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Une résurgence de cas de maladies de Nicolas-Favre ou lymphogranulomatoses vénériennes (LGV) est actuellement observée. Cette infection sexuellement transmissible se manifeste dans la communauté homosexuelle sous forme d’anorectites nécessitant un traitement immédiat.
Epidémie alarmante principalement en région parisienne

Des signes cliniques évocateurs
La durée de l’incubation est très variable, de 2 à 60 jours.
La LGV évolue classiquement en 3 phases :
Actuellement la LGV se transmet par pénétration anale non protégée chez les homosexuels.
Les arguments microbiologiques en faveur du diagnostic
Traitement
Le traitement est simple mais plus long que celui des infections à Chlamydia dues à d’autres sérotypes. Il doit être entrepris dès les prélèvements biologiques réalisés.
| Conduite à tenir |
|---|
| • Savoir y penser devant des lésions anales ou rectales chez un patient homosexuel.
• Prélever. • Rechercher une autre IST associée comme une gonococcie anorectale, une syphilis et/ou une infection à Herpès Simplex Virus. • Proposer une sérologie VIH, syphilis ( TPHA -VDRL), hépatite A et hépatite B. • Traiter sans attendre les résultats. • Suivre le patient sur la régression des signes cliniques. • Contrôler éventuellement par PCR au moins 3 semaines après l’arrêt du traitement. • Dépister et traiter les partenaires ayant eu des contacts dans les 60 jours qui ont précédé le début des manifestations cliniques pour interrompre la chaîne de contamination. |
Source
Direction générale de la santé - Bureau SD6 A Santé et société – lutte contre le VIH
8 avenue de Ségur – Paris 7
Avec la collaboration de : la Société française de dermatologie/section MST/sida, l’hôpital Léopold Bellan, l’Institut Alfred Fournier, le CNR des Chlamydia et l’InVS.
Rédaction : mai 2004
Mise en ligne : juin 2004
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