La prévention individuelle : l’éducation sanitaire
Lors d’une flambée de FVR, le contact rapproché avec des animaux et, plus particulièrement avec leurs liquides biologiques, directement ou sous forme d’aérosol, a été identifié comme étant le facteur de risque le plus important. En l’absence de traitement spécifique et de vaccin efficace pour l’homme, la connaissance des facteurs de risque et des mesures de protection qui peuvent être prises au niveau individuel, sont le seul moyen de diminuer le nombre des infections humaines et des décès.
Pour chaque risque spécifique de transmission, il existe un certain nombre de mesures de précaution individuelles à respecter :
. Risque de transmission de l’animal à l’homme résultant de pratiques à risque lors de l’élevage et de l’abattage du bétail :
. Risque de transmission de l’animal à l’homme résultant de la consommation de sang frais, de lait ou de viandes crues :
. Dans les régions d’épizootie, tous les produits animaux (sang, viande et lait) doivent être soigneusement cuits avant d’être consommés.
Supprimer les gîtes larvaires de son environnement.
Porter des vêtements longs.
Utiliser les répulsifs cutanés en respectant les précautions d’emploi, en particulier chez l’enfant et la femme enceinte.
Utiliser des moustiquaires de berceau chez le nouveau-né et le nourrisson.
Protéger l’habitat (moustiquaires imprégnées d’insecticides, diffuseurs électriques, tortillons….).
Bien qu’aucun cas de transmission interhumaine de la FVR n’ait jamais été objectivé, il y a tout de même un risque théorique de transmission, en particulier en milieu médical.
. Risque de transmission des virus pour le personnel de santé à partir des patients infectés par le contact avec du sang ou des tissus contaminés :
Les soignants s’occupant de cas suspects ou confirmés de FVR doivent appliquer les précautions standards pour manipuler les échantillons prélevés sur leurs patients.
. Risque de transmission pour le personnel des laboratoires :
Les échantillons prélevés sur des cas humains ou des animaux suspects doivent être manipulés par du personnel qualifié et traités dans des laboratoires suffisamment équipés.
La prévention collective repose sur :
Elle consiste à :
. Repérer et supprimer les gîtes larvaires (mesure préventive) autour de son habitat et autour des élevages ;
. Effectuer un traitement contre les moustiques adultes (mesure curative).
La LAV basée sur des insecticides chimiques ou biologiques ne peut être réalisée que par des professionnels autorisés par le préfet alors que la suppression des gîtes larvaires peut et doit être réalisée par chaque citoyen et constitue indéniablement un axe majeur de la lutte contre les moustiques potentiellement vecteurs de maladies.
Recommandations
|
Nous adhérons aux principes de la charte HONcode.
Vérifiez ici.