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Programme d’actions de prévention et de prise en charge du diabète de type 2, 2002 - 2005 : résumé et actions

13 août 2010
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Le programme 2002-2005 d’actions de prévention et de prise en charge du diabète de type 2, mis en place par le Ministère de la santé, est articulé autour de cinq axes : la prévention, le dépistage, la qualité et l’organisation des soins, le suivi épidémiologique (avec notamment l’étude ENTRED) et l’éducation thérapeutique.

Le comité de suivi du programme est présidé par le Pr Jacques Bringer (CHU Montpellier) qui a succédé au Pr Passa en octobre 2003. Ce comité regroupe les institutionnels (Assurance Maladie, Direction de l’Hospitalisation et de l’Offre des Soins : DHOS, Direction de la Sécurité Sociale : DSS, Union Régionales des Médecins Libéraux : URML, …), les agences nationales (Institut national de Veille Sanitaire : InVS, l’Agence Nationale d’Evaluation et d’Accréditation en Santé : ANAES, Institut National de Prévention et d’Education à la Santé : INPES, Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments et des Produits de Santé : AFSSAPS, …) et les associations (Association de Langue Française d’Etudes du DIAbète et des Maladies métaboliques : ALFEDIAM, Association Française des Diabétiques : AFD, l’Association des Jeunes Diabétiques : AJD, les Maisons du Diabète et l’Association Nationale de Coordination des Réseaux Diabète : ANCRED. Des experts sont régulièrement sollicités pour intervenir lors de ses réunions.

Le projet de loi relatif à la politique de santé publique a inscrit le diabète comme prioritaire : les deux objectifs fixés par ce projet de loi s’inscrivent dans la continuité du programme diabète :

  • assurer une surveillance conforme aux bonnes pratiques cliniques émises par l’ALFEDIAM, l’AFSSAPS, l’ANAES pour 80 % des diabétiques en 2008, alors qu’actuellement 16 à 72 % seulement, selon le type d’examen complémentaire, le sont ;
  • réduire la fréquence et la gravité des complications du diabète, notamment les complications cardiovasculaires.
    Ce projet de loi comprend également un plan stratégique pour améliorer la qualité de vie des patients ayant une maladie chronique qui concernera les personnes diabétiques.

