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Mieux prévenir et détecter tôt les cancers de la peau

23 mai 2012
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Mieux prévenir et détecter tôt les cancers de la peau

Il existe deux grands types de cancers de la peau : les carcinomes basocellulaires et épidermoïdes, qui représentent 90 % des cancers cutanés, et le mélanome, plus rare mais aussi plus grave. L’incidence de ces cancers, notamment du mélanome, a fortement augmenté ces dernières décennies.

Les différents types de cancers de la peau

  • Les carcinomes basocellulaires
    Ils représentent environ 70 % de l’ensemble des cancers cutanés. Ce sont les moins graves car leur évolution est lente et leur développement reste local. De ce fait, ils ne métastasent pas. L’ablation chirurgicale complète en assure la guérison.
    Le danger de ces cancers est lié à leur extension en surface, qui peut en rendre l’exérèse difficile et entraîner des séquelles esthétiques et/ou fonctionnelles. Le traitement doit donc en être précoce. Les carcinomes basocellulaires surviennent généralement sur peau saine, sur des zones découvertes du corps (tête, cou) et après 50 ans.
  • Les carcinomes épidermoïdes
    Auparavant appelés carcinomes spinocellulaires, ils sont plus rares (20 % des cancers cutanés) mais plus agressifs que les carcinomes basocellulaires. Ils se développent à partir des couches supérieures de l’épiderme et ont la capacité d’envahir les ganglions lymphatiques et de métastaser.
    Toutefois, ces cancers sont facilement guérissables dans la plupart des cas. Une détection précoce permet un traitement chirurgical simple, généralement réalisable sous anesthésie locale. En revanche, une prise en charge tardive peut imposer une chirurgie lourde parfois mutilante.
    Les carcinomes épidermoïdes peuvent apparaître sur des cicatrices de brûlures ou de plaies chroniques. On les rencontre le plus souvent chez les personnes exposées de façon chronique, par leur travail, aux rayons du soleil : travailleurs agricoles ou du bâtiment, marins… L’immunodépression en favorise également la survenue.
  • Le mélanome cutané
    Le plus rare des cancers de la peau est aussi le plus grave en raison de sa grande capacité à métastaser. Il se développe à partir des cellules pigmentaires, les mélanocytes, présentes dans la peau.

Il en existe deux formes principales :

  • e mélanome à extension superficielle ou SSM (Superficial Spreading Melanoma) est le plus fréquent (70 % des cas). Il s’étend horizontalement le long de la base de l’épiderme avant de pénétrer en profondeur dans le derme et l’hypoderme. L’épaisseur de la tumeur (en millimètres) est un facteur pronostique important.
  • Le mélanome nodulaire est plus agressif car son extension se fait d’emblée et rapidement en profondeur.

Une détection du mélanome à un stade précoce de son développement permet de mettre en place un traitement chirurgical, généralement réalisable sous anesthésie locale. Toutefois, lorsqu’il est détecté à un stade avancé, le mélanome est difficile à traiter.

Consulter :

<p>Madame Marisol Touraine</p>

Marisol Touraine - Ministre des Affaires sociales et de la Santé

Mots-clés

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