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Les effets du bruit sur l’oreille

30 décembre 2009
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Physiologie de l’oreille

Physiologie de l'oreille

L’oreille est l’organe périphérique de l’audition. On y distingue trois parties bien différenciées :

  • l’oreille externe qui, par le pavillon et le conduit auditif externe, concentre vers le tympan les vibrations des particules de l’air ;
  • l’oreille moyenne, qui a pour fonction, à l’aide de la chaîne des osselets (marteau, enclume, étrier), de transformer mécaniquement les vibrations aériennes en vibrations solidiennes ;
  • l’oreille interne dans laquelle se trouve la cochlée ; c’est ici que siègent les mécanismes de transformation des sons en phénomènes « électriques ». La cochlée (ou limaçon) est une cavité spiralée contenant des liquides qui vont transmettre les vibrations provenant du tympan. Au sein de la cochlée, se trouve l’organe de Corti. Il s’agit d’un élément important de l’ouïe, comprenant les cellules sensorielles de l’audition, appelées les cellules ciliées. Ces dernières sont peu nombreuses, environ 15 000 par oreille (ce qui est très peu en comparaison avec les millions de cellules rétiniennes utilisées pour la vision).

Cils des cellules ciliées

On peut comparer les cils des cellules ciliées à des algues dans l’eau qui vont et viennent sous l’effet d’une vague, leur mouvement provoquant la transformation l’onde de pression mécanique dans le liquide en signal électrique ; ce dernier est transmis au cerveau par le nerf auditif.

Les traumatismes sonores et leurs conséquences
La base de l’intelligibilité du langage est liée à l’état des cellules ciliées. Or, ce sont les premiers éléments à être endommagés par une exposition trop importante au bruit. Les cellules ciliées endommagées ne sont pas remplacées ; leur perte est irréversible et responsable de troubles de l’audition et de l’équilibre.

Comme le montrent les animations ci-dessous, lorsque les cellules ciliées externes sont endommagées, notre oreille perd sa sensibilité et ne peut plus discriminer les fréquences : l’intelligibilité du langage est altérée :

S’il s’agit d’un bruit impulsionnel, c’est-à-dire très fort et ponctuel, d’éventuelles lésions des cellules ciliées seront à l’origine d’un traumatisme sonore aigu. Les traumatismes sonores aigus semblent avoir majoritairement pour origine l’écoute de musique.

Source :
Bilan du réseau expérimental de déclaration des traumatismes sonores aigus d’Ile-de-France 2004-2006 (PDF - 2.5 Mo)
Pôle régional bruit d’Ile-de-France (groupe constitué des DDASS et DRASS d’Ile-de-France, de la Préfecture de Police, de la DGS et animé par Albert GODAL – DDASS des Yvelines).

Plus insidieux, le traumatisme sonore chronique affecte progressivement l’oreille interne sans que le sujet ait vraiment conscience de cette dégradation, jusqu’au stade du réel handicap social ; ce traumatisme chronique est habituellement associé à une exposition à un bruit continu. La sensation de sifflements aigus, de bourdonnements dans les oreilles en dehors de tout stimulus externe est le signe clinique subjectif fréquemment rapporté en cas de traumatisme sonore : ce sont les acouphènes. Ceux-ci, très invalidants sur le plan psychique et professionnel, ne sont pas spécifiques de l’exposition au bruit. Le signe clinique objectif confirmant un traumatisme sonore (aigu ou chronique) est habituellement une encoche sur l’audiogramme autour de la fréquence de 4 kHz.

Les facteurs de risque les plus importants sont, outre l’intensité sonore et la durée d’exposition, la fréquence du son (les sons aigus étant particulièrement dangereux).

Deux états dans la physiopathologie de l’oreille peuvent résulter d’un traumatisme sonore :

  • la fatigue auditive (phénomène physiologique) : elle correspond à un déficit temporaire d’audition qui se caractérise par une diminution de la sensibilité auditive pendant un temps limité après la fin de la stimulation acoustique ;
  • la perte auditive définitive (traumatisme acoustique) : elle se caractérise par son irréversibilité. Différents niveaux de pertes auditives peuvent être distingués :
  • les surdités légères : pertes comprises entre 20 et 40 dB HL (décibels Hearing Level) ;
  • les surdités moyennes : pertes comprises entre 40 et 60 dB HL ;
  • les surdités sévères : pertes supérieures à 60 dB HL. 2.1.3.

Des activités à risque
Chez les jeunes de moins de 25 ans, l’exposition au bruit semble être la cause majeure de déficits auditifs. Les expositions les plus délétères en termes de santé publique sont les concerts en salle ou en plein air, les discothèques, les baladeurs.

L’OMS recommande au public des discothèques et des concerts ne pas rester exposé à des niveaux sonores moyens supérieurs à 100 décibels pendant plus de quatre heures, plus de quatre fois par an.

Les animations qui suivent comparent les modifications anatomiques d’une cochlée saine et d’une cochlée endommagée à la suite d’une exposition de 1 heure à un concert de musique amplifiée d’un niveau de pression acoustique de 115 décibels :

Cochlée saine

Cochlée endommagée

L’audition des jeunes Français
Deux campagnes (1993-1994 et 1998-1999) d’évaluation de l’audition des jeunes Français ont permis de réunir et d’exploiter 6199 audiogrammes d’élèves en classe de seconde des lycées de la région Rhône-Alpes. Cette étude montre qu’environ 10 % des jeunes âgés de 17 ou 18 ans souffrent d’une perte auditive moyenne comprise entre 15 et 40 dB.

Téléchargez l’étude "Evaluation de l’audition des jeunes français" (PDF - 572.9 ko)
Graphiques 1998-1999 (Excel - 59 ko)
Graphiques ensemble 1993-1999 (Excel - 60 ko)

Source :
Evaluation de l’audition des jeunes Français – Evaluation de l’audition des élèves des lycées de la région Rhône-Alpes
Institut Universitaire de médecine du travail de Lyon – Université Claude Bernard – Lyon 1
Prost, G., Duclos, J.-C., Normand, J.-C., Bergeret, A., Herrscher, M.-P.
Conseil Régional Rhône-Alpes (1993-1994)
Ministère de l’emploi et de la solidarité (1998-1999)

<p>Madame Marisol Touraine</p>

Marisol Touraine - Ministre des Affaires sociales et de la Santé

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