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Questions / Réponses sur le radon

19 mars 2012
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Qu’est-ce que le radon ?

Le radon est un gaz radioactif, incolore, inodore, et sans saveur, d’origine le plus souvent naturelle. Il est issu de la décomposition naturelle de l’uranium 238.

Où peut-on trouver du radon ?

Il y a du radon partout dans le sous-sol, en quantité variable selon les caractéristiques géologiques. Depuis le sous-sol, il est libéré dans l’atmosphère et peut pénétrer dans les bâtiments. La concentration en radon varie fortement d’une région à l’autre.

Quelles sont les régions les plus exposées ?

Le radon est spontanément surtout présent dans les régions granitiques, volcaniques et uranifères. En France, les régions riches en radon sont la Bretagne, le Massif central, les Vosges et la Corse.

La carte ci-jointe présente les résultats de la campagne nationale de mesures réalisée par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) en 1999.

Comment le radon s’introduit-il dans les bâtiments ?

Le radon pénètre sous forme de gaz dans les bâtiments par les fissures du sol, les joints de construction, les fissures des murs, les parois des étages, les équipements sanitaires, les approvisionnements d’eau…

Existe-il une réglementation concernant le radon dans les bâtiments ?

Il est obligatoire de réaliser une surveillance de la concentration en radon dans les établissements d’enseignement, les établissements sanitaires et sociaux, les établissements thermaux et les établissements pénitentiaires. Il n’y a pas pour l’instant d’obligation pour l’habitat.

Quels sont les effets de l’exposition au radon sur la santé ?

Les risques liés au radon tiennent à sa radioactivité élevée. Etant présent dans l’atmosphère, il est donc inhalé. Il est souvent le plus gros contributeur à la dose d’un individu pour la radioactivité naturelle.

En 1987, le radon a été reconnu cancérigène pulmonaire pour l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), sur la double base d’études expérimentales animales et d’études épidémiologiques chez les mineurs d’uranium.

Environ 2000 décès par cancer du poumon seraient attribuables chaque année à l’exposition domestique au radon (soit entre 5 % et 12 % des décès par cancer du poumon en France).

Pour la population française, l’exposition au radon constitue, avec l’exposition médicale, la première source d’exposition aux rayonnements ionisants et le polluant de l’air intérieur des bâtiments dont l’impact sanitaire – en dehors du tabac – est de loin le plus important.

Plus la concentration de radon dans un local est élevée et plus le temps passé à l’intérieur de ce local est important, plus le risque de cancer augmente.

Y a-t-il des populations plus sensibles que d’autres aux risques d’exposition au radon ?

L’exposition au radon associée au tabagisme induit des effets qui font plus que s’additionner. Pour une même exposition, le risque est plus important pour les fumeurs que pour les non-fumeurs.

Comment savoir si je suis exposé au radon chez moi ?

Faire une mesure du radon est le seul moyen de savoir s’il y a du radon dans votre habitation. Cette mesure est simple et peu coûteuse. Connaître la concentration en radon vous aidera à prendre les bonnes décisions pour vous protéger.

Comment mesurer le radonchez moi ? Puis-je le faire moi-même ?

La mesure du radon dans les habitations et locaux s’effectue principalement avec un dosimètre radon, très simple d’utilisation. Un particulier peut effectuer une mesure radon seul. Il existe plusieurs fournisseurs de dosimètres.

Il est recommandé de mesurer le radon pendant trois mois consécutifs entre octobre et mai, en saison froide. En effet, au printemps et en été, les portes et fenêtres des logements sont plus souvent ouverts, ce qui dilue la concentration en radon.

A partir de quel seuil dois-je intervenir pour diminuer la concentration en radon ?

Plus la concentration en radon est basse, plus le risque est faible. La concentration du radon se mesure en Bq/m3.

En 2009, l’Organisation mondiale de la santé a recommandé un niveau de référence de 100 Bq/m3, et dans tous les cas de rester en deçà de 300 Bq/m3.

Il n’existe pas à l’heure actuelle de réglementation française concernant l’habitat.

Depuis 2004, en France, pour les lieux accueillant du public, entre 400 et 1000 Bq/m3, il est nécessaire d’entreprendre des actions correctrices simples pour atteindre une concentration en dessous de 400 Bq/m3. Au dessus de 1000 Bq/m3, des actions plus importantes doivent être conduites dans un court délai.

Si le radon est naturellement présent dans le sous-sol, comment puis-je faire baisser la concentration en radon dans l’air intérieur de mon domicile ?

Plusieurs méthodes existent pour diminuer la concentration en radon dans un bâtiment.

Elles visent à mettre en place « une barrière » contre le radon ou à évacuer l’air vicié en radon. La plupart des mesures sont simples et peu coûteuses, comme par exemple assurer une étanchéité de la dalle de sol, obturer les fissures, aérer régulièrement … et permettent de faire diminuer le taux de radon dans le local.

Quelles sont les mesures prises au niveau national pour prévenir les risques liés à l’exposition au radon ?

L’ensemble des actions sont inscrites dans le plan radon 2011-2015, adopté le 15 novembre 2011 par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), le ministère chargé de la santé, le ministère chargé du travail, et le ministère chargé du logement, conformément à la mesure 40 du Plan National Santé-Environnement 2. Dans la continuité du plan 2005-2008, ce nouveau plan radon inscrit en première priorité la réduction des expositions dans l’habitat existant et l’application de nouvelles règles de construction dans les bâtiments neufs afin de garantir un niveau faible d’exposition des personnes.

Pour en savoir plus

Source :
Direction Générale de la Santé
Sous Direction de la prévention des risques liés à l’environnement et à l’alimentation
Bureau « Environnement intérieur, milieux de travail et accidents de la vie courante »
DGS/EA2
14, avenue Duquesne - 75007 PARIS

<p>Madame Marisol Touraine</p>

Marisol Touraine - Ministre des Affaires sociales et de la Santé

Mots-clés

Service Public Legifrance Gouvernement IGAS

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