsque la fertilité est réduite (période de pré ménopause) ou accompagner une autre méthode contraceptive (diaphragme, préservatif…). Leur efficacité, lorsqu’ils sont utilisés conformément à la notice, n’étant que de 70%, il est fortement recommandé de les utiliser en complément d’une autre méthode contraceptive si une grossesse n’est absolument pas désirée.

La cape cervicale

modes de contraception - spermicides

C’est une membrane fine en latex ou en silicone. Il en existe plusieurs tailles, le médecin ou la sage-femme vous indiquera celle qui vous convient et vous la prescrira au cours d’une consultation. Sa pose nécessite un apprentissage de la part de la femme qui l’utilise. Elle est placée avant un rapport sexuel (au maximum 2 heures avant) de manière à recouvrir le col de l’utérus, et utilisée avec des spermicides. La cape doit rester en place 6 heures à 8 heures après le rapport sexuel pour que les spermicides aient le temps d’agir. En latex ou en silicone, elle est réutilisable après lavage et séchage soigneux. Elle est disponible en pharmacie mais n’est pas remboursée par l’Assurance maladie.

Elle ne protège pas des infections sexuellement transmissibles ni de l’infection par le VIH.

Le diaphragme

modes de contraception - spermicides

Le diaphragme a pendant longtemps été le seul mode de contraception des femmes. Il est de nouveau commercialisé en France, et il est possible de s’en procurer en pharmacie et auprès du Mouvement français pour le planning familial. Il est prescrit au cours d’une consultation par un médecin ou une sage-femme. Ce mode de contraception doit être utilisé lors de tout rapport sexuel, avec un spermicide posé de chaque côté du diaphragme. Il est posé au fond du vagin moins de 2 heures avant un rapport sexuel, de manière à recouvrir le col de l’utérus. Il doit être laissé en place pendant 6 heures après le rapport sexuel. En cas de nouveau rapport sexuel, il est nécessaire d’utiliser à nouveau des spermicides. En latex ou en silicone, il est réutilisable après lavage et séchage soigneux.. Sa durée d’utilisation est d’environ 2 ans.

Il ne protège pas des infections sexuellement transmissibles ni de l’infection par le VIH.

Les méthodes contraceptives naturelles

Il s’agit de toutes les méthodes qui ne font appel à aucun médicament, ni à aucun dispositif médical. Elles sont basées sur l’observation minutieuse et régulière du cycle menstruel afin de déterminer la date de l’ovulation des femmes. Elles nécessitent de la part des femmes et des hommes qui y ont recours une parfaite maîtrise de soi et impliquent un partage des responsabilités dans le couple. Même dans ces conditions, elles ont une efficacité limitée et, de ce fait, ne devraient pas concerner les couples qui ne souhaitent pas de grossesse. Elles n’offrent aucune protection contre les infections sexuellement transmissibles ni contre le VIH.

Parmi ces méthodes, on peut citer :

