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Rage

31 octobre 2013
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C’est un virus du genre Lyssavirus, qui est très fragile en dehors d’un organisme infecté.

Réservoir

Les mammifères sont le réservoir de cette maladie, et peuvent accidentellement la transmettre à l’homme.

  • La France métropolitaine est indemne de rage sauvage des carnassiers, en particulier les renards : la rage du renard a été éliminée en 2001,
  • La rage canine a également disparu.
  • Les chauve-souris peuvent egalement être porteuses de la rage en France.

Mode de contamination

Elle se fait par le contact sur une peau lésée ou muqueuse avec la salive des animaux infectés (morsure, griffure, léchage sur muqueuse ou lésion cutanée…). Le virus ne traverse pas la peau saine. La manipulation d’animaux morts peut être contaminante, car le virus garde sa virulence dans le cadavre pendant un certain temps. La transmission interhumaine de rage demeure exceptionnelle : de très rares cas ont été observés à la suite d’une greffe d’organe ou de tissu (cornée) prélevés chez un sujet décédé de rage non connue lors du prélèvement.

Epidémiologie

  • La France est officiellement indemne de rage depuis 2008. Les rares cas observés chez l’animal dans notre pays concernent d’une part des chauves-souris, mais également des chiens et des chats, ou encore d’autres animaux infectés dans les pays où sévit la maladie, puis importés illégalement.
  • La rage animale fait l’objet d’une surveillance épidémiologique en France. Il s’agit d’une maladie à déclaration obligatoire. Les seuls cas observés chez l’animal concernent des chauves-souris, et des animaux carnassiers infectés et importés illégalement de pays où sévit la maladie. Aujourd’hui, les seuls cas de contamination humains sur notre territoire sont dus à des animaux importés (ou à des chauve-souris) infectés.

Dans le monde, la rage continue de sévir dans de nombreux pays d’Asie, d’Afrique, d’Europe Centrale, du Moyen-Orient, d’Amérique du Sud…).
Cliquez ici pour visualiser la carte (source OMS)

Clinique

L’incubation chez l’homme est de durée variable, en moyenne de 30 à 45 jours. Les signes sont très variables. Il s’agit d’une encéphalite, c’est à dire une infection du cerveau, qui peut se présenter sous deux formes :

  • une modification du comportement
  • des troubles de la conscience pouvant aller jusqu’au coma
  • plus rarement des troubles moteurs (engourdissement d’un membre, paralysie) ou des difficultés pour parler.

La rage, une fois déclarée, est mortelle dans 100% des cas. Le décès survient au bout de 4 à 6 jours.

Diagnostic

Il peut être réalisé, à la phase de rage déclarée, par des laboratoires spécialisés à partir de prélèvements salivaires, d’une ponction lombaire ou de biopsies. Le diagnostic peut être également confirmé à l’autopsie (chez l’homme et chez l’animal).

Conduite à tenir après blessure par un animal

  • Traitement de première intention
    Il faut nettoyer soigneusement la plaie à l’eau et au savon de Marseille puis rincer abondamment et appliquer une solution antiseptique.
    Le médecin vérifiera la mise à jour de la vaccination contre le tétanos (revaccination si besoin) et prescrira de façon quasi systématique une antibiothérapie après morsure..
  • Recherche de l’animal
    L’animal, chien ou chat, doit être mis en observation vétérinaire s’il est identifié.
    Si l’animal est mort ou s’il est euthanasié, le cadavre est adressé à la Direction des Services Vétérinaires qui décide de l’envoyer pour diagnostic de la rage à un laboratoire agréé pour le diagnostic.
  • Si l’animal est inconnu, ou si on suspecte la rage, ou a fortiori si le diagnostic biologique de rage est positif, la personne mordue doit être confiée à un Centre de Traitement Antirabique qui décidera de l’indication d’un traitement après exposition en fonction des circonstances de l’exposition, des lésions, de l’épidémiologie de la rage.

Traitement après exposition

Il n’y a pas de traitement curatif de la rage, une fois celle-ci déclarée.
Il existe un traitement après exposition au risque rabique. Celui-ci consiste en une vaccination qui fait apparaître une protection avant que la maladie ne se déclare. Dans certains cas, on associera un traitement par des immunoglobulines spécifiques. Ce traitement séro-vaccinal sera réalisé dans les centres antirabiques, qui prendront les mesures nécessaires après évaluation du risque (il faut préciser que le chien peut être contaminant avant de présenter les signes de la maladie).

Traitement préventif

La lutte contre la rage animale s’est effectuée avec succès depuis plusieurs années (vaccination orale des renards par des appâts et vaccination des animaux domestiques). Il est recommandé de ne pas s’approcher ni de capturer des chauve-souris, qui sont par ailleurs une espèce protégée. La vaccination systématique chez l’homme est préconisée pour certaines catégories professionnelles (vétérinaires, gardes-chasses, équarrisseurs…). Elle peut-être également recommandée chez le voyageur se rendant en zone d’endémie. Dans ce cadre, la vaccination préventive peut être réalisée par tout médecin.

<p>Madame Marisol Touraine</p>

Marisol Touraine - Ministre des Affaires sociales et de la Santé

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