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Les méningocoques sont des bactéries.
On différencie, parmi les méningocoques, différents groupes (sérogroupes) dont les principaux sont A, B, C, Y ou W135. En 2004, le sérogroupe B a représenté 59 % et le sérogroupe C 32% de la totalité des cas d’infection invasive à méningocoque déclarés en France à l’Institut de veille sanitaire et pour lesquels le sérogroupe a pu être identifié.
C’est une maladie due au méningocoque, dont on observe en 2005 moins de deux cas pour 100 000 habitants par an (soit moins de 800 cas par an en France).
Il existe deux formes cliniques principales d’infections invasives à méningocoque :
Ces formes sont plus graves et en l’absence de prise en charge précoce, elles peuvent conduire au décès (20 à 30 % de mortalité) ou laisser des séquelles importantes.
De nombreux antibiotiques sont efficaces. L’important est de pouvoir débuter le traitement antibiotique le plus tôt possible.
Non, il existe plusieurs types de germes qui peuvent être responsables de méningites (bactéries, virus et plus rarement parasites, champignons). Les méningites à méningocoque sont les plus graves. Les méningites dues à un virus sont le plus souvent bénignes.
Le méningocoque est un germe très fragile en dehors de son environnement naturel, l’oropharynx (arrière-gorge). Il ne survit pas dans l’atmosphère. Le risque de transmission est donc faible car il nécessite des contacts directs, répétés et rapprochés avec les sécrétions oropharyngées (postillons, baisers) d’une personne infectée.
Dans la majorité des cas, la personne contaminée ne développe pas de maladie et reste porteuse saine. Les raisons pour lesquelles certaines personnes restent porteurs sains alors que d’autres font une infection invasive à méningocoque sont encore peu connues.
Quand un cas d’infection invasive à méningocoque est signalé aux autorités sanitaires, celles-ci recherchent les sujets qui ont eu des contacts proches et prolongés ou répétés avec le sujet malade et leur proposent un traitement préventif de courte durée par antibiotiques accompagné éventuellement d’une vaccination en fonction du groupe de méningocoque identifié. Étant donné la fragilité du méningocoque, l’extension de ces mesures préventives à une population plus large n’est pas recommandée et la distribution plus large d’antibiotiques pourrait faire émerger des résistances du méningocoque à l’antibiotique utilisé pour la prévention.
Très fragile, le germe ne survit pas dans l’atmosphère. La transmission du méningocoque est uniquement interhumaine. Il n’y a donc pas lieu de prendre des mesures particulières de désinfection des locaux ou des objets.
La méningite à méningocoque se rencontre à tous les âges mais concerne principalement les petits enfants et les adolescents.
Pensez-y devant l’apparition d’une fièvre supérieure à 38°5 avec un ou plusieurs de ces autres signes :
Chez le nourrisson, les signes sont plus difficiles à identifier. La fièvre supérieure à 38°5 s’accompagne habituellement de : - Troubles du comportement (agitation ou somnolence)
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Dans tous les cas, devant une fièvre inexpliquée, n’hésitez pas à déshabiller complètement votre enfant à la recherche de taches sur la peau pouvant évoquer un purpura fulminans.
Il faut consulter sans délai votre médecin traitant ou, si celui-ci n’est pas disponible, contacter le centre 15.
Les infections à méningocoque peuvent avoir un début progressif, de diagnostic difficile. Même rassuré par un premier avis médical, si l’état de santé de votre enfant se dégrade, n’hésitez pas à consulter à nouveau.
Existe-t-il des vaccins contre les infections invasives à méningocoque ?
Aucun vaccin ne protège contre tous les groupes de méningocoques.
Il existe deux types de vaccins :
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