  • la méthode des températures : elle repose sur le fait que la température du corps augmente de 0.5°C au moins au moment de l’ovulation (sous l’effet de la progestérone, hormone sécrétée au moment de l’ovulation). La température reste à ce niveau plus élevé jusqu’à l’arrivée des règles suivantes (en moyenne 14 jours). Le principe de cette méthode est de repérer l’élévation de la température par la prise de la température chaque matin (avec un thermomètre fiable, avant le lever) et de la noter sur une courbe (disponible en pharmacie ou chez votre médecin). En pratique les rapports sexuels non protégés sont « autorisés » seulement 24 h après cette phase d’élévation de la température. Attention, la température peut augmenter dans les mêmes proportions du fait d’une infection même peu grave, de réveils et de levers nocturnes, d’un travail de nuit…
  • Méthode Billings : cette méthode s’appuie sur l’étude de la glaire cervicale, substance secrétée par le col de l’utérus qui, en période ovulatoire, devient filante et abondante. Elle nécessite de la part de la femme une bonne connaissance anatomique ainsi qu’un apprentissage. Les rapports sexuels sont possibles à partir du quatrième jour suivant la modification de la consistance de la glaire.
  • Les auto-tests
    Ils correspondent à l’association des 2 méthodes citées précédemment. La date des règles des mois précédents est entrée dans un lecteur (type lecteur de glycémie), qui calcule la période probable d’ovulation. A l’approche de cette date, un test urinaire de dosage d’hormones dans les urines permet de déterminer les jours d’abstinence. Cette méthode est, elle aussi, très dépendante de la régularité des cycles. Elle est plutôt utilisée par les femmes qui souhaitent planifier une grossesse. Les auto-tests s’achètent en pharmacie et ne sont pas remboursés.
  • La méthode Ogino ou abstinence périodique : elle est basée sur l’hypothèse que l’ovulation survient chaque mois à la même date (en moyenne 12 à 15 jours à compter du 1er jour des dernières règles pour un cycle de 28 jours). En pratique, cette méthode nécessite d’étudier au moins 6 cycles de suite pour être en mesure de soustraire ensuite les jours identifiés comme fertiles. Attention : des cycles irréguliers et une ovulation qui n’est pas toujours prévisible rendent cette méthode peu efficace, et nécessitent des périodes d’abstinence longues.
  • Le retrait ou coït interrompu : l’homme se retire avant l’éjaculation. Cette méthode nécessité une grande maîtrise de la part de l’homme et expose à un risque de grossesse si le retrait est tardif.

La stérilisation masculine et féminine. Méthode contraceptive irréversible

Elle se distingue profondément des autres méthodes contraceptives car elle est considérée comme irréversible. Elle n’est accessible qu’aux personnes majeures. La stérilisation à visée contraceptive masculine (ligature des canaux déférents ou vasectomie) et la stérilisation féminine (ligature des trompes) sont des actes chirurgicaux réalisés dans un hôpital ou une clinique.

Une première consultation médicale préalable est obligatoire avant l’intervention. Afin de procéder à un choix éclairé, la personne qui demande une stérilisation reçoit toutes informations utiles sur les modalités et conséquences de l’intervention, et un dossier d’ information qui expose notamment les différentes méthodes contraceptives disponibles. Si le médecin ne souhaite pas pratiquer cette intervention, il doit en informer la personne qui le sollicite dès la première consultation. L’intervention ne pourra être réalisée qu’à l’issue d’un délai de 4 mois de réflexion après cette consultation.

La stérilisation féminine : ligature des trompes
Cette intervention a pour but d’empêcher la rencontre des spermatozoïdes et d’un ovule. Pour arriver à ce résultat, plusieurs techniques sont utilisées pour obstruer les trompes : section, ligature, pose d’un clip, insertion d’un dispositif dans la trompe…. L’intervention est habituellement réalisée sous anesthésie générale, par cœlioscopie ou par voie basse. La stérilisation tubaire est une méthode très efficace, mais des échecs peuvent survenir. En cas de retard de règles, de saignements anormaux, de douleurs abdominales il est nécessaire de consulter rapidement.

La stérilisation masculine : vasectomie
Cette intervention a pour but de bloquer l’émission des spermatozoïdes en coupant ou ligaturant les canaux déférents. Elle est habituellement réalisée sous anesthésie locale. Attention, cette méthode n’est efficace que 2 à 3 mois après l’intervention : il est donc nécessaire pendant cette période d’utiliser un autre moyen contraceptif.

Un dispositif spécifique d’accès à la stérilisation à visée contraceptive est prévu afin de protéger les personnes dont l’altération des facultés mentales constitue un handicap et justifie leur placement sous un régime de protection légale (tutelle ou curatelle)

La stérilisation n’offre aucune protection contre les infections sexuellement transmissibles ni contre le VIH.

Un livret édité par le Ministère de la Santé, de la Famille et des personnes handicapées rappelle les conditions de réalisation de ces actes chirurgicaux et les démarches à accomplir pour avoir accès à la stérilisation. Il contient également un rappel des différentes méthodes contraceptives efficaces susceptibles d’être utilisées par des couples ne désirant plus de grossesse.

A consulter :
Livret d’information Stérilisation à visée contraceptive (PDF - 279 ko)

<p>Madame Marisol Touraine</p>

Marisol Touraine - Ministre des Affaires sociales et de la Santé

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