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Méningite - Informations à destination du grand public - Questions / réponses

16 juillet 2008
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Que sont les méningocoques ?

Les méningocoques sont des bactéries.
On différencie, parmi les méningocoques, différents groupes (sérogroupes) dont les principaux sont A, B, C, Y ou W135. En 2004, le sérogroupe B a représenté 59 % et le sérogroupe C 32% de la totalité des cas d’infection invasive à méningocoque déclarés en France à l’Institut de veille sanitaire et pour lesquels le sérogroupe a pu être identifié.

Qu’est qu’une infection invasive à méningocoque ?

C’est une maladie due au méningocoque, dont on observe en 2005 moins de deux cas pour 100 000 habitants par an (soit moins de 800 cas par an en France).
Il existe deux formes cliniques principales d’infections invasives à méningocoque :

  • Les méningites (infection des méninges, c’est-à-dire des tissus qui entourent le cerveau et la moelle épinière) sont la forme la plus fréquente. Le point de départ de l’infection est la sphère nasopharyngé (nez et arrière gorge). Avec un traitement adapté mis en place rapidement, l’évolution est favorable dans 5 cas sur 6. De nombreuses personnes sont porteurs sains : malgré la présence de la bactérie dans le naso-pharynx, elles ne développent pas la maladie.
  • Plus rarement le méningocoque peut se disséminer dans l’ensemble de l’organisme par voie sanguine. Dans ce cas, il existe une altération sévère de l’état général et des signes cutanés qui réalisent un tableau dit de purpura fulminans.

Ces formes sont plus graves et en l’absence de prise en charge précoce, elles peuvent conduire au décès (20 à 30 % de mortalité) ou laisser des séquelles importantes.

Existe-t-il un traitement contre les infections invasives à méningocoque ?

De nombreux antibiotiques sont efficaces. L’important est de pouvoir débuter le traitement antibiotique le plus tôt possible.

Toutes les méningites sont elles des infections à méningocoque ?

Non, il existe plusieurs types de germes qui peuvent être responsables de méningites (bactéries, virus et plus rarement parasites, champignons). Les méningites à méningocoque sont les plus graves. Les méningites dues à un virus sont le plus souvent bénignes.

L’infection invasive à méningocoque est elle contagieuse ?

Le méningocoque est un germe très fragile en dehors de son environnement naturel, l’oropharynx (arrière-gorge). Il ne survit pas dans l’atmosphère. Le risque de transmission est donc faible car il nécessite des contacts directs, répétés et rapprochés avec les sécrétions oropharyngées (postillons, baisers) d’une personne infectée.

Dans la majorité des cas, la personne contaminée ne développe pas de maladie et reste porteuse saine. Les raisons pour lesquelles certaines personnes restent porteurs sains alors que d’autres font une infection invasive à méningocoque sont encore peu connues.

Quand un cas d’infection invasive à méningocoque est signalé aux autorités sanitaires, celles-ci recherchent les sujets qui ont eu des contacts proches et prolongés ou répétés avec le sujet malade et leur proposent un traitement préventif de courte durée par antibiotiques accompagné éventuellement d’une vaccination en fonction du groupe de méningocoque identifié. Étant donné la fragilité du méningocoque, l’extension de ces mesures préventives à une population plus large n’est pas recommandée et la distribution plus large d’antibiotiques pourrait faire émerger des résistances du méningocoque à l’antibiotique utilisé pour la prévention.

Très fragile, le germe ne survit pas dans l’atmosphère. La transmission du méningocoque est uniquement interhumaine. Il n’y a donc pas lieu de prendre des mesures particulières de désinfection des locaux ou des objets.

Quels sont les signes de la méningite ?

La méningite à méningocoque se rencontre à tous les âges mais concerne principalement les petits enfants et les adolescents.

Pensez-y devant l’apparition d’une fièvre supérieure à 38°5 avec un ou plusieurs de ces autres signes :

  • Maux de tête
  • Gêne à la lumière
  • Vomissements
  • Nuque raide

Chez le nourrisson, les signes sont plus difficiles à identifier. La fièvre supérieure à 38°5 s’accompagne habituellement de : - Troubles du comportement (agitation ou somnolence)
  • Refus de l’alimentation

Dans tous les cas, devant une fièvre inexpliquée, n’hésitez pas à déshabiller complètement votre enfant à la recherche de taches sur la peau pouvant évoquer un purpura fulminans.

Que faire si vous suspectez un début de méningite ou de purpura fulminans ?

Il faut consulter sans délai votre médecin traitant ou, si celui-ci n’est pas disponible, contacter le centre 15.
Les infections à méningocoque peuvent avoir un début progressif, de diagnostic difficile. Même rassuré par un premier avis médical, si l’état de santé de votre enfant se dégrade, n’hésitez pas à consulter à nouveau.

Existe-t-il des vaccins contre les infections invasives à méningocoque ?
Aucun vaccin ne protège contre tous les groupes de méningocoques.
Il existe deux types de vaccins :

  • Les vaccins les plus anciens (polysaccharidiques non conjugués) :
  • Contre les sérogroupes A et C, commercialisé sous le nom de Vaccin polyoside méningococcique A + C® (Aventis Pasteur).
  • Contre les sérogroupes A, C, Y, W135 commercialisé sous le nom MENOMUNE® (vaccin réservé à l’usage hospitalier et aux centres de vaccination habilités à effectuer la vaccination contre la fièvre jaune).
  • Le MenBVac® est utilisé en Seine-Maritime pour répondre à une situation locale spécifique avec une augmentation du nombre de cas d’infections invasives à méningocoque. Ce vaccin n’est efficace que contre une souche spécifique dénommée B : 14 : P1-7,16.(lien hypertexte à créer avec la rubrique actualités).
    Le vaccin anti-méningococcique conjugué C fait l’objet de recommandations particulières dans le calendrier vaccinal.
    Pour en savoir plus consulter le guide des vaccinations.

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