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Méningite - Infections invasives à méningocoques (IIM)

8 janvier 2015
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Les infections invasives à méningocoque (IIM) telles que les méningites ou les septicémies à méningocoque (dont la forme la plus sévère est le purpura fulminans) sont dues à une bactérie : le méningocoque.

Une fièvre élevée mal tolérée et/ou des taches rouges ou violacées (purpura), un état de choc non expliqué sont les signes qui peuvent notamment laisser suspecter une infection invasive à méningocoque. Au moindre doute, il faut contacter en urgence le 15 ou le médecin traitant.

Actualisé le 11 juin 2015


Il existe plusieurs types de méningocoques. Les plus fréquents en France sont les méningocoques de groupe B, C, W et Y.

Environ 10% de la population est porteuse d’un méningocoque au niveau du pharynx (arrière gorge) qui n’entraîne pas de maladie la plupart du temps. Ce n’est donc qu’exceptionnellement que va se développer une infection invasive à méningocoque dont les manifestations les plus fréquentes sont la méningite et la septicémie à méningocoque.

  • La méningite est une infection des enveloppes entourant le cerveau : les méninges ; elle peut être provoquée par des virus, des bactéries ou des champignons. Alors que les méningites d’origines virales sont généralement bénignes, les méningites bactériennes, en particulier lorsqu’elles sont liées au méningocoque peuvent être responsables d’une septicémie.
  • La septicémie à méningocoque (dont la forme la plus grave est le purpura fulminans) est une infection généralisée de l’ensemble de l’organisme (sang, organes…). Des taches rouges ou violacées taches rouges ou violacées volontiers extensives (purpura) peuvent apparaitre
Deux symptômes d’une infection invasive à méningocoques doivent notamment alerter :
  • une fièvre élevée mal tolérée,
  • et/ou une ou plusieurs taches rouges ou violacées (purpura).

Au moindre doute, il faut contacter en urgence le 15 ou le médecin traitant.

Le méningocoque ne survit pas dans le milieu extérieur. Sa transmission est interhumaine et nécessite un contact proche (moins de 1 mètre) et prolongé.

Le traitement des IIM est une urgence.

Il existe des moyens de prévention :

  • pour les contacts d’un cas d’infection invasive à méningocoque (IIM ) : antibiotiques et éventuellement vaccination
  • des vaccins existent également et sont efficaces contre certains types de méningocoques. Ainsi, depuis 2010, le vaccin contre le méningocoque C est recommandé et remboursé chez tous les enfants, adolescents et jeunes adultes de 1 à 24 ans.

Documents d’information

Dépliant méningite (PDF - 1.1 Mo) Affiche méningite (PDF - 547 ko)


Informations à destination des professionnels de santé

La précocité de l’intervention est un élément déterminant du pronostic pour le malade et de l’efficacité de la prévention pour son entourage.

Le dispositif sanitaire a également pour objectif de rationaliser la prophylaxie, notamment en maîtrisant la chimioprophylaxie, afin d’éviter l’apparition de résistance aux antibiotiques utilisés.

INSTRUCTION N° DGS/RI1/DUS/2014/301 du 24 octobre 2014 relative à la prophylaxie des infections invasives à méningocoque (PDF - 1.5 Mo)

Guide pratique sur la conduite à tenir devant un ou plusieurs cas d’infection invasive à méningocoque (PDF - 1.5 Mo)

Aide mémoire sur les infections invasives à méningocoque (IIM) (PDF - 159.3 ko)

Déclaration obligatoire (DO) des IIM :

Vaccination contre les IIM

Le vaccin méningococcique C conjugué est recommandé pour tous les nourrisons à l’âge de 12 mois, ainsi que chez tous les enfants, adolescents et jeunes adultes jusqu’à l’âge de 24 ans dans l’attente d’une couverture vaccinale suffisante et de la création d’une immunité de groupe.

Les vaccins tétravalents conjugués ACYW135 et le vaccin contre les IIM de sérogroupe B font l’objet de recommandations particulières. Ils sont recommandés pour les patients à haut risque (aspléniques, hypospléniques, déficit en fraction terminale du complément, traitement par eculizumab, déficit en properdine, greffe de cellules souches hématopoïétiques) et dans des situations à risque (départ en zone d’endémie, pèlerinage à La Mecque, situation particulière de cas groupés ou épidémie).

>> Consultez le calendrier vaccinal

Tout effet indésirable grave et/ou inattendu lié à la vaccination doit être déclaré au Centre Régional de PharmacoVigilance (CRPV) correspondant au lieu d’exercice du médecin traitant/spécialiste et dont les coordonnées sont disponibles sur : www.centres-pharmacovigilance.net.


Liens utiles

<p>Madame Marisol Touraine</p>

Marisol Touraine - Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes

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