accueil du site > Actualité/Presse > Les communiqués > Année 2013 > Panorama de la santé 2013 de l’OCDE : le système de santé en France demeure (...)

Panorama de la santé 2013 de l’OCDE : le système de santé en France demeure performant et efficace

25 novembre 2013
rss_off
Imprimer Grossir la taille des caractères taille de caractères normals
  • twitter
  • Facebook
  • Google
  • Googlebuzz
  • Live
  • Del.icio.us
  • technorati
  • viadeo
  • Yahoo! Bookmarks
  • Myspace
fermer
Panorama de la santé 2013 de l'OCDE : le système de santé en France demeure performant et efficace

L’OCDE vient de publier l’édition 2013 du panorama de la santé. Le système de santé en France demeure performant et efficace. Tout en ayant engagé des efforts de rationalisation, il continue d’assurer l’une des meilleures prises en charge des coûts de la santé de la population parmi les pays de l’OCDE. Toutefois, la pérennité du système pourrait être menacée par un renouvellement insuffisant de la population médicale.

Les Français bénéficient d’une des meilleures couvertures maladie au monde

Dans un contexte de crise et de réduction des dépenses publiques, la France comme la plupart des pays de l’OCDE s’est engagée dans une politique de limitation des dépenses. Si la France demeure l’un des pays au niveau de dépenses de santé le plus élevé en proportion du PIB (11,6 % du PIB – 9,3% pour la moyenne des pays de l’OCDE), ces dernières sont néanmoins en léger recul par rapport à 2011 (11,8 % du PIB), comme en témoigne le rythme de croissance des dépenses de santé par habitant qui s’établit à 0,7 % durant la période 2009-2011 alors qu’il était de 2,1 % durant la période 2000-2009.

S’agissant du financement, la part des soins pris en charge directement par les patients en France est en légère augmentation (+ 0,4 % sur les 12 dernières années) mais demeure l’une des plus faibles (8 %) de l’OCDE, où la moyenne s’établit à 20 %.

Dépenses de santé en pourcentage du PIB, 2011 (ou année la plus proche)

1. Dépenses totales
2. Les données se rapportent à 2010
3. Les données se rapportent à 2008
Source : Statistiques de l’OCDE sur la santé 2013

Nécessité de renforcer davantage la prévention

S’agissant des programmes de prévention en France, le dépistage précoce de certains cancers est une priorité : le dépistage du cancer de l’utérus chez plus de 70 % des femmes âgées de 20 à 69 ans contribue au faible taux de mortalité (2/100.000), alors qu’un dépistage moins régulier du cancer du sein (à peine plus de 50 % des femmes de 50 à 69 % des femmes ont effectué une mammographie) est associé avec un taux de mortalité s’établissant à 24/100.000.

Certains facteurs de risques spécifiques ont plus particulièrement été examinés : si seulement 12,9 % de la population française souffre d’obésité (17,6 % dans l’OCDE), la consommation de tabac, en dépit d’une baisse de 14 % de leur nombre depuis 1990, concerne 23,3 % de la population adulte pour une moyenne de 20,9 % dans les pays de l’OCDE. Un cinquième des jeunes de 15 ans déclarent fumer au moins une fois dans la semaine. Si leur consommation d’alcool a diminué de 21 % en 20 ans, les Français restent parmi les plus gros consommateurs d’alcool des pays de l’OCDE.

Les pathologies chroniques présentent un aspect particulier en lien avec le vieillissement des populations des pays de l’OCDE. Le diabète (types 1 et 2) en est un exemple sur lequel la prévention peut avoir un impact positif. Alors qu’en moyenne 6.9% de personnes de la tranche d’âge 20-79 ans sont atteintes par cette maladie dans les pays de l’OCDE, seulement 5.6% le sont en France et le nombre de nouveaux cas de diabète de type 1 chez les enfants de moins de 15 ans est l’un des plus faibles parmi les pays de l’OCDE.

La France reste l’un des pays où l’espérance de vie à la naissance est la plus élevée (82,2 ans en 2011 – 80,1 ans en moyenne pour les pays de l’OCDE). De surcroît, la France est le pays où l’espérance de vie à 65 ans est la plus élevée (23,8 ans pour les femmes et 19,3 ans pour les hommes).

Le renouvellement de la population médicale : un sujet d’inquiétude temporaire

Si aujourd’hui la France compte 3,3 médecins pour 1.000 habitants (3,2 dans l’OCDE), leur nombre a peu augmenté depuis 2000 (+10 %). Par ailleurs, deux facteurs pourraient menacer le renouvellement de la population médicale : 42 % des médecins sont aujourd’hui âgés de 55 ans et plus (32 % dans l’OCDE) et le nombre de médecins nouvellement diplômés en 2011 s’est établi à 6 pour 100.000 habitants (seuls deux pays dans le panorama de la santé présentaient un taux de renouvellement plus faible). Cependant l’augmentation du numérus clausus depuis plusieurs, produira ses effets d’ici 5 à 10 ans et permettra alors de pallier le départ des médecins.

La situation semble sensiblement meilleure pour les infirmières avec 8,7 infirmières pour 1.000 habitants en France (8,8 dans les pays de l’OCDE) et un taux de renouvellement de 35,5 nouveaux professionnels diplômés pour 100.000 habitant (42.9 pour les pays de l’OCDE). Le nombre d’infirmières nouvellement diplômées a augmenté quant à lui de plus de 70% entre 2000 et 2011 en France.

<p>Madame Marisol Touraine</p>

Marisol Touraine - Ministre des Affaires sociales et de la Santé

Mots-clés

Service Public Legifrance Gouvernement IGAS

Ce site respecte les principes de la charte HONcode de HON Ce site respecte les principes de la charte HONcode.
Site certifié en partenariat avec la Haute Autorité de Santé (HAS).
Vérifiez ici.