Actions réalisées

  • La prévention du diabète fait l’objet de la politique nutritionnelle menée dans le cadre du programme national nutrition et santé (PNNS) mis en place par le Ministère de la Santé et de la protection sociale en 2001, notamment dans le but de réduire la prévalence du surpoids et de l’obésité chez l’adulte et chez l’enfant, facteur de risque important du diabète. Dans le cadre de ce programme, une campagne médiatique en faveur de la pratique d’une activité physique régulière et quotidienne a été lancée en février 2004. Cette action vient compléter et renforcer celles qui ont déjà été menées dans le cadre du PNNS., notamment la campagne en faveur de la consommation d’au moins 5 fruits et légumes par jour (2001), la publication et la diffusion de guides « La santé vient en mangeant » à l’usage du grand public et des professionnels (2002) et la diffusion d’outils pour l’évaluation nutritionnelle de l’enfant auprès des professionnels (2003). Le PNNS peut être consulté sur ce même site.
  • L’ANAES a établi des recommandations en matière de dépistage du diabète en février 2003. Les experts recommandent un dépistage opportuniste ciblé auprès des sujets de plus de 45 ans ayant au moins un facteur de risque de diabète et auprès des sujets de plus de 45 ans en situation de précarité, avec ou sans autre facteur de risque associé, tous les 3 ans. Ce dépistage doit être réalisé par une mesure de glycémie à jeun, réalisée en laboratoire. Des actions locales et ponctuelles de dépistage sont réalisées par les associations de patients avec la participation de certaines collectivités territoriales et par certaines unions régionales de caisses d’assurance maladie (URCAM)
  • Un nouvel acte infirmier relatif à une séance hebdomadaire de surveillance clinique et de prévention pour les patients diabétiques de plus de 75 ans insulinotraités a été créé par arrêté du 18 février 2003 ; une campagne d’information auprès des médecins et des infirmières a été réalisée pour faire connaître cette nouvelle possibilité de suivi ambulatoire.
  • Le suivi biologique du contrôle glycémique du diabétique repose sur la réalisation régulière (tous les 3-4 mois) du dosage de l’hémoglobine glyquée A1c. Cet examen n’était pas standardisé, ce qui entraînait une variabilité des résultats suivant les techniques utilisées. L’AFSSAPS a réalisé l’évaluation des 36 réactifs de dosage de l’HbA1c et leur standardisation pour s’assurer de leurs performances. La liste des 21 réactifs recommandés par l’AFSSAPS est disponible sur le site de l’agence depuis fin 2003.
  • L’éducation thérapeutique est un élément important de la qualité du suivi des maladies chroniques. L’éducation thérapeutique à l’hôpital a fait l’objet d’un appel d’offre national commun pour le diabète, les maladies cardio-vasculaires et l’asthme assortie d’une enveloppe de 3,5 millions d’euros en 2002. Dans les réseaux de santé des expériences ont vu le jour avec des financements forfaitaires pris en charge par l’assurance maladie sur ses fonds d’aide à la qualité des soins de ville.
  • Afin d’aider les professionnels dans le domaine de l’éducation thérapeutique, l’INPES a réalisé un CD-ROM d’aide à l’éducation thérapeutique des diabétiques de type 2 pour les professionnels médicaux et paramédicaux. Ce nouvel outil sera disponible dans les prochains mois.
  • Une campagne d’information et de promotion du dépistage des lésions des pieds par le test au monofilament a été réalisée par un groupe de travail institué dans le cadre du programme d’actions diabète dans la presse médicale spécialisée à destination essentielle des médecins généralistes. Ce dépistage vise également à établir le grade des lésions diagnostiquées selon la classification internationale.
  • Un forfait de prise en charge podologique des diabétiques ayant des lésions des pieds de grades 2 et 3 (selon la classification internationale) a été réalisée par un groupe de travail composé d’experts, d’institutionnels, des représentants des pédicures podologues et d’associations de malades. Ce forfait comporte un examen initial et 5 séances de soins adaptés aux risques des patients ayant des lésions de grades 2 et 3 (selon la classification internationale).
  • Une enquête sur la prise en charge podologique auprès des 69 réseaux de santé diabète recensés par l’ANCRED a été réalisée en décembre 2003. Les résultats montrent que le forfait de prise en charge podologique est appliqué dans peu de structures même si plus de la moitié des réseaux souhaitent l’appliquer. En effet, la plupart des réseaux sont en cours de mise en place et commencent très progressivement à inclure des patients.
  • L’étude ENTRED, mise en place dans le cadre du programme national d’actions de prévention et de prise en charge du diabète de type 2 (sur un échantillon de 10 000 personnes diabétiques tirées au sort parmi toutes les personnes adultes inscrites au régime général des travailleurs salariés de la sécurité sociale et qui ont été remboursées d’une prescription de médicaments anti-diabétiques oraux ou d’insuline par leur Caisse primaire d’assurance maladie des travailleurs salariés durant les trois derniers mois de l’année 2001) a montré qu’il est important d’améliorer la prise en charge diététique et psychologique et la prévention des nombreuses complications du diabète. Une telle prise en charge nécessite l’implication étroite des professionnels paramédicaux auprès des médecins et des patients, ce que réclament les médecins (voir chapitre 3). Actions à mener

Des actions expérimentales qui visent la lutte contre les complications du diabète et qui impliquent une coopération accrue entre les médecins et les paramédicaux doivent être lancées en 2005 à l’initiative du Ministère de la santé et de la protection sociale. Elles s’intègrent dans le plan diabète et correspondent aux objectifs du projet de loi relatif à la politique de santé publique.

  • Amélioration du dépistage annuel de la rétinopathie diabétique : d’après les résultats de l’étude ENTRED, seulement 43 % des diabétiques bénéficient d’au moins un examen ophtalmologique annuel aujourd’hui.
  • Amélioration du dépistage des lésions podologiques et la prévention des complications podologiques liées au diabète : d’après les résultats de l’étude ENTRED, seulement 20 % des patients bénéficient d’un dépistage annuel des lésions des pieds par le test au monofilament. De plus, d’après les résultats de l’étude ENTRED, 18% des personnes diabétiques ont dû renoncer à certains soins médicaux en raison de leur coût, et il s’agissait des soins podologiques dans un quart des cas.
  • Promotion, développement du rôle des infirmières dans la prévention et le suivi des complications liées au diabète : d’après les résultats de l’étude ENTRED, les médecins évoquent plusieurs difficultés dans la prise en charge de leurs patients : manque de temps (61%), manque de matériel d’éducation adapté (59%), conseils hygiéno-diététiques (56%), et souhaitent une participation accrue des paramédicaux dans ces domaines.
<p>Madame Marisol Touraine</p>

Marisol Touraine - Ministre des Affaires sociales et de la Santé

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