> Salmonelloses > Les salmonelloses hors typhoïdes et paratyphoïdes
Les salmonelloses non typhiques sont des infections le plus souvent d’origine alimentaire, se manifestant sous forme de cas sporadiques, de toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) ou d’épidémies communautaires. Les TIAC sont définies par la survenue d’au moins deux cas groupés, présentant des symptômes similaires, le plus souvent digestifs (gastro-entérites) dont on peut rapporter la cause à une même origine alimentaire. Ce sont des maladies à déclaration obligatoire.
Les Salmonella Typhi et Paratyphi sont responsables de pathologies particulières, fièvre typhoïde et paratyphoïde, décrites dans un autre dossier.
Agent
Réservoir
Mode de contamination
Epidémiologie
Clinique
Diagnostic
Traitement
Prévention
Déclaration
Pour en savoir plus
Les Salmonella spp sont des bacilles Gram négatif anaérobies appartenant à la famille des entérobactéries. Le genre Salmonella comporte 2 espèces S. enterica et S. bongori (cette dernière espèce étant très rare). L´espèce Salmonella enterica comprend 6 sous-espèces, elles mêmes subdivisées en de très nombreux sérotypes (> 2500).
Le réservoir de Salmonella spp (hors typhi et paratyphi) est principalement animal, domestique et sauvage : volailles, porcs, bovins, rongeurs, mais aussi chiens, chats et nouveaux animaux de compagnie (principalement les reptiles : iguanes, tortues terrestres ou marines). L’homme (malade ou porteur) est une source potentielle.
La transmission humaine est principalement liée à la consommation d’aliments contaminés d’origine animale et consommés crus ou peu cuits : viandes (volaille, steaks hachés), œufs, préparations à base d’œufs sans cuisson (mousse au chocolat, pâtisseries, mayonnaise…). Plus rarement sont en cause des fruits ou des légumes frais, du lait et des produits laitiers contaminés par des matières fécales animales. La transmission interhumaine sur le mode oro-fécal, liée à une défaillance des mesures d’hygiène, n’est pas rare.
La contamination secondaire, lors de la préparation d’un aliment par une personne infectée ou porteuse, est plus rare. Une contamination croisée entre un aliment sain et un aliment contaminé peut également avoir lieu dans les magasins, lors de distribution de denrées à la coupe, dans les restaurants ou au domicile lors de la préparation des repas.
La surveillance des salmonelloses d’origine humaine repose :
En France, la majorité des TIAC déclarées sont liées à Salmonella spp. en particulier aux sérotypes enteritidis et typhimurium
Après une incubation de 12 à 72 heures, la maladie se manifeste par une gastro-entérite aiguë fébrile : apparition brutale de douleurs abdominales, de diarrhées, de nausées, de vomissements, fièvre le plus souvent élevée, et parfois céphalées.
L’évolution est le plus souvent spontanément favorable en 3 à 5 jours. Les formes les plus graves sont observées chez les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes immunodéprimées.
Le diagnostic biologique repose sur l’isolement de Salmonella dans les prélèvements biologiques (selles, sang, urine, etc.).
Dans les formes habituelles, la guérison est spontanée en quelques jours. Le traitement antibiotique est réservé aux patients à risque présentant une forme grave.
La prévention repose sur l’application des bonnes pratiques d’hygiène lors de la préparation des aliments : le respect des chaînes du chaud et du froid, la cuisson suffisante des aliments, le respect et l’application stricte des règles de préparation et de conservation des aliments et des règles d’hygiène « oro-fécale » élémentaire.
Mesures d’hygiène :
Les toxi-infections alimentaires collectives à salmonelles sont des maladies à déclaration obligatoire. Définies par la "survenue d’au moins deux cas similaires d’une symptomatologie, en général gastrointestinale, dont on peut rapporter la cause à une même origine alimentaire", les TIAC répondent aux critères de la liste des maladies à DO, définis par le Conseil supérieur d’hygiène public de France : "maladies qui nécessitent une intervention urgente à l’échelon local, régional ou national : (…) mesures correctives pour agir sur la source de contamination" .
« Toute TIAC doit faire l’objet d’une déclaration à l’autorité sanitaire départementale (DDASS ou DSV). Cette déclaration est obligatoire : "d’une part pour tout docteur en médecine qui en a constaté l’existence, d’autre part, pour le principal occupant, chef de famille ou d’établissement, des locaux où se trouvent les malades. »
La synthèse et l’analyse des données de la déclaration obligatoire sont réalisées par l’InVS après la mise en commun des informations de ces deux sources et l’élimination des doubles déclarations.
Sites Internet :
Documents papiers :
Ce site respecte les principes de la charte HONcode.
Site certifié en partenariat avec la Haute Autorité de Santé (HAS).
Vérifiez ici.